‹ Les époques littéraires de l'IndeChapitre 35 sur 46 · LE VÉDANTA DEPUIS L'ANTIQUITÉ VÉDIQUE JUSQU'A JL'ÉPOQUE · texte numérisé non relu

LE VÉDANTA DEPUIS L'ANTIQUITÉ VÉDIQUE JUSQU'A JL'ÉPOQUE

DE ÇANKARA ACHARYA.

Si la composition des écritures védiques remonte jusqu'au berceau de la civilisation des Aryas, on induirait avec vraisemblance que les systèmes de philosophie qui s'y rattachent et qui en invoquent l'autorité sont de beaucoup les plus anciens : en fait, toutefois, leur formation et leur développement se présentent sous un tout autre aspect. Des deux branches réputées orthodoxes de la science et de la spéculation indienne, la plus importante n'a pris sa pleine extension que quand elle fut un moyen de lutte contre les systèmes de philosophie indépendante; or l'antagonisme éclata seulement lorsque ceux-ci eurent ruiné les bases de l'édifice social fondé sur la révélation des

(1) Le D*" Frédéric-Hugo Windischmann en a le premier fait Thistoire en Europe: Sancarâ sive de theologumenis Vetfantidorum (Bonnse, 1833, îd-8^).

(2) Journal asiatique, VI® série, Janvier 1866, pp. 5-96.

Védas et sur Tautorité du sacerdoce brahmanique. Depuis Colebrooke jusqu'aux derniers historiens de la philosophie indienne, dont quelques-uns sont des savants indigènes, il ne s'est produit qu'une seule opinion sur l'ordre chronologique des Darçanas ou systèmes de philosophie au nombre de si'x; tous considèrent leVédànta, en tant que doctrine développée, discutée, faisant école, comme le plus récent des grands systèmes.

Philosophie spéculative par essence, le Védânta fut en germe, dirait-on, dans tous les travaux qui suivirent la rédaction écrite des Védas, surtout dans ceux qui dépassèrent leur interprétation littérale. Vint le moment où l'on essaya de formuler une cosmogonie et une théogonie ayant leurs racines dans les Ecritures, où l'on tenta de ré* duire en théorie les opinions reçues sur le monde, sur Tàme et la destinée humaine, de les compléter par une démonstration : dès lors, selon toute apparence, se produisit un idéalisme panthéistique identique au fond à celui qu'a consacré le système élaboré beaucoup plus tard et désormais connu sous la dénomination de Védânta. Il se forma de bonne heure un mot abstrait pour désigner le travail de la pensée philosophique, Mimânsâ, « désir de connaître; y» c'est qu'en effet la recherche, la spéculation tenait une très grande place dans les entretiens des différentes écoles de brahmanes.

Bientôt on distingua entre la spéculation plutôt pratique qui traitait de l'accomplissement des actes recommandés par le Véda, et la véritable spéculation philosophique qui touchait aux plus hauts problèmes de métaphysique et de théologie. L'une fut appelée Karma-Mîmânsà ou « Mîmânsâ des œuvres, » c'est-à-dire des devoirs religieux d'un ordre éle^é et aussi des plus minces prescriptions devant assurer an croyant des mérites dans cette vie et au delà; la seconde Ait appelée Brahma-Mimânsâ « investigation de Brahma, » c'est-à-dire « de la science divine » : en d'autres termes, la théologie contemplative et mystique (1). Cette partie supérieure du savoir brahmanique ne cessa pas d'être cultivée, tandis que les études auxiliaires de l'interprétation des Védas étaient portées par un lent travail à leur dernier terme ; telle Alt l'origine de six branches de l'exégèse védique que M. Max

(1) Pour cette distinction, voir les Mémoires de Colebrooke sur les deux Mtmânsas, dans le volume cité de M. Pauthier, et l'ouvrage de M. Windischmann père : die Philosophie im Fortgang der Weltgeschichie, IV'part. p. 1750-1752.

