REPTILES
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Eqaus adamiticus. Oyis priroœva.
— robustus. Gapra Bozeti.
Tapirus elegans. * Bos primigeoius. "
Sas priscos. * — giga D teus 7
Hippopotamus major. * — priscus.
Cenrus Guettardi. *
— somoDeasis.
— intcnnedius. * Lacerta fossilis.
— macroglocbis. Goluber Geryaisi.
— ambiguQS. fossilis.
' Aotilope Aymardi. ^ Rana fossilis.
— • incerta.
M. Pomel admet en Aavergne trois faunes principales :
1®. La pins ancienne comprend toutes les espèces des terrains lacustres du Velay et de l'Auvergne. Nous nous en sommes occupé en parlant de la vie à l'époque tertiaire.
2^. La seconde contient seulement les espèces enfouies dans les alluvions volcaniques inférieures aui conglomérats ponceux de la montagne de Perrier. C'est une faune de l'époque pliocène. M. Rozet , comme M. Pomel , considère les phénomènes basaltiques de l'Auvergne comme une dépendance immédiate et synchronique du soulèvement des Alpes de la chaîne du Valais , dislocation qui, d'après H. E. de Beaumont , a mis fin aux terrains subapennins. Les espèces contemporaines de ce grand phénomène ayant vécu |iendant la période pliocène » sont donc celles qui ont dû laisser leurs débris sous les plus anciens produits de ces épaochements basaltiques.
3"^. La troisième faune renferme les espèces de tous les gisements plus modernes que les précédents » gttes nombreux, accidentels y éparpillés sur le sol de l'Auvergne ,
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dans la vallée de la Limagne. a Ils sont bien certainement , » dit M. Pomel , synchroniques du grand phénomène di- » luvien ou erratique ; car ils renferment les mêmes espèces )> que les terrains de ce dernier genre, quoiqu'ils ne pré- » sentent nulle part leurs caractères géologiques et qu'ils x> soient, le plus souvent, le résultat d*éboulements lents u et partiels de certaines parties peu cohérentes du flanc des » collines calcaires ou basaltiques. »
La plupart des débris organiques ne se trouvent pas sous les plus anciens débris de nos volcans , mais immédiatement au-dessus , comme on le voit notamment à la montagne de Perrier. « Dès lors , dit Bravard , une nombreuse population animale vint en Auvergne chercher les conditions d'existence qui lui étaient offertes. Les Cerfs, les Bœufs, les Eléphants , les Rhinocéros , les Mastodontes , les Tapirs, les Chevaux , les Anihracotherium , etc., erraient dans les forêts ; THippopotame et le Castor cherchaient dans les fleuves et sur leurs bords , les aliments qui leur sont propres ; les Felis , les Ours , les Chiens , et tous les animaux féroces , faisaient la chasse aux espèces herbivores , et transportaient, dans les lieux accoutumés , les cadavres de leurs victimes dont le poids et le volume n'étaient pas au-dessus de leurs forces. Ils dépeçaient les animaux plus grands , tels que les Eléphants, les Rhinocéros , les Flippopotames , etc., et les transportaient par lambeaux dans leurs charniers. » {Monographie de la montagne de Perrier, p. 118.)
De nombreux observateurs ont reconnu que les glaciers , les neiges , les montagnes de glace , donnaient lieu h on climat factice et local , ordinairement restreint , mais suffisant pour permettre la vie de certaines espèces boréales. Ainsi la présence de quelques espèces de mollusques des
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mers polaires ne pent pas indiquer un abaissement de température général et être invoqué comme une preuve de cette période de (roid à laquelle les géologues ont encore recours pour expliquer l'extension des glaciers. Indépendamment de la profondeur au sein des eaux qui équivaut à l'altitude dans Tair et à la latitude géographique , il faut encore faire la part des courants qui , des pôles peuvent conduire des mollosques dans des régions beaucoup plus froides. M. d'Orbigny cite à cet égard un fait bien remarquable et qui prouve combien il faut être circonspect dans ces sortes d'appréciations.
a Les courants généraux, dit M. d'Orbigny, qui suivent du snd au nord les côtes du grand Océan , refroidissent tellement les eaux qui les baignent , que les mollusques des régions froides et tempérées sont portés jusqu'à 9 degrés en dedans du tropique du Capricorne ; mais dans les parages compris entre le Gallao et Payla , h l'instant où les courants tournent brusquement à l'ouest et abandonnent les côtes américaines , la température reprend immédiatement son influence y et l'on trouve tout de suite une faune tout à tait différente propre aux régions chaudes. » {Cours élém. de Paléontologie f t. 1, p. 97.)
