‹ Les époques de la pensée de PascalChapitre 36 sur 129 · Pensées, H., vu, 2, 2 bis; M., 452, 639 ; B · texte numérisé non relu

Pensées, H., vu, 2, 2 bis; M., 452, 639 ; B

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lait acquérir cette « souplesse de pensée qui s'applique en même temps aux diverses parties » des objets, ou comme le lui dit Méré, avoir désormais « Tesprit fin et les yeux fins, pour remarquer à la mine et à Tair des personnes qu'il verrait quantité de choses qui pourraient beaucoup servir* ». Il voyait bien que le chevalier son modèle n'était point un esprit géométrique, lui « qui ne se pouvait du tout tourner vers les principes de la géométrie » ; mais il espérait pour son compte, concilier les deux, « posséder à la fois et la force et la flexibilité de Tesprit ».

Ainsi, ce queTusage exclusif de la méthode géométrique aurait pu donner à son intelligence de trop formaliste et de trop étroit, il s'en défaisait peu à peu, puisqu'il en arrivait à comprendre « qu'il y a des choses tellement délicates et si nombreuses, qu'il faut un sens bien délicat et bien net pour les sentir et [pour] juger droit et juste, selon ce sentiment, sans pouvoir le plus souvent les démontrer par ordre comme en géométrie^ parce qu'on n'en possède pas ainsi les principes, et que ce serait une chose infinie de l'entreprendre^ ». Et pour la première fois apparaît chez lui ce mépris de la démonstration, cette confiance en l'intuition directe, au sentiment instinctif, que nous verrons dans X^sPensées,

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