368 PHILOSOPHIE INDIE!HNE.

Millier a décrites avec tant de détails dans son livre capital sur la plus ancienne littérature de Tlnde (1); elles ftirent Tobjet des traités nommés Yédângas ou « membres du Véda » dans un sens restreint : grammaire, prononciation, prosodie et métrique, exégèse, rituel, astronomie (Vyôkarana, çikshâ^ chkandas, nirukta, kalpa, âjyoti&hai. Le Védânta est ancien en tant que formule de l'idéalisme ; il apparut aussitôt que, la conquête du nord de la Péninsule étant terminée, la race des Aryas étant maîtresse de toute la vallée du Gange, les brahmanes engagèrent la lutte pour établir leur prépondérance sur les rois et les guerriers. On était encore fort loin d'une théorie semblable à celle qui fut élaborée par Bâdaràyana dans un célèbre recueil de Sùtras; mais ce n'en était pas moins une doctrine aboutissant à ridée fondamentale du Védânta, l'idée de Brahma comme de l'Esprit absolu, de l'Être pur. Si l'on ne peut prétendre, en remontant aussi haut, à des définitions exactes, du moins est-on en possession d'inductions fournies à la fois par la langue et par divers monuments littéraires. Ainsi acquiert-on la conviction que la spéculation d'où sortira un jour le Védânta avait ses racines dans les croyances nationales du peuple dominateur, et qu'elle fut l'objet d'un enseignement traditionnel.

Le nom de Védânta, signifiant « fin, conclusion du Véda, »» était entendu, dans le principe et par le plus grand nombre, d'une hautr» science, dernier but de toute recherche, de tout effort de l'esprit. C'est en ce sens qu'il est usité dans le code de Manou, dont la première rédaction remonterait au v« siècle avant Jésus-Christ : le Védânta. c'est la doctrine que doit connsutre et approfondir celui qui aspire au quatrième degré de la vie religieuse (2), qui veut être sannyasi ou ascète accompli. -

Les rédacteurs du Mânava-dharma-çâstra semblent avoir employé le mot Védânta dans une acception antique, plus large que la désignation d'un grand système philosophique. Comme il ressort des investigations spéciales d'un indianiste allemand (3), ce mot aurait indiqué.

(1) A Hlstory of ancient sanskrit LUercUure, London, 1859, 2« édit. 1861, in-8**. {The six Vedangas, p. 108-215 de la première édition).

(2) LxAs de Manou, traduites par A. Loiseleur-Deslongchamps, I. II, d. 160, et 1. VI, d. 83 et 94.

(3) D' Fr. Johœntgen, Uber dos Gesetzhuch des Manu. Eine philoso phisch-liUeraturhistorische Studie (Berlin 1863, p. 70-77, 80-82, 102-104).

au pluriel comme au singulier, la littérature théologique dans son ensemble. Çankara Ta entendu de cette façon dans son interprétation de passages importants des Brahma-Sûtras (1), et on ne serait pas autorisé parles gloses de KouUoûkaBhattasurManou à le restreindre, pour les temps anciens, à la seule collection des Oupanischads. Il est bien vrai que, dans la suite des temps, les défenseurs du système védânta se sont référés avec un respect tout particulier au témoignage des Oupanischads comme à celui de sources de la plus grande autorité; mais d'autres sectes, moins fidèles à Tesprit de la révélation védique, ont élevé aussi la prétention d'invoquer ces mêmes monuments dans toute espèce de questions. Il reste au moins avéré, quand même on n'appliquerait pas le nom de Védânta aux seuls Oupanischads, qu'il convenait éminemment à ces méditations philosophiques, pénétrées de l'esprit religieux propre aux anciens Aryas, comme il respire dans leurs hymnes et chants liturgiques; la langue et le style attestent, aussi bien que les pensées, l'âge vraiment ancien de ces ouvrages que les lois et les coutumes ont toigours recommandés à la vénération des Hindous (2).