H. Pomel a fait remarquer dans la faune alluviale an-
cienne de l'Auvergne un mélange très-curieux d'animaux
9^< A)nt supposer l'existence d'un climat plus chaud que le
c/imat actuel , avec d'autres espèces qui au contraire ne
dirent que sous de basses températures.
-Ainsi d'un côté les Eléphants, les Rhinocéros , les
Wyènes et les grands Felis, vivaient sans doute sous un
^W»t chaud , et de l'autre les Spermophiles , les Mar-
^^VVes , les Lagomys , les Rennes , les Ours et surtout les
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Lemmings , recherchaient les régions élevées ou polaires. Ces faits ne prouvent pas, et M. Pomel le reconnaît lui* même , que la température générale s'était abaissée également sur toute la surface du globe; mais il est évident qu'il existait en Auvergne des points plus froids que ceux que nous avons à notre époque. L'existence d'un climat plus chaud explique tout naturellement la présence de stations froides à la base des montagnes, lorsque les glaciers ou les neiges hivernales, plus abondants par suite d'une évaporalion plus considérable , rafraîchissaient l'atmosphère dans une zone plus ou moins étendue autour des massifs montagneux.
M. Pomel considère la faune des alluvions comme ayant commencé vers le milieu des éruptions basaltiques pour se prolonger jusqu'au delà, au moins, de l'apparition des plus anciens volcans à cratères. Il en cite comme exemple cette même montagne de Perrier , si célèbre par sa faune pliocène , et où l'on trouve aussi , mais au-dessus des conglomérats ponceux , les plus anciennes espèces de cette période.
La cause qui a donné naissance à ces grands épanchements de boue ponceuse qui ont entraîné des blocs énormes de trachyte jusqu'au fond de la vallée de l'Allier et à une grande distance du Mont-Dore , comme on peut le voir sur notre Carte, aurait donc eu lieu entre l'existence des faunes pliocène et alluviale : nous pourrions dire comme H. Pomel , si nous acceptions l'idée de révolutions aussi générales « que ces conglomérats ponceux correspondent k la révolution du globe qui a marqué la fin de la période pliocène et modifié considérablement le relief d'une grande partie de l'Europe. » {Annales d' Auvergne , t. 26, p. 216.)
Nos espèces actuelles semblent descendre de celles qui
Yiis A l'Époque alluvule. 135
^^istaient antérieurement. Si nous consaltons les intéressâtes remarques de M. Peucherand sur la nature des grandes faunes locales , nous reconnaîtrons que ces faunes actaelles conservent le caractère général de celles qui les ont précédées. Ainsi les espèces de mammifères fossiles de la NooTclle-HoUande sont des Marsupiaux comme les espèces actaelles. Dans TÂmérique du Sud, les Megalonix , les Megatherium, les Glyptodon, Mylodon, et ces grandes et nouvelles espèces à carapace que M. Seguin a rapportées tout récemment de Buenos-Âyres , rappellent les Paresseux , rArmadille et ces formes de mammifères écailleux si remarquables , mais réduites à de bien plus faibles proportions. N*est-il pas bien curieux aussi de rencontrer à la Nouvelle-Zélande ces fossiles d*oiseaux gigantesques, et de voir TApterix encore vivant, comme pour nous montrer la forme originale de ce groupe d'oiseaux qu'il représente seul tout en y remplaçant les mammifères.
Toutes ces formes nous manquent en Auvergne ; nos fossiles ont leurs analogues en Europe ou en Asie , et les différences qu'ils nous présentent tiennent plut6t à des changements et à des modifications dans le climat qu'à des créations primitives.
