CHAPITRE CXXVII
9mHe den ▼olemBs AltnéA un nord du pny de Dftne. — Gr«v^ den pny» de Janes» Coquille » Lonchadlère et lests mi-
Les puy$ de Jumes « Coquille et Leyronne. — Comme Ta très-bien remurqué M. Vimont, les cônes volcaniques modernes du nord au sud « sur le plateau primitif de l'Aavergne, tout en conservant cette direction générale, forment de petits groupes distincts dont les cônes sont souvent dépendants d'une montagne principale. La Coquille et Jumes, deux montagnes jumelles et accolées, constituent un de ces groupes auquel il faut ajouter le grand puy de Loachadière.
De la base de Chopinc , en se dirigeant au nord , on atteint une montagne de domite sur le flanc de laquelle existe le petit cratère de Leyronne dont nous avons parlé. Ce petit cratère d'explosion n'est pas, comme le pensait Ramond » une cavité creusée de main d'homme pour abreuver les bestiaux , maib un véritable point d'éruption gazeuse.
En quittant Leyronne (1,066 R.) , on aborde la Coquille ou le puy de la Toux (1 , 158 R.) , que Ton monte par sa partie sud. On trouve partout des fragments de domite plus ou moins calcinés et fendillés , fondus même sur les bords, et l'on arrive sur un premier sommet sans cratère, qui n'est qu'un appendice de la montagne. Là on voit déji des scories eo abondance , mais elles proviennent des envi*
NQRD DU PDY DE DOME. 59
rons, et Ton peut encore considérer cette pointe comnae appartenant au vaste terrain de domile qui recouvre toute la contrée et dont Raroond avait déjà reconnu Tétendue.
De cette pointe on descend un peu « puis on remonte immédiatement au sommet du puy. Là on trouve un cratère peu profond dont le bord sud est en grande partie domitique » tandis que le bord occidental est déprimé comme s*il eût donné issue à une coulée de lave , laquelle cependant n'existe pas , car ce n*est qu*à Popposé , à Test , que la coulée s^échappe. Ce cratère offre aussi de nombreux fragments de cette lave grise si répandue près du puy de Dôme et du puy de Cbopipe. Des buissons de Hêtre sont dispersés dans ce cratère.
On descend pendant quelque temps en abandonnant l'oreille de la Coquille , et Ton remonte pour atteindre la crête ' de Jumes plus élevé (1,165 R.) que le puy qui lui est accolé. Là tout est scoriacé. Un magnifique cratère, profond de 6 i m., se présente , plus vaste , aussi bien fait et presque aussi profond que celui de Pariou. Il est un peu ouvert au .Dord. On remarque sur ses bords , et surtout au nord et aa nord-est 9 de gros blocs de scories tordues qui rappellent la puissance et Tintensité du feu. Des arbres sont disséminés dans son intérieur et mieux garantis du vent que ceux qui sont au sommet et dont toutes les branches sont fortement courbées à Test par la violence et la fréquence des vents d'ouest.
On reconnaît dans le groupe de ces deux jumeaux, Juroes et Coquille , un des points les plus puissants d'éruption do grand foyer volcanique dont les cônes sont alignés sur le plateau central. On cherche les coulées qui ont dû sortir de ces c6ues , et l'on oe tarde pas à en découvrir une
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qui semble prendre naissance entre les deux volcans, mais plutôt sur le flanc de Coquille. Elle descend à travers les bois et les broussailles et court sur an terrain de domite qu*elle recouvre.
