Cf. Gazier, loc. cit
3. L. 0. M., p. io3 : « Il prit la résolution de suivre le train commun du monde, c'est-à-dire de prendre une charge et se marier; et, prenant ses mesures pour Vun et pour Vautre^ il en conférait avec ma tante... qui gémissait... »
4. M. DÉRoaiE, Introduction à l'édition des Provinciales (Garnier); J. Denis, Vues politiques et sociales de Pascal (Gaen, Delcsques, in-8% 1893).
dans SCS œuvres. Tout ce qu'il a pu écrire de plus dur sur la faiblesse des rois, de plus hardi sur Tinjustice de rhérédité et de la primogéniture, de plus méprisant dans sa défense de la hiérarchie sociale par ses raisons de derrière la tête, tout cela, comme ses attaques contre la science ou la justice, rentre dans le plan général de la grande attaque qu'il a menée contre la nature et la société humaines. Assurément, il n'a pas pu voir la Fronde sans y apprendre beaucoup; sous ses yeux, le pouvoir royal fut discuté, les principes du gouvernement livrés à la polémique des pamphlétaires, la révolte un instant victorieuse, et la personne môme des rois menacée ; c'est bien de là que doit lui venir l'audace de quelques-uns de ses jugements. Mais, nous savons par M""*" Périer, qu'il s'indignait fort de rebellions des frondeurs, et qu'il refusa « des avantages considérables» pour ne point s'y associera II es! bien peu vraisemblable qu'il ait pris aux aiïairos publiques un autre intén^t que celui qu'y prend un sujet fidèle : « Pour le monde artificiel qui dépend des institutions des hommes, lui dit Méré, vous le négligez et je vous en sais bon gré^ »
1. II., t. I, p. Lxxxv; B., p. 32. — M*"" Pcrier insiste là-dessus parce que les Jansénistes étaient suspects : « Le roi était prévenu, dit Racine, [c'est-à-dire: avait celte prévention que] que les Jansénistes n'étaient pas bien intentionnés pour sa personne et pour son état; et ils avaient eux-mêmes, sans y penser, donné occasion de lui inspirer ces sentiments, etc. » {Abréf/é de r/iist. de Port-Royal.)