M. Aymard , dans un Mémoire très-intéressant adressé à l'Académie des sciences le 3 avril 1854 , fait remarquer la loi de persistance spécifique de certains fossiles depuis 'époque pliocène jusqu'à nos jours. « Cette loi , dit-il , e^t manifeste dans ma nombreuse collection d'empreintes végétales de l'époque volcanique qui montrent les plus grandes analogies avec la flore actuelle. Ce sont des feuilles et fruits des végétaux suivants : Orme commun, Frêne élevé, (arable sycomore , JErable de Montpellier, Amandier com-
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mun 9 Charme commun , Peaplier ooir , Bouleau blanc. Aulne glutineuxy etc.
De tous les débris de grands mammifères, les plus co« rieux sont sans contredit ceux de TOurs des cavernes qui était extrêmement commun sur le plateau central ; ceux des Cerfs qui devaient former ici des bandes aussi nombreuses que celles de ces Antilopes que Levaillant cite dans ses voyages en Afrique, et enfin ceux des Mastodontes.
Ces derniers passaient-ils toute leur vie en Auvergne? ou émigraient-ils en hiver vers des climats plus chauds ? On sait que certains animaux , les Lammings entr'autres, exécutent de très-longs voyages. Ainsi le 21 septembre 1844, MM. Bravais et Marlins rencontrèrent , en Laponie, la tétc de colonne de ces Rongeurs qui se dirigeaient au sud. Leurs cadavres couvraient le bord d'une rivière, et les oiseaux de proie en étaient tellement rassasiés qu'ils n*en mangeaient plus que le cœur et le foie {Bibliothèque unit^r^W/^, juillet 1845, p. 167).
On a moins d'exemples d'émigration chez les grands mammifères , si toutefois on en a. Les Mastodontes paraissent plulàt avoir été organisés pour rester toute Tannée dans nos contrées et pour y vivre en hiver, comme ces Elans et ces Chevreuils que Pallas cite {Voyages, t. 1 , p. 304) en Sibérie , et qui se nourrissent avec les jeunes pousses et les écorces du Tremble. C'est la végétation arborescente qui sauve de la famine tous les animaux qui n'émigrent i''as. Notre climat , moins froid, surtout à cette époque, que celui de la Sibérie , devait facilement nourrir ces grands Pachydermes.
Une cause mystérieuse les a donc anéantis. Link qui considère ces grands animaux comme exerçant la supré-
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^^ik en l'absence de l'homme , attribue à ce dernier l'ei-
^">ction de leur race. « II est remarquable, dit-il, que dans
^^Ue quantité d'animaux détruits, les grands y entrent dans
^^ uombre proportionnellement bien plus considérable que
petits , comme si les premiers n'avaient pu , faute de
^^viture convenable , prolonger leur existence , ou bien f^rce qu'ils devenaient pour l'homme des rivaux plus redoutables que les seconds. Le Cheval et le Bœuf, devenus les esclaves de l'homme , furent par là préservés de la destraction , car les Bœufs ou les Chevaux sauvages des mêmes espèces que ceux maintenant à l'état de domesticité procèdent sans doute d'individus qui sont retournés de cet état à la vie sauvage? ( Le monde primitifs traduction , t. 1 , p. 149.)
Link suppose nécessairement que l'homme a été contemporain de plusieurs de ces grandes espèces aujourd'hui perdues. Nous pouvons le supposer et déjà nous en avons cité la preuve au sujet des débris fossiles trouvés dans les pépérites du Puy.
Ce n'est pas seulement en Auvergne que l'homme fut contemporain des espèces d'animaux dont on trouve les débris dans les anciennes alluvions ; il existait encore dans le midi de la France, et déjà il avait eu l'industrie des poteries grossières et de la taille des jades et du silex.