Une autre coulée se dégage des scories, au nord-^st, et descend rapidement sur la grande plaine qui eiiste au bas de ces montagnes. Vers son point d'éruption , on reconnaît comme un vaste plateau accolé à Jumes , et oii Ion croit voir l'oreille d*un cratère détruit , sur le bord et au milieu duquel Jumes aurait surgi postérieurement comme le cône scoriacé de Pariou sur le bord du cratère qui a fourni sa lave. C*est, du reste, une chose as^ez fréquente dans les éruptions des volcans d'Auvergne, de trouver des cratères vastes et abtmés qui ont produit des laves étendues, et de voir naître ensuite le cratère de scories qui n'a produit que des gaz et qui s*est conservé parfaitement intact. Ces volcans ont souvent fourni plusieurs coulées, et c'est à tort qu'ils ont été considérés comme n'ayant eu chacun qu'une seule éruption. Ils ont d&, au contraire, brûler longtemps et superposer leurs laves. Jumes le démontre , car de ce plateau oa reste de cratère , on voit descendre en cascade de pierre une lave très-abondante dont les points éruptifs sont sur ce même plateau. Une portion de celte lave descend au nordest et va rejoindre celle qui , plus haut, se dégage des scories , de telle sorte que les coulées de Jumes , de Coquille et d'autres points éruptifs , se réunissent et vont couvrir et inonder la plaine.
Une autre portion de celte lave tourne au nord et va s'étendre dans une petite plaine resserrée de tous cA!és par d'autres bouches è feu ; elle passe au pied de la Nugère et de Tuniiet et s'arrête devant le puj de la Goulie » ou plutôt
se confond en cet endroit avec d*autres laves qni procèdent des puys voisins*
Selon M. Vimont qui a étudié avec beaucoup de soin ce point volcanique , cette espèce de cratère dont nous venons de signaler la lave , aurait donné a un torrent formé d'une » lave écumeuse à surfaire tournientée , hérissée de monti- » cules , de blocs entassés et contournés. Elle s'étend sur » une largeur de 800 m., baignant la base de Bleymas qui » en a peut-être fourni une portion; puis, diniinuant gra- » dueljement , elle forme un triangle allongé , à sommet » mousse et arrondi , et se termine après un parcours de » 1,200 m., recouvrant en partie, par son extrémité, la » grande coulée. Ces deux courants, bien distincts (dont » Tun est le courant inférieur sortant entre les deux puys), » sont séparés , dès leur origine, par un espace de plus de > 200 m.; et, lorsqu'ils se rejoignent et se superposent, la » coulée supérieure forme un relief très-net et très-prononcé X» au-dessus de la plus ancienne , ce qui permet de les distin- » guer, même de loin, avec la plus grande facilité. »
La coulée inférieure, qui est la plus considérable, grossie peut-être de quelques courants tributaires, descend à Test. Elle est formée d'une lave noire, compacte et pyroxénique. « Sa largeur , dit M. Vimont , est d'abord de 100 à 150 mètres , et sa surface , assez unie , est recouverte par une futaie de Chênes et de Hêtres , à laquelle succèdent des Bruyères et de maigres champs cultivés. Elle rejoint , après un trajet de 2,000 m., la lave venue de Sarcoui. Ensuite les deux laves confondues dépendent rapidement par la gorge de l'Argnat» avec une largeur constante de 200 mètres , et arrivent au hameau du Mas d'Argnat , situé à 4 kilomètres de rorigine de la coulée de Jumes.
» Une galerie, d'une quinzaine de mètres de loncf, continue H. Viroont « exécutée par les habitants de l'Argnat» un peu au-dessus de Tentrée supérieure de la gorge , dans le but de rechercher de Peau sous la cuulée, permet d'apercevoir son point de contact avec le gneiss , qu'elle a légèrement altéré en lui communiquant, jusqu'à une faible distance, une teinte rouge marquée , due à la suroxydation des minéraux constitutifs de ce gneiss. Presque dans le même lieu , on trouve plusieurs variétés de diorite et de l'aphanite enclavées dans le gneiss , et on peut en tirer une série d'èchbntillons qu'on ne saurait distinguer des échantillons des mêmes variétés provenant de Chopine. C'est évidemment là un affleurement du filon sur lequel cette montagne s'est élevée , et avec les matériaux duquel elle s'est en partie constituée. »
Apiès avoir dépassé le Mas d'Argnat , cette coulée complexe qui était restée jusque-là sur le terrain primitif, en sort par une des gorges de la falaise, et après une desrente assez rapide, s'étend sur le terrain tertiaire, atteint 1,200 mètres de largeur et quelquefois 1,500. Elle passe à Féligonde, au-dessus de la Vernède et des Barrats, très-près de La Vialle , et vient s'arrêter à Saint- Vincent et à Blanzat, après avoîr parcouru plus d'un myriamètre. Elle atteint 510 m. A Féligonde , 504 à Malliauzat dans la cour du chAteau , 4i7 à Sayat à la porte de l'église, et 409 aux sources de Saint- Vincent , son point le plus bas.
