‹ Les époques de la pensée de PascalChapitre 37 sur 129 · Pensées, H., vu, 2 his\ M., 639; B · texte numérisé non relu

Pensées, H., vu, 2 his\ M., 639; B

Mais, pour acquérir ce « sens délicat et net )),ce ne sont rien que des conseils, si bons soient-ils ; il faut la pratique, il faut se mêler à la vie ou « môme s'y enfoncer », se former insensiblement par la fréquentation des « honnêtes gens » et des dames ^ « La science et Térudition, dit Méré, produisent beaucoup de sots et c'est en pratiquant ceux qui ont de Tesprit qu'on devient honnête homme '^. » C'est ce que fit Pascal, qui se mit en relations avec les amis du duc et du chevalier. Ainsi, nous savons par la gazette de Loret du 14 avril 1652, qu'il fit une sorte de conférence privée chez la duchesse d'Aiguillon'^ et on le vit assez souvent chez M""® de

1. Méré, III, 12. — « Le chevalier recommande beaucoup cet entretien aux dames ; c'est là seulement que l'esprit se fait et que rhonnôte homme s'achève; car, comme il le remarque très bien, les hommes sont tout d'une pièce tant qu'ils restent entre eux. » (Saixte-Belve, Port. tilt. 111, 88.)

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