‹ Les époques de la pensée de PascalChapitre 64 sur 129 · Pensées, II., ix, 1; M., 898; B · texte numérisé non relu

Pensées, II., ix, 1; M., 898; B

2. Sur l'œuvre scientifique de Pascal, outre les ouvrages déjà cités, voir le discours de Cornu, à rinauguration de la statue de Pascal [Bulletin de Vassociation scientifique de Fm;ice, octobre 1880).

vants *) ; et qu'enfin il essayait au moins de dérober son nom sous le pseudonyme d'Amos Detton ville. Mais le concours de la Roulette (1658-1659), dans lequel peut-être il soutint un peu âprement ses droits 2, fut le dernier témoignage de cet amour qu'il avait jadis montré pour les sciences. Désormais il s'interdit d'employer son temps à ces sortes de choses : en quoi ces vaines occupations importent-elles au salut? en quoi peuvent-elles assurer la vie éternelle ? Et c'est l'inventeur de la Machine arithmétique^ qui écrit : « Je trouve bon qu'on n'approfondisse point l'opinion de Copernic ; mais ceci!... 11 importe à toute la vie de savoir si l'âme est mortelle ou immortelle'^ »; c'est l'auteur des Expériences sur le vide^ qui note pour luimême : « Ecrire contre ceux qui approfondissent trop les sciences^. » En 1660, dans une Lettre à

1. L. 0. M. Mémoires de Marguerite Périer, p. 457 ; « M. de Roannez lui dit qu'il y avait un bien meilleur usage à en faire; que, dans le dessein où il était de combattre les athées, il fallait leur montrer qu'il en savait plus qu'eux tous en ce qui regarde la géométrie et ce qui est sujet à la démonstration, et qu'ainsi s'il se soumettait à ce qui regarde la foi, c'est qu'il savait jusques où devaient porter les démonstrations. » — Il est à remarquer que Pascal n'a pu se modérer et qu'il a fait plus que ne l'exigeait son programme strict : les problèmes qu'il résout dans ses lettres à Siuze sont du luxe.

2. Cf. Marie, Histoire des sciences mathématiques et physiques. t. IV: Bertrand, Sur deux lettres peu connues de Pascal {Journal des savants, mai ^890) et Hatzfeld, p. i62 sqq. — Voir aussi P. Tannery, Pascal et Lalouère (Mémoires de la Société des sciences physiques et naturelles, Bordeaux, 1885); Raoul Rosières, la Découverte de la cycloïde (Revue générale des sciences, 30 juillet 1890).

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