On voit que, dans la plaine, cette lave marche presqu'en sens inverse de celle de Pariou , et vient aboutir à une petite distance du point où cette dernière s'est arrêtée.
Si les abords de Jumes et de Coquille sont dépourvus de sources , si les villages de TArgnat et du Mas sont presque
privés d'eaa, la coalée abandonne ses trésors dès qu'elle est arrivée dans la plaine : des sources de toute beauté sortent à Féligonde , i Sayat et surtout à Saint- Vincent.
Le docteur Peghonx a reconnu que la lave de Saint- Vincent reposait sur un lit de cailloux roulés primitifs , et que t de plus » dans les points où elle touchait le calcaire marneoi, ce dernier était d*une friabilité extrême, présentant une teinte jaune différente de sa couleur ordinaire , ou bien par suite du retrait qu'il avait subi, il était divisé en petits prismes verticalement placés les uns à côté des autres, tdrmani ainsi, à la partie supérieure de la couche lacustre; deux ou trois couches qui sInOéchissent au gré de leurs sinuosités. Les petits prismes sont hexagonaux ou pentagonaux, isolés, ou groupés deux à deux , trois à trois.
Le puy de Louchadiêre. — Louchadière est un magnifique volcan , Tun des plus puissants de toute la chaîne. Il appartient au groupe du nord , et se trouve placé un peu à loccideni, sur une ligne qui joindrait le puy de Verrières, Lantegy et Came , en laissant Chopine un peu à Test.
Louchadière est on beau cône de scories , dont le point le plus élevé, situé au nord, atteint 1 ,198 m. R. On y voit un très-beau cratère profond de 150 mètres, très-vaste , et contenant au fond une masse de lave noire qui semble en fermer la cheminée. A partir du point le plus élevé que nous venons de signaler , la crête du cratère s'abaisse doucement, mais , au sud , il existe un petit cratère supplémentaire, oblong et latéral, couvert de bois.
Les deux côtés du grand cratère se prolongent au sudouest comme les bras d'un fauteuil, ce qui a fait donner au puy le nom Tchadiére^ chaise, d'où l'on a fait Louchadière. Ces deux grands prolongements indiquent très-clairement
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un ancien cratère d où la coulée est sortie, tandis que le cratère actuel serait la bouche d*éroission gazeuse paifaitemenl coni>ervée et élevée sur les ruines de Tancien*
Le puy est couvert de fragmenls de domite , mais on voit sur son sommet, et surtout à Textrémito sud-ouest da bras occidcntdl du cratère , les scories les plus fraîches et les plus belles que Ton puisse imnginer. Elles sont légères, très-celluleuses et à grains fins ou compactes , tordues ou sous la forme de bombes volcaniques
Ramond a parfaitement décrit le puy de Louchadière. « C'est, dit-il, une montagne entièrement i^olét; des autres poys et la plus haute de cette région. Son sommet est Toreilleolientale d*un énorme cratère , dont l'enceinte est entièrement culbutée du côté du couchant. C'est un des plus beaux objets de ce genre que l'on rencontre en Auvergne. Ce cratère , il est vrai , n'est pas nu , décharné , et comme brûlant , tel , en un mot , qu'on voit ceux des puys de la Vache et de Lassolas , mais il les égale en profondeur et les surpasse beaucoup en étendue. Vu de la plaine, il a la figure d'un fauteuil immense , dont les longs bras sont rouverts de furets ; le tond du cratère en e>t le siège. De là part une lave considérable qui descend brusquement d'un degré, et ce degré représente le pied du fauteuil. »
C'est au sud , au sud-ouest, et peut-être aussi au nord, que s'échappe la lave dont le puy parait presqu 'entouré, mais la lave du nord pourrait provenir aussi d'un point éruptif, situé au pied même de la montagne, sur le bord de la route.