Si l'on comprend sous la dénomination de Védânta tout un ordre de conceptions métaphysiques et religieuses, antérieures à la formation de l'école proprement dite, on attribuerait dans la même période au nom de Yédàngas un sens plus étendu que celui des six sciences auxiliaires, ainsi appelées dans le répertoire des écrits brahmaniques. D'après un passage remarquable du code de Manou (3), le terme de Védàngas embrassait primitivement tous les textes non mesurés, les œuvres considérables en prose qui servent de complément aux chants du Yéda, tandis que le terme de Chhandas comprenait les textes métriques, destinés au chant ou à une récitation cadencée. Les premiers avaient aussi reçu la désignation collective de Brahma ou science divine, convenant de tout point à la collection des Oupanischads et des Brâhmanas, qui nous sera bientôt entièrement connue. Les Oupanischads nous représentent la première expansion de la théosophie in-

(1) On y lit védârOds, védArOéshu, de môme que t>édâfaa, comme terme collectif.

(2) Fréd. Windischmann Ta prouvé par Tétude des formes et de la syntaxe dans sa monographie citée, Sancara, etc. p. 49-78.

(3) Lois de Manou, 1. IV, d. 98, chhandânsi védângàni tu sarvàmi, Ibid. d. 100, Brahma c?i?iandaskritam chaiva, (V. Johsantgen, 1. cit. p. 73-74).

dienne : qualifiées de « Leçons ou Séances, n elles nous donnent une idée des problèmes exposés et discutés dans les entretiens des penseurs dépositaires de la tradition et investis d'une autorité dogmatique. Non- seulement on aura bientôt sous les yeux le texte original de ces antiques monuments dont VOupnekhat ne donnait jadis qu'une idée imparfaite (1), mais encore on est sur le point de mettre au jour complètement les amples commentaires composés sur le texte de chacun d'eux par des maîtres de l'école védànta, et dont nous dirons l'importance à propos des œuvres de Çankara àchârya. La composition des Oupanischads et celle des Aranyakas « ou lectures de la forêt, " occupation des ascètes, ont rempli la période de Tancienne littérature sanscrite qui a succédé à la formation des recueils de prières dits mantras, mais qui a précédé la rédaction des Siktras servant d'appendice aux textes réputés sacrés d'entre les livres védiques : cette période intermédiaire dite des Bràhmanas^ dont le nom compréhensif embrasse les traités et dialogues philosophiques de l'antiquité védique, répondrait au vu» et au vni« siècle avant l'ère chrétienne (2); c'est bien la date la moins reculée à laquelle on reporterait l'usage de la méthode et des procédés de la Mimànsà dans les discussions savantes qui avaient pour point de départ la théologie.

Sans nul doute, les notions fondamentales de la métaphysique idéaliste du f^itur système védànta se sont répandues, se sont infiltrées dans toutes les contrées où prédomina l'enseignement de la caste brahmanique. Elles ne furent jamais étouffées par l'ascendant de doctrines admises à la libre discussion dans les ermitages et les écoles, malgré leur caractère plutôt rationnel, malgré l'indépendance de pensée qu'elles affectaient. Ces doctrines se sont affirmées dans la discussion orale avant de passer dans des livres. L'influence d'une doctrine philosophique qu'on nommerait indépendante plutôt que hétérodoxe, le Sànkhya, est visible dans les parties fondamentales d]Lt Çâstra de Manou (3), et cependant il n'y est liait aucune allusion à des livres de

(1) M. Alb. Weber a entrepris, à l'aide des document* originaux, l'analyse exacte des Oupanischads comprises dans le recueil d'Anquetil- Du perron, fondé sur leur version persane (Voir la fin de ce travail au tome IX des Indische Studieriy imprimés à Berlin & partir de l'an 1850).

