Vie de Pascal. IL, t. I, p. lxv ; B., p
lèles qu'il n'est pas impossible à un esprit juste et né pour la géométrie d'apercevoir, quoique peutêtre il ne pût se les démontrer rigoureusement ^ » Tallemant des Réaux était même allé plus loin; et, nous ne savons sur quel fondement, il raconte que Pascal avait lu en cachette un Euclide et en avait compris seul les six premiers livres-. Mais, en admettant même la version la plus modeste, l'aptitude de Pascal aux mathématiques et son génie n'en resteraient pas moins merveilleux.
M™* Périer nous dit aussi qu'Etienne Pascal avait une méthode particulière — toute de raisonnement et de logique — pour enseigner le latin, le grec, et « les diverses parties de la philosophie ». Et, d'après les renseignements qu'elle nous donne, il est aisé de voir que l'éducation de Pascal fut, sinon exclusivement scientifique, au moins toute philosophique et intellectuelle^.
Fût-ce, comme Etienne Pascal le craignait, parce que les sciences ont exclusivement absorbé l'esprit de son fils? Fût-ce parce que le père était lui-môme peu capable de bien enseigner tout ce qui échappait à sa compétence de savant? Toujours cst-il que Pascal ne paraît pas avoir connu grand'chose en
1. Histoire des mathématiques (Agasse, Paris, an Vil), t. If, p. 62.