DEPARTEMENT D€ CANTAL
textore émioemment feuilletée , par sa nature homogène à rœil f car on a peine à y distinguer du quartz ; par son peu de duretét car elle s'entame à l'ongle ; sa grande fissilité en fait, nonobstant , la meilleure pierre tégulaire du département. »
« Gomme accident de structure , M. Baudin a observé sur plusieurs points cette particularité que les feuillets de ce schiste , au lieu de demeurer plans , sont plissés sur euimémes à très-petits plis, de manière à présenter des surfaces uniformément ridées dans un sens, à la manière de certaines peaux maroquinées.
« Comme accident de composition minéralogique , H. Baudin signale la présence très-fréquente , dans toute la masse de la roche ^ d'une multitude de petits grains d'un blanc jaunâtre, qu'à leur forme sphéroîdale et nonobstant leur constante exignité et l'absence de formes déterminables , il serait tenté de rapporter au grenat. Cet accident ▼a quelquefois jusqu'à donner à la roche une apparence d'amygdaline à noyaux microscopiques, et lorsqu'elle vient à se décomposer, un aspect truite de jaune et de rouge des plus caractéristiques. «
« Comme accident plus rare , H. Baudin signale encore la présence du fer oxydulé découvert par Dufrénoy, dans le schiste talqueux , entre Aurillac et Montsalvy. »
« La composition chimique de la roche en harmonie avec la présence accidentelle des deux minéraux qui viennent d'être cités , éminemment riche qu'elle est en magnésie et en fer , se révèle particulièrement , quant au fer , par la teinte vivement ocracée que prennent ses parties en décomposition. Cette couleur ocracée , à chaque pas observable , est même un des caractères qui différencient le plus net- I »
tement les sols qu'elle constitue des autres roches gneissîques. »
Les schistes carbures , se rapprochant plus ou moins du graphite , existent çà et là dans les terrains schisteux ; mais cette roche , dit M. Baudin , <x ne s'élève pas dans le Cantal au rang de formation indépendante ; elle s'y présente en lits subordonnés aux schistes gneissiques, micacés ou talquenx avec lesquels elle alterne sans loi observable. Sa couleur , due au carbone disséminé » est d'un noir terne sur le grès; elle tache les mains en noir , est onctueuse au toucher, fissile et tellement friable , qu'il est difficile de s'en procurer des échantillons quelque peu solides. On rencontre surtout ces schistes dans la commune de Prnnet. »
Nous devons àientionner aussi dans le Cantal la présence de la protogyne. Près de Chaudesaigues , vers le 34^ kilo- « mètre , la route passe à travers un filon de cette roche analogue à celle qui forme un filon à Pranal près de Pontgibaud. La base de ce filon se prolonge au delà du ruisseau et remonte du côté opposé.
Presque partout sur le plateau central de la France, aux points de jonction des granités avec le gneiss ou les micaschistes^ on voit apparaître des filons de protogyne, d'eurite, de quartz et plus souvent de porphyre quartzifère, qui semblent s'être fait jour au point de jonction des deux roches, comme cela est arrivé aussi fréquemment pour les basaltes. Ce grand filon ou rocher de protogyne est remarquable par ses surfaces planes et très-étendues. Un peu plus loin , sur la route de St-Flour , on retrouve encore d'autres filons de protogyne.
M. Baudin place, comme nous, dans la formation gneissique ces calcaires saccharoîdes anciens et sans fossiles, sem-