Les découvertes déjà anciennes de M. Tournai (en 1830), de Macrel de Serres , de M. Boucher de Pertes ; celles plus récentes de MM. Lartet, Noulet, Rames, Filhol, Garrigou, Melleville , Aymard , Desnoyers , etc. , etc. , nous montrent Texistence de l'homme à la fin de la période tertiaire. Il a été contemporain de l'ancienne extension des glaciers, de la dispersion et du flottage des blocs erratiques , et de la conflagration des volcans d'Auvergne.
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<c Od peat doDC admettre aujoard*hai , dit M. Toarnal dans la Revue de Toulouse (août 1863) , sans être taxé de témérité , que les grandes migrations des peuples de TAsie centrale , qui envahirent l'ouest de l'Europe aux époques les plus reculées de l'histoire , rencontrèrent en France , en Italie et dans les montagnes de la Suisse , les populations mystérieuses qui reposent dans les dolmens , et qui avaient taillé et poli ces myriades de petites haches en pierre dure que l'on rencontre de tous les câtés et que l'on désigne sous le nom de cellœ ou pierres de tonnerre. Ces populations elles-mêmes avaient été précédées , dans nos contrées , par la race troglodyte et peut-être anthropophage dont les débris se rencontrent dans les cavernes de Bise , et par les ancêtres de cette race » par les contemporains de VUrsus spelœus , de rElephas primigenius ^ et de VElephas mer\dionaU$. »
Les espèces que cite M. Desnoyers comme présentant des traces de la présence de l'homme , ou comme accompagnant ces débris sont : Elephas meridionalis , Rhinocéros leporhinus^ Tlippopotamus major^ Megaceros camutorum^ un grand Bœuf, un autre plus petit, c'est-à-dire une association analogue à celle du vald'Arno, à celle du crag ossi- (ère de Norwich et en partie À celle d'Auvergne.
M. Desnoyers cite au musée de Paris un crAne d'Ëléphant portant l'empreinte évidente de pointes de flèches. Ainsi il se pourrait que déjà , avant l'apparition des volcans d'Auvergne , une race particulière de l'espèce humaine ait chassé l'Éléphant et le Rhinocéros dans les lieux mêmes où le Lièvre et le Lapin cherchent aujourd'hui À échapper aux poursuites incessantes du chasseur.
On ne révoque plus en doute aujourd'hui les importantes découvertes de M. Boucher de Pertes qui a signalé ^ depuis
TiE A l'Époque alluviale. 139
si longtemps , les silei travaillés de main d'hommes , mais dont les observations ont été déclarées mai faites , comme celles qui prétendaient à l'existence des aérolitbes, comme les eipériences si précises qui démontrent aujourd'hui la vérité des générations spontanées.
Les preuves de l'existence de l'homme en même temps qne les animaux dits anté-diluiiens , avaient déjà été établies depuis longtemps. Dans un Mémoire sur le terrain lacostre de la Bresse, M. J. Ganat donne la preuve que rhomme a habité ces contrées avant la disparition de plusiears grands animaux. « On était déjà porté à admettre , dit-il , que la race humaine a existé en même temps que l'Éléphant primitif, ce qui est confirmé. Sa contemporanéitéavec le Mastodonte à dents étroites ne paraîtra guère douteuse. L'homme a certainement assisté à des événements géologiques qui ont changé la face de ces contrées , tels que le dessèchement du lac de la Bresse , le creusement des bassins des rivières , l'établissement des cours d'eau actuels , et peut-être le soulèvement des Alpes principales , cause première de ces changements. {Bull, de la Soc. géoL de France , 2« série , t. * , p. 1092.)
La grande caverne de Heruyès , dans le calcaire jurassique de la Lozère , a présenté à M. Ignon le squelette d'un Vrsus cultridens qui devait avoir plus de deux mètres de haut, et une tête humaine située dans le même limon.
L'homme a été contemporain de l'Ours des cavernes » et par conséquent il est plus ancien que le Mammouth , qui lai^même a paru avant le Renne , auquel a succédé l'Aurocb. L'homme a donc vu quatre faunes successives.
