‹ Les époques géologiques de l'Auvergne [microform]Chapitre 23 sur 82 · CHAPITRE CXXXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXXXVII

6«lte cl ■■ 4M kUavi»»» 4» rAlller.

Le$ Martra-à'Àrtiêret. — Cormède. — Ad ddi dn PooMu-Chiteau , eo suivant la roule de Maringaes , oo voit encore des deux côtés, des raillons de gneiss, de granité, de quartz, de basalte et plus rarement de trachj te. Ils abondent partout près des Mdrtres-d'Artières (327) et recouvrent tontes les petites rollines des environs (341 , 331 , 320}, tandis que l'alluvion moderne qui occupe une très-large surrace en dessous des Martres, se tient i 309, 294, 293 m. Le c6té de ces petites collines qui regarde la rivière est souvent dégradé, privé de sen galets, et montre i nu le calcaire marneui. Ces alluvions anciennes , quoique Irès-éteadoes enire les Martres , José et Haringues , sont déposées en amas inégaux. Tantôt elles ont plusieurs mètres d'épaisseur, tantôt elles sont clairsemées sur le calcaire qui peot aussi , comme nous venons de le dire , en être entièrement dépourvu.

On remarque quelques endroits où les cailloux sont réunis eo grandes quantités sans terre ni gravier entr'esi , comme si des lavages postérieurs aui transports qui les ont déposés avoient enlevé tout ce qui n'avait pas été aiseï pesant pour résister. Mais sur toutes les collines situées entre Ponl-dn-ChAteau , Cormède, Lignai, Chavarot et les Hartres-d'Artières , les galets sont mélangés avec une énorme

quantité de sable et de petits graviers , de telle sorte qu'ils sont littéralement stratifiés.

Sur qaelqoes points et notamment an sommet du mon* ticule sur lequel est bâti le village des Martres-d'Ârtières, le sable est à peu près pur. Ainsi nul doute qu'un grand courant qui ne peut être autre que l'Allieri ait abandonné ses sables et ses galets sur une vaste surface qui plus tard a été ravinée.

C'est en eflet après l'époque de ces grands transports que se trouve placée la période des lacs partiels et marécageux qui occupaient plusieurs dépressions de la Liroagne. Quelquesuns de ces lacs se sont conservés jusqu'à l'époque actuelle , puisqu'il n'y a guère plus d'un siècle que celui de Sarliève a été desséché artificiellement.

Lignai. — Aulnat. — Saint-Beauzire. — Plusieurs espaces autrefois recouverts par ces dernières eaux du Léman existent à l'ouest du Pont-du-Chftteau et des Martres-d'Ârtièresy entre Clermont, ÂuInat, Malintrat, Gerzat et Saint- Beauzire. C'est ainsi qu'en approchant d'ÂuInat on retrouve des couches très-épaisses de sable et de graviers analogues à celles qui existent à Sarliève et qui indiquent qu'un lac semblable ou peut-être le même s'étendait jusque-là.

Le plus ordinairement ces lacs avaient un fond vaseux sur lequel croissaient de nombreux végétaux qui les transformaient en marécages. Aussi la terre noire qui marque maintenant leur position à Gerzat, à Saint-Beauzire, à Champeyroux f à Surat , à Saint-Ignat, etc., n'est qu'une vase desséchée, composée de nombreux grains de sable et de graviers, Dièlés à ces détritus organiques des marais. Cette terre est noire, légère, quelquefois entièrement privée du moindre .caillou. Elle devient poisseuse et collante par la pluie. La

244 lERRAlKS d'aLLCVION.

sécheresse la rend pulvérulente à tel point , qae le Tenl la soulève et l'emporte. Dans cet état , elle ensevelit les jennes plantes de céréales , comme le sable chassé par le vent du désert , roule sur lui-même et couvre toat sar soo passage.

Cette terre noire a les plus grands rapports avec cette lAnc de terre foncée qui, dans une partie de la Riusie, donne des récoltes de blé si abondantes.

Toute la partie de la Limagne qui, aujourd'hoi encore, porte le nom de Marais , est formée par ce terrain dont l'épaisseur peut atteindre plusieurs mètres dans quelques points , et ne présente ailleurs qu'one mince pellicule sooi laquelle etiste un calcaire marneux ou pulvérulent. Il semble que ces parties de la Limagne aient été d'abord ravinées par des courants, et que la vase de ces marais soit venue combler les vides et niveler ta surface.