(2; Max Millier, liist, ofancient sanskrit Literature^ ch. II, (the Brâhmana period), p. 313, sq., p. 427, sq,

(3) Dans sa dissertation ci-dessus mentionnée» M. Fr. Johœntgen a

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cette école, ni aucune mention expresse soit du Sânkhya, soit de Kapila, son fondateur. Le Code n'est pas plus affirmatif au sujet d'autres écoles assez anciennes ; si le terme de Nyàya s-y rapporte à des études de logique, il n'y est pas question des travaux de l'école nyâya, ni de Gotama, son chef le plus célèbre. De même qu'il y eut plusieurs méthodes d'exégèse dont il est resté des traces dans l'histoire du brahmanisme, et aussi plusieurs recueils de chants confiés à la garde d'anciennes familles de différentes tribus, de même il y eut plusieurs explications philosophiques, rationnelles, de l'origine des choses, se faisant valoir dans les centres de hautes études de la société des Aryas déjà constituée et partagée en castes. Une notoriété plus grande peut-être était départie aux systèmes qui excitaient par quelques hardiesses l'attention des écoles ; mais ceux qui les professaient n'étaient pas expulsés de l'enceinte des aranyas ou des ermitages des forêts, et ils ne subissaient aucune espèce de persécution ; les brahmanes , les philosophes et les écrivains qui admettaient dès lors l'idéalisme du Védânta, le faisaient librement, mais sans privilège ni protection.

Le Sànkhya ébranlait chez ses adeptes la croyance aux Écritures védiques, mais il n'en niait ouvertement ni la révélation, ni l'autorité. Il n'apparut, avec ses conséquences religieuses et sociales, que dans un enseignement moral sorti tout à coup des hardiesses de ses spéculations, et parvenu bientôt, par sa popularité, h la hauteur d'une grande religion. Le bouddhisme, dont les origines ont été mises à découvert de nos jours, Ait le produit de quelques thèses du Sànkhya de Kapila (2), et il en opéra la rapide vulgarisation. Dans ses livres, comme dans sa prédication, il contredit les enseignements de la théologie brahmanique, et, dans l'ordre des faits, il constitua une lente mais redoutable opposition aux cultes établis, aux privilèges des brahmanes et à la distinction légale des castes.

Tout ce mouvement, dans lequel la puissance brahmanique eut un moment le dessous, jusqu'à être dépossédée de sa suprématie dans les plus florissants États de la péninsule, fit comprendre le danger des

consacré un chapitre fort curieux (p. 68 et suiv.) au premier essor des systèmes indiens. (Dos Mànata-Qesetzbuch w\d die philosophischen Sûtras). (2) Voir, outre 1 ouvrage d'Eugène Burnouf sur le bouddhisme indien (Introduction à V histoire, etc. 1844), le Premier mémoire sur le Sànkhya par M. Barthélémy Saint-Hilaire, p. 389 et suiv. Paiis 1852, in-4°.

spéculations philosophiques qui ébranlaient la foi à la religion séculaire des Dvi(]jas ou <* deux fois nés. » Les bouddhistes, devenus puissants sur une grande étendue de territoire, furent attaqués à force ouverte, vaincus et enfin expulsés de Tlnde : mais la société brahmanique ne se contenta pas de cette victoire ; ses chefs appelèrent à leur aide, pour restaurer Tancien ordre de choses, une volumineuse littérature théologique et légendaire, faisant suite aux Écritures védiques, et aux anciens traités de science sacrée.

En suite d*un état de lutte qui avait duré bien des siècles avant d*avoir une issue décisive, on vit se former une puissante école se posant comme seule orthodoxe en face des écoles indépendantes aussi bien que des sectes hétérodoxes. La Mimânsâ proprement dite resta renfermée dans son rôle inférieur et passif de donner la clef des pratiques du culte ; mais la Mimânsâ supérieure, la philosophie se nommant désormais Védânta, prit de rapides accroissements, et bientôt elle fut la force prédominante, la défense longtemps inébranlable de Tancienne religion, qui était de nouveau maîtresse de Tlnde; elle servit de lien aux sectes religieuses qui se formèrent au sein même du brahmanisme, et d'instrument aux brahmanes dans la polémique contre des sectes hostiles à leurs droits et à leurs privilèges.