Il existe en Auvergne comme dans le département de l'Allier une faune alluviale ou du moins post-pliocène dont
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les animaux sont très-diiïérents de ceux qui vivaient k l'époque des grands lacs. Ces animaux sont contemporains de ceux qui habitaient les cavernes et contemporains de l'homme anlé-historique. Une preuve nouvelle de l'existence de l'espèce humaine à cette époque reculée , preuve à ajouter k tant d'autres y c'est que M. Poirrier a recueilli lui-môme, dans la commune de Châlqlperron , une portion d'os long travaillé par ïa main des hommes , et cela au milieu de trèsnombreux débris d'Ours, d'Hyènes , de Rhinocéros , de Chevaux , de Bœufs , de Rongeurs. Cet os présente assez fidèlement le faciès d'un javelot.
Ces gtles si intéressants du département de l'Allier renferment à la fois des espèces distinctes de celles qui existent aujourd'hui et d'autres dont les caractères différentiels sont plus dilïiciles à établir, ce Les espèces qui ont leurs analogues en France , dit M. Poirrier , tels que Bœufs , Cerfs, Chiens, Ours , Blaireaux, Lièvres, Lagomis, etc., se trouvent mélangées avec les espèces de climats étrangers : Éléphants, Rhinocéros, grands Félis, Hyènes, etc.; et un fait curieux à constater , c'est que ces derniers animaux et autres, dont l'habitat nous rappelle les climats les plus chauds, se trouvent associés non-seulement à des genres ou espèces propres aujourd'hui à la zone tempérée, mais à des animaux spéciaux de nos jours aux climats hyperboréens ou alpins , tels que Rennes , Marmottes et même Ours , etc. Mais ce fait n'est pas propre au gisement de l'Allier ; sur tous les points de TEui^ope où cette faune dilu\ienne est observée, même dans les parties les plus méridionales, les mêmes faits sont constatés, o
M. Poirrier a trouvé les gttes les plus riches dans la commune de Châlelperron , et toujours dans des anfractuosités
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UD pea prononcées et formées par des roches calcaires. Il en conclut <x que ces cavités servaient de retraite aux animaux carnassiers qui venaient s'abriter ainsi pour dévorer leur proie. D'ailleurs beaucoup d'os portent les empreintes des dents des carnassiers qui les ont broyés ; presque toujours ce sont les mêmes pièces » c'est-à-dire les têtes les plus cartilagineuses, qui manquent dans ces os, comme étant celles qui oflraient le plus de facilité à être rongées et le plus de substance nutritive. Enfin une autre considération qui peut aussi avoir son poids , c'est qu'au milieu des débris de tous ces animaux gigantesques , Rhinocéros , Éléphants , Bœufs, Ours, Lions, Hyènes, Cerfs, etc., se rencontrent, en très-grande abondance et bien conservés, des os et mâchoires de petits Rongeurs qui , dans les restes du festin des animaux carnassiers , trouvaient sans doute eux-mêmes une ample nourriture. Si tous ces débris avaient été entraînés, puis amoncelés par les eaux , dans les dépressions du terrain où ils se trouvent , les ossements de ces petits Rongeurs, loin d'offrir l'état de conservation qui leur est habitue! , auraient été réduits en poussière. »
Dans le catalogue publié par M. Poirrier sur les fossiles de la partie nord-est du département de l'Allier, ce géologue dit que dans celle partie du département les Hyènes étaient plus nombreuses que les Ours. Alors vivait aussi (à Tépoque diluvienne) ce grand Felis speïœa^ Goldf., espèce voisine du Lion , et qui le dépassait dans sa taille.
VElephas primigenius est aussi très- commun dans ces anciennes alluvions , où l'on rencontre encore le Rhinocéros lickorinus , espèce bicorne.
Le mouvement incessant qui a concouru d'une manière si active à la création des terrains de transport , et les chocs
142 TERRAINS d'aLLUVION.
réitérés qai eu ODt été le résaltat , n'a pas permis la coDservatioQ des corps légers et fragiles, des feuilles des végétaux et des mollasques » ordinairemeot si fréquents dans la plupart des dépôts. Il n'existe à cet égard que de rares exceptions.
INFOSOIRES. 143