Le fond de ce grand marais de la Limagne est si uniforme que les altitudes se maintiennent entre 320 et 330 m., c'est-à-dire i, 20 ou 30 m. au-dessus du niveau de la rivière actuelle.

José. — Médagues. — Saint-Atentin. — Au delà des Martres-d'Artières, l'Allier use sa rive droite en s'appuyaot h José contre une falaise épaisse d'ancienne alluvion. tandis que la falaise opposée est située sur sa rive gauche à plus d'un kilomètre de distance au deli des sources minéraJes de Médagues.

La rive droite de l'Allier, entre Poot-du>ChAteaa et tes eaux de Médagues, présente de grands plateaux de terraîu meubles. Ce terrain s'avance en une bande trèv-alloogée jo»qu'è la vieille église de Saint-Aventin (324) , puis an deli du ruisseau de Margnat eiiste encore un grand plateau d'al-

luvion ancienne (374, 339, 329, 346) dont le sommet en pépérite supporte la petite ville de Beanregard.

Beauregard. — Lempty. — Près de là , au nord , se trouve encore une longue bande de terrain de même nature (339, 304) , lequel s'abaisse de 35 mètres, en allant du sud au nord , et sur sa partie élevée , au milieu des cailloux roulés , il existe encore deux petits dômes de pépérite éruptive.

A Test de ce long plateau , on remarque un espace immense dont on peut séparer un autre massif de cailloux roulés , au sud duquel est le village de Lempty , taudis que celui de Culhat se trouve au nord sur un petit cap d'ancienne alluvion qui s'avance au milieu des galets du lit actuel de l'Allier.

Culhat. — TeiTdsse. — Echelelles. — Au delà de Culhat, le terrain meuble existe sur la majeure partie du canton de Lezoux et passe sous les Echelettes, Terrasse-Haute, Terrasse-Basse, Bassinet, Laschas, villages sous lesquels se trouvent toujours les diverses espèces de galets que nous avons signalés plusieurs fois. Le terrain est disposé en étages. On en voit trois très-distincts, surtout si on suit une ligne qui réunirait Terrasse-Basse et Terrasse-Haute aux Echelettes.

Les trois étages y sont très-marqués, très-distincts. L'inférieur, dans lequel l'Allier creuse aujourd'hui son lit ou sur lequel il promène capricieusement ses eaux , n'offre qu'une alluvion moderne. Les deux autres appartiennent à une époque antérieure , mais on ne peut réellement trouver aucun caractère qui différencie nettement ces deux terrains.

Si l'on s'arrête un instant à José sur la rive gauche de l'Allier, on y trouve les mêmes cailloux qu'aux environs

246 TERRAiKS o'Autvion.

du Pont-dn-ChAtean , et l'on peul suivre ces Urges rivages de terrains meubles jusqu'au delà deMaringues(314, 315, 311,310, 305), lesquels vont en s' abaissant doucement en suivant le coarg de l'Allier.

Maringues. — Lusiltal. — Limotu. — II est bien cei^ tain que l'Atlîer a déposé à Maringues même des couches assez puissantes d'anciennes allnvions, mais il est assez difficile de les distinguer de celles de la Morge qui vient faire sa jonction près de cette ville. Plus loin même, la distinction peut encore présenter quelques difOcultés jusqu'à Lazillat (283) et au delà , car on reste toujours sur une vaste terrasse d'anciens dépdts de cailloux. On passe ensuite à Limons, toujours sur le même terrain, et l'on entre ^ans le canton de Randan presqa'entièrement couvert de ces vastes alluviong.

Randan. — Nous sommes toujours sur la rive gauche de l'Allier, mais à mesure que nous avançons, noos reconnaissons que le lit de la rivière s'est étendu, et qae des collines, très-èloignécs du cours d'eau actuel , montrent les traces ceriainei< de son passage. Ces collines eiislent daos la dmjeure partie du canton de Randan.

Elles Torment à une certaine dislance de l'Allier des falaises de caillouK roulés que les eaux ne peuvent plus atteindre.

Lezoux. — VimeUet. — Chamal. — Bulhon. — Sor la rive droite de la rivière , on est dans le canton de Lezoux oij les terrains meubles couvrent enrof; de plus grands espaces que dans le canton de Randan.

