‹ Les époques de la pensée de PascalChapitre 66 sur 129 · IL, XXIV, 100 1er; M., 663; B · texte numérisé non relu

IL, XXIV, 100 1er; M., 663; B

"1. L. 0. M., Lettre de Jacqueline, p. 357.

cela sans la grâce de Dieu ? « qu'il y a loin de la . connaissance de Dieu à TaimerM » — et la connaissance est inutile sans l'amour. Qu'on ne lui dise donc point que la raison seule peut conduire à Dieu et suppléer à la foi : c'est pour cette hérésie qu'il a si vivement poursuivi le frère Saint-Ange, et il n'a point de plus âpre plaisir que de démontrer à tous les admirateurs de la philosophie la banqueroute de la raison. « Les preuves métaphysiques, éloignées du raisonnement des hommes, et trop impliquées, frappent peu- », et ne persuadent que sur l'instant; il est donc vain de vouloir prouver par des raisons naturelles ou l'existence de Dieu ou la Trinité. Non seulement Pascal « ne se sentirait pas assez fort pour trouver dans la nature de quoi convaincre des athées endurcis, mais encore, cette connaissance, sans Jésus-Christ, est stérile. « Quand un homme serait persuadé que les proportions des nombres sont des vérités surnaturelles, éternelles, et dépendantes d'une première vérité en quoi elles subsistent, et qu'on appelle Dieu, il ne serait pas beaucoup avancé pour son salut ^. »

On voit ce qu'est devenu le principe de la séparation de la raison et de la foi, jadis inculqué à Pascal par son père : le domaine de la raison est déplus en

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