vn, 24 et 25: M., 328 ef 329; B
et déguise la nature \ tout ce qui y ajoute et par suite la \ fausse^, les bons mots cherchés^, l'abus des périphrases -*, les antithèses forcées"^, le souci excessif de la forme et de Télé- \^ gance^, les fausses beautés que tant de gens admirent', tout ela doit être également rejeté. Le meilleur style est le style ïù. plus simple^, parce qu'il n'exclut pas l'agréable, mais que ^a;5réable^« y est lui-môme pris du vrai^ ». Mais ici encore, il n*est point possible de donner des règles trop précises, ou du moins, ces règles restent inutiles à ceux qui ne sont pas naturelîement « fins )>. Pour reconnaître ce qui est simple et naturel, il faut avoir le bon goût et l'esprit de finesse : et ce ne s«pnt point choses qui s'enseignent. Quand Pascal relève, poii'J' les blâmer, un certain nombre de mots et d'expression^ *^, il se laisse guider par son tact et par le goût de ses amis, ) non point par des préceptes formels, par des règles . en ce 3 matières, « il n'y en a point ^^ ».
On voit que.ye est l'originalité de la rhétorique de Pascal. Elle se distingiîie essentiellement de toutes celles qui l'ont précédée, en et* qu'elle ne cherche point à formuler de règles pratiques I pour ceux qui veulent écrire. Pascal n'a point réuni un enV^"^^^^ ^^ recettes qui permettent au premier venu, bien oJ.u mal doué de la nature, de persuader ses auditeurs. D'un pri J^cipe philosophique, la distinction de deux « organes de la cré'^nce », entendement et volonté, il a déduit et l'objet de la rhéivorique : persuader les vérités non géométriques — et sa métS^o^G : agréer pour persuader — et les