En sortant de Lezoux par la route de Maringues, on reste longtemps sur des sables quartzcux qui font peut-être partie des terrains d'arkosc. Ils sont remarquables par leur aboB-

^^ce et leur étendue. Ils indiquent des lavages ou des al- ,/'^ns considérables aux environs de Lezoux. A quelque ^ ^^ce, on rencontre des cailloux roulés , des sables et des ^0 'es qui constituent un véritable terrain de transport. Ce gfj^ ^^s galets de quartz de couleur variée, blancs, laiteux, b$s^\ '^^sés ou violacés , de grosseur variable. Il y a peu de ce/t^ ^^ ®* ^® roches volcaniques. Cette rareté, et surtout Vuv V ^hsence en quelques localités , rendrait ce terrain meu- ^^dépendant des dépôts de l'Allier. Aussi Tavons-nous ^^t^iidéré sur de grands espaces comme de Talluvion tertiaire. Mais à mesure que de Lezoux on s'avance vers l'Allier, on voit reparaître le basalte, et l'on ne peut plus douter que la rivière n'ait autrefois promené ses eaux sur le vaste territoire des communes de Bulhon (353) , de Crevant et de Vinzelles (335, 347), de Charnat (311). Cette dernière commune est située à la pointe nord de cette grande allavion , à laquelle la Dore et l'Allier ont pris part. Tout ce grand espace était alors recouvert par les eaux de ces deux rivières, aujourd'hui réduites et paisibles, et étalant leurs sinuosités sur des plages remaniées (282, 278).

Uaulerive» — Saint- Yorre. — Vichy. — La font. — L'Allier s'échappe ainsi du département du Puy-de-Dôme entre deux lignes de cailloux roulés, à l'altitude de 261 mètres ; puis il s'étale de nouveau à Saint-Yorre , à Hauterive et à Vichy, ou il a encore déposé de puissantes alluvions ^ lesquelles s'étendent bien loin de Vichy , sur les deux rives de la rivière. Elles se rattachent aux grands dépôts meubles de Randan , et du chAteau de Lafont. Dans ce dernier endroit on trouve des couches d'argiles et de sables avec des lits de cailloux roulés par-dessus. Des sources qui suintent dans le parc cimentent encore des cailloux , des graviers et

248 TERRAINS D'aLLCVIOR.

de la terre. Ces sources expliquent la présence d'un poudingue ferrugineux , imperméable i l'eau, qui existe dans la majeure partie du bassin de Vichy , et que l'on troufe déjà dans le département du Puy-de-DAme , sur le coteau de Lavelle, eu face de Msriogaes. On ne pent attribuer qo'k des eaux lerrugineuses l'étcndae et la compacité de ce poudingue. On connaît aussi un petit amas de ce poudingue à une grande distance de Lafont et de Lavelle , auprès de Gaanit, h la Serre et aux Guiots, sur le terrain primitif. Ce n'est donc qu'une eau minérale qui a pu relier et cimenter ces cailloux.

Entre Gannat et Vichy, les terrains meubles abondent, mais ce sont sur toutes les hauteurs des altuvjons tertiaires sans traces de baratte. Les cailloux de cette dernière rocbe se montrent dès que l'on approche de l' Allier.

Outre les cailloux volcaniques, l'Allier et les ruisseaux ont rassemblé k Vichj des quartz blancs ou gris , des quarti noirs , des granités , des porphyres , des grès , des galets ferrugineux rouges ou jaunes , etc. ; enfin , l'ensemble des échantillons que l'Allier et ses afDoents ont pu réunir dans les départements du Puy-de-DAme et du Cantal. Il faut y ajouter les couches de sables et de graviers que l'on a rencontrées dans les divers trous de sondes que l'on s pratiqués pour la recherche des eaux minérales.

1^ Sichon. — Un petit aRlaent de l'Allier, le Sichon , amène également un petit contingent de roches primitives et carbonifères. Si l'on remonte son cours jusqu'aux cascades de l'Ardoisière, on traverse successivement trois petites plaines ovales couvertes de cailloni roulés , et qui représentent le fond de trois lacs échelonnés , dont les eaux , se déversant de l'un dans l'antre , arrivaient enfin dans l'ancien lac quaternaire de Vichy.

Saint'Pùurçain. — ^ Aa nord de Vichy, les allavions augmentent et s'élargissent snr les deux bords de l'Allier ; la rivière occupe , de la manière la plus irrégnlière , un lit rarement profond tuais très^large , sur lequel , à chacune de ses crues , elle trace un ou plusieurs sillons , dérangeant chaque fois le lit où elle avait coulé long-temps paisible dans les temps ordinaires. Puis , l'Allier reçoit la Sioule , ordinairement limpide , mais qui ne laisse pas que d'amener de la vase et du gravier dans ses débordements.

