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IX. Auteur et lieu d’origine

2313 De la Rue (Abbé). Essais historiques sur les bardes, les jongleurs et les trouvères normands et anglo-normands . — Caen, 1834, trois vol. in-8°.

Voy. surtout t. II, pp. 57-65. ( Turold . De son origine. De son roman de la Bataille de Roncevaux. Époque où vivait ce trouvère. De la versification, de la rime, du style de ce poète. Extraits.)

2314 Duval (Amaury). Turold, auteur du poème de la Bataille de Roncevaux.

Histoire littéraire de la France, t. XVIII, 1835, pp. 714-720.

Notice et fragments.

2315 Génin (François). La Chanson de Roland, poème de Théroulde, texte critique accompagné d'une traduction, d’une Introduction et de notes. — Paris, 1850, in-8°.

« De la bataille d’Hastings et de Théroulde auteur de ce poème » : tel est le titre du chapitre V de Y Introduction, pp. lxiv-lxxxv. Attribution du Roland à Théroulde ou Touroude, bénédictin de la célèbre abbaye de Fécamp, qui suivit Guillaume à la conquête de l’Angleterre et auquel le roi normand donna l’abbaye de Malmesbury. — Génin ajoute qu’à son défaut, on peut faire honneur du Roland au père de ce Touroude, qui fut précepteur de Guillaume le Conquérant {Introduction, pp.Lxiv et ss.).

2316 Gautier (Léon). Les Épopées françaises, lro éd. — Paris, trois vol. in-8°, tome II, 1867, p. 391.

Réfutation de l’opinion de Génin qui attribuait le Roland à Théroulde, bénédictin de la célèbre abbaye de Fécamp, abbé de Malmesbury, puis de Peterborought : « La Chanson de Roland, est l’œuvre d’un poète normand, du pays d’Avranches. » L’auteur des Épopées se

BIBLIOGRAPHIE SPÉCIALE

fonde principalement sur Ja place considérable qu’occupent, dans notre poème, la fête, le souvenir, l’invocation de saint Michel du Péril : « Il n’y a qu’un Avranchinais qui ait été capable de donner tant d’importance à un pèlerinage, à une fête, j’allais dire à un saint de son pays. »

Roland, lro éd. — Tours, 1872, in-8°,

pp. lxiv et ss.

L’auteur réfute, pour la seconde fois, l’opinion qui attribue ii Turoldus la composition du Roland. Cette opinion repose sur le dernier vers du poème : Ci fait la geste que Turoldus declinet. Le mot décliner signifie achever : « Mais est-ce un scribe qui a achevé de transcrire la chanson, un jongleur qui a achevé de la chanter, un poète qui a achevé de la composer? Tout au moins il y a doute » (p. lxvii). Dans toutes les éditions que M. L. Gautier a données du Roland (depuis la quatrième), le sixième chapitre de l'Introduction est consacré à l’auteur du Roland, et la conclusion est partout la même : « L’auteur de notre vieux poème est un Normand qui a séjourné en Angleterre, mais il n’est pas certain qu’il ait porté le nom de Touroude, et encore moins que ce soit le fameux abbé de Peterborought ou son père. »

2318 Gautier (Léon). Les Épopées françaises, 2° édition, t. III. — Paris, 1880, in-8°, pp. 496-498.

« 1° L’auteur du Roland est un Normand, et peut-être un Avranchinais ; — 2° Ce Normand a dû séjourner en Angleterre; — 3° Turoldus est l’auteur d'une chanson ou d’une chronique antérieure, mais non pas du Roland d’Oxford. »

2319 Rajna (Pio). Contribua alla Storia dell’ Epopea e del romanzo médiévale. « III. Ci fait la geste que Turoldus declinet. »

Romania, t. XIV, 1885, pp. 405-415.

2320 Paris (Gaston). Sur la date et la patrie de la Chanson de Roland.

Romania, t. XI, 1882, pp. 400-409.

2321 Paris (Gaston). La littérature française au moyen âge, 2e éd. — Paris, 1890, in-18.

G. Paris, parlant de la plus ancienne rédaction du Roland, dit que « la patrie et la date n’en sont pas encore fixées sans contestation ». Le plus probable, ajoute-t-il, c’est qu’elle repose sur un poème originairement composé dans la Bretagne française, remanié ensuite dans l’Anjou, et qu’elle a pour auteur un « Français

de France » qui a dû achever son œuvre, à laquelle il a donné une inspiration plus largement nationale, sous le règne de Philippe Ier

2322 Paris (Gaston). Extraits de la Chanson de Roland, 4e éd. — Paris, 1893, in-18, p. xxix.

Gaston Paris reproduit ici, presque dans les mêmes termes, la doctrine de sa Littérature française au moyen âge ; mais au lieu des mots : « Remanié en Anjou », il dit (plus prudemment peut-être) , « remanié à plusieurs reprises en diverses parties de la région occidentale de notre pays ». La conclusion reste la même.

X. De deux rédactions de la Chanson de Roland qui ne sont point

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