Quant à la grande coulée qui s'épanche à l'ouest et au sud-ouest, elle desrend en gros bouillons du milieu des scories , et ses premières pentes sout couvertes de bois qui cacheut en partie sou origine.
La coulée t d'abord (rès-rugueuse » s'adoucit bientôt et «'étale largement autour du puy , sur le terrain granitique et sur des fragments de domite. Elle ne présente pas, à beaucoup près , les inégalités de la cheire de Came.
« La lave « observée en place , dit Ramond » est d'un gris d'ardoise, contient des lames et des grains de feldspath et un peu de pyroxène ; ses scories sont rouges, mais, dans le cratère , on trouve d*autres variétés de la même la^e en blocs épars ; d'abord une lave d'un gris plus clair et dont les parties denses sont d'une dureté remarquable, ensuite une autre presque blanche et très-feldspathique, dont les parties huileuses conservent la même couleur, et dont les parties compactes sont semées de fer oligiste en petites lames. Celle-ci fond en verre couleur de cul de bouteille, et attire fortement le barreau aimanté. Je ne connais aucune lave aussi cohérente et aussi sonore ; elle résonne sous le marteau comme une masse métallique. Du reste , die a la plus grande analogie avec la lave du puy de la Nugère, connue sous le nom de pierre de Volvic ; elle en a également avec celles du puy de la Coquille. Toutes ces laves semblent sortir du même foyer, et les difTérents puys qui les ont fournies pourraient être considérés comme autant de cheminées d*un seul et même volcan. »
Des études ultérieures ont fait reconnaître k M. Fournet que les cristaux blancs , disséminés dans cette lave , étaient du labrador, minéral que l'on retrouve dans les laves modernes de l'Etna et dans les produits du Slromboli.
La présence de ces cristaux que l'on rencontre auFsi dans la lave grise de la Nngère , dite pierre de Volvic, tendrait à rapprocher ces deux laves, comme le dit Ramond , mais l'ensemble des caractères de cette coulée indiquerait de
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grandes difrérences. La aappe sortie de la Nagère est feldspathique. celle de Louchadière est pyroxénî<|tte. Il est vrai que l'on pourrait ici . comme ailleurs , invoquer des phénomènes de liqoatioo qui auraient eu lieu pendiint le trajet de cette lave » car elle est bien moins pyroiénique à son origine qu'à son eitrémité ioférieure.
Il se peut aussi que cette grande plaine de lave que nous allons parcourir , soit le résultat de plusieurs coulées dont il aérait bien difficile de démêler et de reeonnatlre les produits.^
Une portion de cette grande nappe se dirige au nordouest et s*étend un pen au delà de la route de Riom à Pontgibaud ; mais le grand courant descend à l'ouest et constitue une vaste cheire ayant plus de deux kilomètres de largeur. Sur le bord septentrional et sur la lave même se trouve le fillage du Bouchet ; au delà de son bord méridional et sur granité, existe le village de Beauregard.
Près du Bouchet « où la lave forme une sorte de flot , elle se dévie un peu au sud pour retourner à l'ouest, mais elle s'élargit encore. Ne serait-ce pas une coulée antérieure qui ferait saillie au-dessons des monticules de lave du Bouchet»
An-dessus de Beauloup, et de là à Chausselle (deux villages) , il semble que l'action volcanique se réveille , et l'on aperçoit de très-loin des monticules de lave et de scories qui rappellent ceux de Murol produits par le Tartaret. Ces amas de scories indiquent une fois de plus que , tout en marchant , les laves conservent très-longtemps comprimées des matières gâteuses qui peuvent se faire jour sous certaines conditions. M. Deville a mis ce fait hors de doute daosses intéressantes observations sur la dernière éruption du Vésuve. « Après que l'incandescence eut disparu de toute la coulée I dit ce savant géologue » il se manifesta une aecoode
iocandeâcence dans le ravin de la Yetrapa , là où la lave s'était accumulée avec la plus grande épaisseur (26 à 40 m.). Elle eut lieu vers la Gn de juin et durait çncore quatrç mois environ après l'éruption. Il se dégageait de celte partie da courant des fumerolles dont la température dépc^ssai^ encore MO^. »
La Courteix, village bAti sur le micaschiste feuilleté ». très-près du granité et de la coulée de Loucbadière , est situé sur un terrain tellement jonché de blocs de lave de cette coulée, quon le croirait bAti sur la lave elle-même. Les mêmes faits se présentent dans tous les environs de la cou-* lée. Le volcan ou les éruptions partielles qui se produisaient sur la lave ont couvert le sol A une grande distance. Les fragments se retrouvent A Beauregard. et, dans tous les environs, le terrain primitif est parsemé de gros blocs de domite et de masses de lave.