Près de Saint-Pourçain » des ondulations du sol annoncent d'anciens dépôts et d'anciennes érosions de la rivière • Ce sont des sables , des graviers » des galets , cent (ois remaniés» mais aujourd'hui abandonnés par les eaux torrentielles qui les ont charriés et définitivement oubliés.

Chûlel'de- Neuve. — Le désordre et l'étendue de ces anciennes alluvions ne font qu'augmenter jusqu'à ChAtel-de- Neuve et au-delà. Aux environs de cette petite ville , la masse des terrains meubles est énorme^ et ils perdent ce caractère d'uniformité qu'ils avaient conservée dans le département du Puy-de-Dôme. On peut choisir au milieu de ces nombreux débris , du quartz et du silex de toutes les couleurs, des masses de grès ferrugineux analogues à ceux que Ton trouve à Paris f dans les sables de la butte Montmartre. Les gneiss, les granités et basaltes y sont en assez grande quantité. Tous ces cailloux sont bien roulés , tandis que des fragments de bois fossiles dicotylédones qui s'y rencontrent fréquemment ont conservé des angles vifs et des cassures fraîches. Ces bois semblent appartenir à la même espèce et existent déjà à Varennes, sur le bord de l'Allier , en face de Saint-Pourçain , et même dans le canton de Randan.

250 TERIAINS d'ALLCVIOII.

Derrière ChAtel-de-Neave , on a oQvert des carrières où l'on voit , i une certaine profondeor , sous des argiles mar- ' neuses . du banc de cdlcaire très-compact , souvent bleu et très-dur. Ce terrain meuble repose donc encore ici sar le terrain tertiaire.

Peut-être le terrain de transport lui-même appartîenl-i! au tertiaire supérieur. Il semble que des alluvions arrivant du nord ou du nord-est soient venues au devant de celles de l'Allier, et 4]ue le tout ait été mélangé et confusémeot entassé. Ce serait alors la réunion des alluvions tertiaires et des alluvions anciennes remaniées par l'Allier, et mélangées encore d'alluvions plus modernes ou contemporaines.

Randan. — Beaumonl. — Mons. — Sl-Denii. — St-Àitdré. — Bandan est bAti sur un vaste plateau d'alluvîon ancienne f410}, et entoaré de tous câtés de terrain meoble. Il est certain pour nous qu'une partie de i%s terrains appartient à l'alluvion tertiaire, mais la plus grande partie peot être considérée comme un délaissement de l'ancien cours de l'Allier.

En se dirigeant au sud de Randan josqu'au village de Beanmont et au-delà, on volt un certain nombre de petits plateaux d'alluvion (313. 335) qui ont été séparés par des ravinements ultérieurs. Il est évident que ces sommets isolés aujourd'hui et couverts de galets , formaient antrefois de larges nappes qui ont été morcelées.

La présence du basalte indique une époque postérieure au terrain tertiaire , et les galets basaltiques deviennent de plus en plus nombreux à mesure que l'on s'approche de la rivière d'Allier.

On retrouve les mêmes terrains i Hons (village 331), et, de là , on descend à la Villefranche , puis à la Saigne (292^

et sar un grand plateaa surbaissé toujours couvert de ces ancieooes alluvions de r Allier. On monte au château de Pérn gères y situé sur le bord d'un plateau d'alluvion, et l'on peut redescendre à St-Bonnet.

Nous entrâmes«ensuite sur des cailloux roulés , jusqu'aux Pois et à Lagarâe. Au*dessus de ce village, nous marchâmes pendant quelque temps sur le calcaire en côtoyant un plateaa alluvial. Nous quittâmes seulement les cailloux roulés en descendant à Barnazat , village sur calcaire , mais tout près duquel Talluvion (346) reparaît encore. On passe sur une autre butte d'alluvion et continuant ensuite de marcher au sad sur le calcaire lacustre, on arrive à St-Denis (347), puis à St-André (335) , toujours sur le calcaire.

Tout le terrain tertiaire que l'on traverse est parsemé de galets, et il ne peut en être autrement , puisque ces galets recouvrent tous les plateaux. Les cailloux roulés augmentent surtout en nombre, en approchant de St-André , au-dessus duquel on les suit en une traînée allongée jusqu'au Cohat qui est un très-gros village. On retrouve de nouveau l'alluvion ancienne aux Malaures (320) avec quelques masses de calcaire à Phryganes , à Malmouche et aux Carteaux (332) ; entre ces localités , toutes placées sur des éminences , on traverse une terre végétale, noire et grasse , dont nous avons déjà parlé ailleurs, qui est, comme nous l'avons dit, une ancienne terre de marais (321, 311), mais elle est ici parsemée de galets.

