‹ Les époques de la pensée de PascalChapitre 120 sur 129 · H., VII, 28; M., 70-4; B · texte numérisé non relu

H., VII, 28; M., 70-4; B

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comme son discours naturel nous peint dans toute leur vrrité les sentiments et les passions que nous trouvons en nous-mêmes, on sympathise avec lui : cela « nous le rend aimable », et « cette communauté d'intelligence... incline nécessairement le cœur à Taimer^ ». LWme de l'auditeur est donc par avance séduite; elle est prête à recevoir sur la foi de cet homme qu'elle aime toutes les vérités qu'il lui voudra proposer. Ajoutons n cela qu'un discours naturel, trouvant en nous, précisément parce qu'il est naturel, une correspondance parfait*?, semble nous suggérer bien plus que nous imposer des raisons; or, « on se persuade mieux pour l'ordinaire par les raisons qu'on a soi-même trouvées (jue par celles qui sont venues dans l'esprit des autres- ». C'est pour cette double raison, par exemple, que la simplicité et la naïveté du slyle «le l'Évangile contribuent à augmenter la confiance du lecteur -^ 11 faut donc chercher'tou- Jours le terme qui exprime le plus exactement notre pensée, dire « répandre », « verser » ou « renverser » « selon l'intention » ; car cette précision rend le style plus naturel*. Il faut éviter l'emphase; car 1' « éloquence continue ennuie », et la véritable élo(iuence, celle des faits, '< se moque de l'éloquence » vaine et fausse des grands mots^. Il faut éviter la pédanterie ; car celui qui « a mis l'enseigne de poète, de mathématicien, etc. », ne voit que son métier; or, « l'homme est plein <.le besoins et n'aime que ceux qui les peuvent remplir tous », c'est-à-dire il n'aime que 1' «honnête homme 6 ». Il faut éviter l'affectation : car les « termes bizarres » que les gens de mauvais goût prennent pour la « beauté poétique », n'a pas plus de rapport avec la véritable beauté conforme au ^< bon modèle », que les « reines de village» avec les véritables reines'. En un mot, tout ce qui farde

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