Après le village de Cbausselle » le courant de lave de Lou* chadière se rétrécit au point de mesurer seulement 400 A 500 m. Il descend rapidement et arrive dans la vallée de Pontgibaud , c6le a c6te avec la coulée du puy de C6me qui , de lA , se diri;;e dans le même sens.
C*est un peu au-dessus de la fonderie que se joignent les deux laves, en dessous d'un aldeurement porphyrique. Celle de Loucbadière forme la rive droite d'un bel étang d'eau pure , et se prolonge sous les maisons du village de Péchadoire. La coulée de C6me constitue l'autre bord de l'étang dont une digue artificielle retient les eaux.
Ces eaux , très-abondantes , sortent des deux coulées » mais principalement de celle de Loucbadière. On y voit pénétrer plusieurs petits ruisseaux ; mais il est évident que c*est dans l'étang même , et par-dessous les masses de lave
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qui forment son sol « que lo majeure partie de ses eanx vient sortir; carie volume de l'eau qui sort est bien plus considérable que celui des ruisseaux que l'on y voit entrer. Un pea avant d'arriver à l'étang, on voit des eaux très-pures se perdre en abondance sous des blocs de lave d'où elles doivent nécessairement alimenter l'étang ou se perdre dans la Sioole.
Ici 9 comme pour beaucoup d'autres volcans d'Auvergne, on pourrait croire au moins à deui coulées superposées. La lave supérieure s'est accumulée sous le parc du château « et c'est là probablement qu'elle s'est arrêtée » comme on peut en juger du sentier qui monte à Anchald , de l'autre côté de la Sioule. Son épaisseur dans cet endroit est énorme. Elle est couverte de bois, et une petite source provenant de la coulée est amenée en face du château. Ce serait alors la première lave de Louchadière , comme la première lave de Côme, c'est-à-dire les plus anciennes qui forme-^aient les bords de l'étang de Pécbadoire et qui lui fourniraient ses eaux.
Le puy de Tunizet ou Tenutzet. — Tout autour des grands volcans du nord de la série , on ne trouve que blocs de domite épars et souvent calcinés , lesquels font partie da grand terrain domitique , si développé entre le pu j de Dôme et Louchadière. Ce terrain se manifeste jusque sor les flancs d'une petite montagne appelée Tunizet. Ce rôoe offre pourtant des scories qui recouvrent en partie ses flancs , très-difficiles à parcourir à cause des buissons et de la végétation vigoureuse qui les recouvre. Le sommet (1 ,059 R.) offre pourtant un petit cratère déprimé , sans profondeur , qui n'a pas donné de lave. Tunizet , qui tient au puy de Jumes da côté du nord , ne parait être qu'un soupirail de
cette montagne , dont il n*est séparé que par an petit enfoncement.
Tout à côté de Tunizct , on voit au N.-O. on autre monticule appelé le bois de Mozai^ et an sud-es^t on autre nommé la Raviole, tous deux moins élevés que Tunizet. Bamond regardait Tespace situé entre ces trois cimes comme le reste d*un cratère qui aurait versé sa lave an nord ; c*est précisément l'opinion que nous avons exprimée en parlant des laves de Jumes.
Le puy de Bleymas. — Le puy de Bleymas est une petite montagne de scories qui s'élève an milieu des bois , entre les. cratères de Jumes et de laNngère. Il tient à ce dernier puy par ses scories qui sont abondantes. Il n'a pas de cratère^ c'est ane simple boursouflure volcanique.
70 TBRRA1K5 LAVIQUB8.