‹ Les époques géologiques de l'Auvergne [microform]Chapitre 12 sur 82 · AGIS · texte numérisé non relu

AGIS

Il est encore on antre caractère qai peut servir k distinguer ces deax époques alluviales, c'est Tétat du fer sur les cailloux. Ceux que Ton trouve le long des rivières (alluvions modernes), à moins qu'ils ne proviennent d'anciennes allouions remaniées, ne s'allèrent pas et leur fer ne s'hydroxyde paSt comme ceux qui sont épars dans les champs et sur les plateaux et qui proviennent d'anciennes alluvions. On remarque très-souvent cette coloration en Auvergne, sur les galets quartzeux.

Il n'est pas besoin de sortir de l'Europe pour trouver une extrême diversité dans les terrains meubles et pour reconnaître que leur ftge ne peut être le même. La mer comme les eaux douces a pu abandonner des terrains meubles.

Chaque fleuve a fourni ses alluvions dont Tége ne peut être le même et chaque localité a eu ses périodes diverses indiquées encore par des cour*be.« superposées et différentes.

Le Gange a produit autrefois des dépôts caillouteux enfouis sous une épaisseur de 37 m. de \ase et de sable.

Ces dépôts caillouteux n'appartiennent plus aux dépôts do Gange actuel , qui n'entratne pas de cailloux roulés jusqu'à son delta , mais seulement du sable fin et du limon argileux. Â partir de 80 pieds (2i mètres) , on trouve un dépôt , qui est pour le Bengale ce qu'est pour la Hollande fe sable de la Geest. Les dépôts dos aux causes actuelles n*ont que 24 mètres d'épaisseur, et , comme en Hollande, ils sont en partie tourbeux. (Elie de Beaumont, Leçons de Géd. pratique, t. 1, page 494.)

Les alluvions du Rhin ont montré à M. Kœchlin Schlomberger quatre âges superposés , quatre époques dilTérentes pendant lesquelles le dépôt a changé de nature en chsHigeant les contrées où les matériaux étaient puisés. H. Koechlia

106 TBBEAIHS b'aLLUYION.

Schlamberger classe aiosi les dilTérentes assises de cette grande alluvion en commençant par la plus ancienne : — 1. Gracier rhénan dit du Sundgau ; — 2. Gravier exclusivement jurassique ; — 3. Gravier et sable des Vosges ; — 4. Lehm alpin de la plaine et des collines.

Les allumions n'ayant pas cessé un instant de se forroer, il doit y avoir des transitions sans nombre d*un dépôt à an autre.

Néanmoins , en Auvergne « nous pourrions diviser ces alluvions en trois époques moyennes , en nous fondant sur leur position.

Nous considérerions comme les plus anciennes celles qui gisent sur les hauts plateaux , sous la protection des basaltes et des conglomérats poiiceux.

Viendraient ensuile les alluvions des flancs des vallées , dont les lambeaux sont restés suspendus çà et là i des hauteurs diverses. Enfin les allumions du fond des vallées.

Les diiïénnces d*Age entre ces alluvions sont représentées par le temps qui a été nécessaire pour creuser la vallée jusqu'au point où Talluvion existe.

Quelle que soit la hauteur actuelle de ces dépAtsde transport 9 il est certain que tous ont été disposés dans des vallées 9 et que si ces vallées sont devenues des montagnes oa des plateaux , cela tient aux immenses érosions que le terrain a subies.

M. Poulet t Scrope a très-bien remarqué en Auvergne qu'il n'existait pas de période diluvienne proprement dite , et que les érosions qui ont donné naissance aux vallées de cette contrée continuent de nos jours encore à approfondir leur lit.

Ce sera toujours pour nous an des plus grands mystères

Page 1