ALLUVIONS DE LA SIOCLE
Il existe dans le département du Puy-de-Dôme une petite rivière, dont les eaux , après un trajet des plus accidentés 9 se rendent bientôt dans l'Allier. Cette rivière , que Ton appelle la Sioule^ occupe le principal sillon de la région montagneuse.
La position de sa source ou de ses sources est un peu indécise, eomme l'origine de beaucoup de rivières ; une foule de petits ruisseaux tributaires cherchent à s'arroger ce titre dès leur naissance.
N'ayant à nous occuper de la Sioule qu'au point de vue de ses dépôts alluviens et de ses érosions , nous accepterons pour sa source le lac de Servières à 1,200 mètres. Nous verrons successivement grossir les eaux de la rivière , de tons les petits ruisseaux tributaires qui descendent du Mont- Dore, par les vallées d'Orci val et de Boche Sanadoire.
Faible ruisseau , la Sioule coule d'abord sur le basalte dans un lit peu profond. Elle atteint très-vite le terrain tertiaire , près de Bessat , à 924 mètres , et dépose bientôt après , en une longue traînée (865) qui ne s'arrête qu'au delà de Saint-Bonnet, les premiers cailloux qu'elle a arrachés au basalte ou entraînés en lavant le terrain tertiaire.
256 TEBBAtMS d'aLLDVION.
C'est le premier lau qoe la rivière a Tonné dans ta première vallée. En suivant son coars, elle passe bq PonMes-Eani ofl elle a mis à nu par ses lavages le terraia primitif, et où elle reçoit le ruisseau d'Antérloux et de Néboniat (796).
C'est mainteaant une petite rivière qui vient baigner les prismes de lave de Hontribeyre, et qui se dirigeant vers Olb} traverse le fond d'nn ancien lac tertiaire.
Il n'est pas douteui pour nous que la Sionle n'ait «a déjà cette même direction i nne époque relativement ancienne. Il est vrai que les volcans n'existaient pas encore , que le relief dn sol ne pouvait être le même , mais tout nous indique qu'un cours d'eau puissant ameDait dans le bassin tertiaire d'Olbj tous les débris que les pluies torrentiellei pouvaient détacher d'une vaste surface.
Après les détours que fait la Sionle dans le fond d'argiles de cet ancien lac où elle a creusé son nouveau lit, elle reçoit le Sioulet, et, un peu plus loin, la Mionxe, dont le cours est bien plus prolongé que celui de la Sioule i partir du lac de Servières. En elfet , la Miouze a recueilli les caoi du puy de Banson , et de grandes plaines situées dans les cantons d'Herment , de Bourg-Lactic et des montagnes de Laqueuille.
Une fois la jonction de la Hionte, la Sioule est nua téritable rivière , laquelle & l'époque alluviale formait m lac charmant dans la vallée de Pontgiband. Ce lac trèt-étroil avait 7 à 8 kilomètres de longueur, et fut sans doute déterminé par le barrage de la vallés , quand les laves de CAme et de Louchadière, suivant la déclivité du sol, vinrent arr^ ter ses eaui.
Il en résolla un très-beau lac , dont le fond allovial est s nivelé (686. 682, 677, 670), et conrert de vertes