Loriaval. — Rigodanche. — Si-Priest-Bramefani, — Sl'Sykestre. — Pragoulin. — En sortant de Randan, au sud , et marchant toujours sur l'ancien terrain d'alluvion , nous descendîmes à Loriaval (350) , village près duquel les Phryganes existent dans les terres , ou sous les cailloux rou-

252 TERBAIMS D'ALLtVION.

lés i onfl petite profondear. De li , noas rnootâmes dai» tes bois en remanjuant le calcaire i nn sur les peotes , et recouvert partout ailleurs de cailloai roulés qui se montrent en couches dès qu'on atteint les bords des plateaux. Noua pareonrùtnes une grande partie des bois dont le terrain est très-uniForme , et remontant au sud , nous descendîmes à Rigodanche (326). LÀ, se trouvent des amas de sables provenant des anciennes alluvions de l'Allier, et l'on reste trâs-longtemps sur ce même terrain que l'on retrouve encore à la Boutière, eu moaliu d'Anant, aux Malerettes (291) et dans tous les environs, mais ce terrain passe insensiblement i l'atlovioD moderne qui se poursuit jusqu'au bord de l'Allier.

Du moulin d'Anant , nous arriv&med par un cbemîn tristortueux aux Beaujera , pais au Casson , longeant la Ihm d'étages d'altnvions déposées par l'Allier, et Tonnant des ter^ rasses d'oii la vue est admirable. Aussi en a-t-on profilé pour bâtir des châteaux et des maisons de campagne. Nous monlAmes ensuite sur le calcaire à St-Priest-Bramefant, laissant au-dessous de nous une plaine immense et nivelée d'alluvion 'moderne, sur laquelle l'Allier grossi par les pluies, étale de temps en temps ses eaux vaseuses.

A Saint-Priest , et sous l'église même , se retrouvent les cailloux roulés anciens.

Au nord de St-Priest , k la Latte ( hameau S67) , nous remarquâmes dans les couches de sable déposées par l'Allier, de petits lots de pouuolanes noires, et en montant aux Gilberts (327) , nous vîmes dans les ravinements qn'nn orsge avait tracés la nuit précédente , de petites traînées de 1er titan ia té.

Pour revenir de la Hmite nord du département (271), 1

Randan , nous parcourûmes de grands bois situés sur ces ancieooes alluvions qui s'étendent au loin dans le département de l'Allier.

Presque partout les cailloux roulés sont mêlés de basalte; OD voit poartout ces galets devenir de moins en moins fréquents, en se rapprochant de Randan. Il semble même que les points culminants des coteaux en sont entièrement privés. Ils appartiendraient alors à l'alluvion tertiaire , mais il est très-difficile, si ce n'est impossible, de limiter ce terrain. L'altitude plus considérable du sol tertiaire serait peut-être le seul moyen d'y parvenir, et encore les remaniements des galets s'opposeraient à une exacte délimitation.

On a toujours le même terrain dans la commune de St-Sylvestre où les galets basaltiques existent encore , et l'on trouve près de là des masses de Phryganes. Du reste, ces concrétions calcaires existent dans les bois de Randan , sur un grand nombre de points , en dessous des cailloux roulés et sur les pentes des coteaux où elles ont été mises à DU par les eaux. Nous retrouvâmes encore des Phryganes entre les Benedins et les Gages. Partout ailleurs, dans cette commune et dans celles de Brughat , qui lui est contiguë dans le département de l'Allier , ce sont toujours de vastes plateaux de cailloux roulés (328, 303, 331, 345, 363), très-souvent quartzeux. Une fois arrivé aux Gages, nous descendimes à droite sur la pente qui domine le ruisseau, et nous y trouvâmes le calcaire à nu, avec une grande quantité de ménilites de toutes les formes. Nous descendîmes alors vers la Poivrière où nous vîmes le chemin creusé au milieu de puissants dépôts d'anciennes alluvions. On y remarque des sables et différentes couches de petits cailloux roulés et souvent ferrugineux. La Poivrière est encore sur les an-

254 TEUAIMS D'ALLDVION.

riens traasports de la rivière, pais, an delà ^ à Test, ce sont les allavions modernes de l'Allier.

Nous vîmes aussi l'alluvion à Pragoulia, à la Croix-da- Trève, et plus près de I& , de oombreuses masses de Phrygaues. Nous traversftmes, dans les bois, an espace entièrement calcaire et sans cailloux roulés, et doos reotrimes k Randan.

LA SIOULC. 255

Page 1