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'.',. Vf h: n tu nnluiip /njf.a/' : qmlrfr livtv> : un sur le péché origiw\ I ; un siir l*.s \tf'\rji< du p'^c'.ié ori;iriiiel u;; deux sur le libre arbitre dcpui.> in p'jciié m et IV;.
APPENDICE ni 227
que la grâce du Sauveur les éclaire, et les délivre de ces ténèbres et de cet esclavage. Enfin il vient à l'état que Icîs théologiens appellent de pure nature ^, et il fait voir évidemment que c'est renverser tous les principes de la doctrine que saint Augustin a soutenue jusqu'à la mort contre les pélagiens, et ruiner la nécessité de la grâce, que de reconnaître la possibilité de cet état: rien n'étant plus opposé, selon ce saint docteur, à la sagesse de Dieu, à sa bonté et à sa justice, que de donner l'être à une créature raisonnable, en l'abandonnant, tout innocente qu'elle soit, à elle-même, sans la vouloir faire jouir de sa gloire, sans lui donner nul secours pour y arriver, ou en lui faisant même souffrir les misères de cette vie et la mort, qui ne peuvent être que la peine du péché.
Dans le troisième tome 2, Jansenius traite de la guérison de l'homme, et de son rétablissement en la liberté qu'il avait perdue par le péché. C'est là qu'il rapporte avec beaucoup de netteté et de fidélité tout ce que saint Augustin a écrit pour expliquer et pour soutenir la nécessité de la grâce, et la prédestination gratuite et a^olue, contre les hérétiques pélagiens et demi-pélagiens 3.
L'on joignit à ce grand ouvrage un écrit *, où Jansenius
1. De statu naturae purge (trois livres). «Comme Sainte-Beuve l'a quelque part observé, Jansenius, dans les deux premiers livres de cette partie de son ouvrage, mais surtout dans le second, a rassemblé par avance, contre l'utopie des philosophes du xvni* siècle, de Diderot et de Rousseau notamment, tout ce qu'il y a d'arguments qui démentent la prétendue bonté de la nature humaine. »
(BRUNETièRE, ibid.)
2. ToMUS TERTius, iti çuo çenuina sententia profundissimi doctoris Augustim\ de auxilio gratiae medicinalis Christi Salvatoris et de praedestinatione hominum, et Angelorum^ proponitur, ac dilucide ostenditur.
3. De gratia Christi Salvatoris, dix livres : cinq sur la grâce elle-même, sa nature, son essence, ses divisions, ses effets (i, 11, m, IV, v) ; deux sur le libre arbitre (vi et vu) ; un sur la conciliation de la pràce et du libre arbitre (vni) ; deux sur la prédestination et la réprobation ix et x).
4. Erroris Massiliensium et ovinionis quorumdam recentionim parallelon et statera. « L'on joignit, » dit dom Gerberon; mais il ne faut pas entendre par là que ce fût contre les intentions de Jan-
avait fait un parallèle fort exact des sentiments et des maximes de quelques théologiens de la Société, avec les erreurs et les faux principes des demi-pélagiens de Marseille. Et c'est celte pièce qui lui a principalement attiré autant d'ennemis (ju'il y a de jésuites, et de théologiens enltMés des opinions de ces auteurs : comme on le verra dans la suite de celte histoire.
Quand Jansenius eut achevé son Augustin, sa première ])ensée fut de la dédier à Urbain VIII qui gouvernait pour lors l'Eglise: et il écrivit même une très belle lettre pour Sa Sainteté, au Jugement de laq-ielle il se soumettait, lui et son ouvrage, avec un très i)rofond respect et une parfaite obéissance. Cette lettre ne fut point envoyée, ni même mise à la tête de son ouvrage : je n'en saurais deviner la cause. Je croirais aisém«;nt que Jansenius se sentant subitement attaqué de la pesl(», et en peu d'heures proche de la mort, jugea qu'il était plus à propos de disposer de son ouvrage et de déclarer sa soumission à l'Église par un testament que par une simple lettre. Ce qu'il fit en effet un peu avant de mourir, ayant conçu son testament en ces termes: <' Je, Corneille par la grâce de Dieu et du Siège apostolique, évoque d'Ipres, donne de ma franche volonté à Héginald Lamée, mon chapelain, tous mes écrits touchant l'explication de saint Augustion : tant paice qu'il a eu la peine de les écrire et de les dicter, que parce qu'on ne saurait corriger la copie sans l'original. Néanmoins je fais cette donation en voulant qu'il confère et qu'il dispose de bonne foi d(; l'impression avec M. Libert Fromond, recteur magnifuiue, et M. Henri Calenus, chanoine de Malines. Mon sentiment est qu'on y peut diflicilement trouver quelque chose à changer. Si toutefois le Saint-Siège veut qu'on y change quelque chose, je suis
sénius : pour lui, le parallelon fait partie intégrante de VAugustlnus et il y renvoie aux livres précédents de l'ouvrage (voir plus loin (|u;itriènie proposition). « Nous avons déjà dit... que c'était dans cet Appendice de VAuf/uslinu,<i qu'il fallait voir l'origine même du livre. Répétons cependant encore que, dirigé nommément contre Molina, Suarez, Vasquez et Lessius, il l'était donc uniquement contre les Jésuites; et qu'il est assez naturel que la Société s'en soit émue. ^ ^Bru.netière, ibid.^ p. l'iS.)
enfant d'obéissance, et enfant obéissant de TÉglise romaine, en laquelle J'ai toujours vécu jusqu'au lit de la mort. C'est ma dernière volonté. Fait le sixième mai 1636. Corneille, évêque d'Ipres. » Il y avait mis son sceau.
Histoire générale du jansénisme, par M. l'abbé*** [dom Gerberon] (Amsterdam 1700), t. I, p. 2-7.