La célébrité de l'ancienne philosophie spéculative était grande quand fut composée la Bhagavad-GUâ, où les idées de Patandjali sur le Yoga ou l'union sont prédominantes : en énumérant ses qualités, en glorifiant ses attributs, l'Être suprême se dit Fauteur du Vôdânta (1), Les religions populaires par excellence, fondées sous le nom de Vichnou et de Çiva, s'approprièrent le langage et les principes des Yédantios. Tout en célébrant librement la puissance de chacun de ces dieux, leur^ partisans fbrent portés, quelquefois à confondre leurs symboles jusqu^à les identifier, et, d'autre part, ils n'échappèrent pas aux conséquences d'une philosophie Idéaliste couvrant en apparence toutes les conceptions et amnistiant toutes les extravagances du mysticisme oriental.

En dehors du texte conservé des Oupanichads, le monument le plus ancien^peut-être qui appartienne en propre au Védânta, c'est le recueil d'axiomes^ dits Brahma-SûtraSy c'est-à-dire de lambeaux de phrase résumant en peu de mots tel ou tel point de croyance ou de doctrine. Evidemment, des traités de ce style, ou plutôt des formules sans style,

(1) Bhagavad'Gitd, lect. XV, d. 15.

n*ont pu voir le jour que dans un âge fort avancé de la langue chantée et de la langue écrite. Aussi le recueil des Brahma-Sûtras paraît-il bien postérieur aux Oupanischads, dont il reflète en partie les idées, mais que cependant il interprète assez souvent d'une manière défectueuse. Il n*a pu venir qu*à la suite des livres d*une rédaction plus explicite, mais ne répondant pas aux opinions et au goût de? siècles intermédiaires. L'obscurité de la forme esttelle que ces axiomes seraient complètement inintelligibles sans commentaire ou glose ; elle fait présumer leur date moderne, et nonleur haute antiquité. On incline aujourd'hui à placer la composition des Brahma-Sûtras dans un des premiers siècles de Tère chrétienne, trois ou quatre cents ans avant Técole qui s'imposa la tâche de les éclaircir, avant l'époque de Çankara qui en fut le plus célèbre commentateur (1).

Quant à l'auteur, ou plutôt quant au principal rédacteur de ces mômes Sûtras, la tradition indienne est restée non moins vague et incertaine qu'elle l'est à propos des poètes et des philosophes des anciens temps. Elle le nomme Bâdarâyana, qui est un second nom de Vyâsa; mais, malgré l'extension que Tinlagination ihdienne a donnée à cette épithète signifiant, «collecteur, compilateur,» on se reftise ù croire qu'il s'agisse ici du Vyâsa mythique qui aurait mis en ordre les Védas, les Oupanischads et bien d'autres ouvrages (2). On a confondu des personnages d'un rôle tout à fait distinct; tout autre est l'idée qui doit s'attacher à l'individualité du créateur du Védànta, c'est-à-dire de l'écrivain qui l'a constitué comme système philosophique. Bâdarâyana serait un personnage réel, un brahmaniste qui avait pris la charge de condenser en un recueil de sentences la substance des spéculations métaphysiques admises par la plupart des écoles orthodoxes, réputées sans danger pour le maintien de l'ancienne religion, pour le respect dû à la Çruti ^tradition révélée) et pour l'observation des rites sacrés.

(1) Sancara, p. 84-85. — Leçons de M. Albert Weber sur VHistoire de la liUéraJture indienne, Berlin, 1852, p. 216-18, 2« éd. 257-260; (trad. franc, par M. Alfred Sadous, p. 362-64).

(2) Voir l'ouvrage de Lassen, Antiquités indiennes, tome !•', p. 834. Vyâsa n'a pas encore le surnom de Bâdarâyana dans la Bhàratide et, dans ce poème, il n y a pas de traces de ses incarnations périodiques, dont parlent les Pourânas.

§ II

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