X -\- 'xy = X; d'où
d^z , /rf2- a dz
-Tz ^' IV = toncl. holûin. de A, z, -y-.y y
toutes les dérivées sont positives à l'origine; d'où le lliéorème annoncé.
Nous allons, pour bien préciser le degré d'exception d'une caractéristique d'ordre deux, démontrer ce théorème de M. Goursat :
Par une caractéristique d'ordre deux (S^ — 4RT n'étant pas nul) il passe une infinité de surfaces intégrales. Il existe une injiniié de surfaces intégrales ayant avec l'une de celles-ci un contact d'ordre n {/i quelconque) tout le long de la caractéristirjue.
Si l'on appelle sous-caractéristit/uc la multiplicité ponctuelle contenue dans la caractéristique, l'on peut d'abord supposer que l'équation donnée Fznoa subi une transformation j)oncluelle et (jue la caractéristique est représentée par
sous-raiiictc'iisliquc, ;ixc oar,
n=fi^), s^f'{x), t = o(x).
Faisant alors
CH.\P. II. — ÉQUATIONS Dtl SECOND ORDRE A DEUX VARIABLES. 19
ce système devient
Quelle est alors la forme de l'équation, transformée de F? Nous nous plaçons autour de Vorig^ine .v^=:yz= z. .. = ^-tr:o,
To dx- — So do- dy = Ru dy- = o
doit donner dy = o, donc T„ ir: o, donc Sq ^ o (sinon
•^0 — ^ RoTq
serait nul), on peut donc écrire l'é(|uation
Nous sommes dans le domaine analytique, 4' est une série convergente autour de l'origine.
Changeons x en x -\- ky et nous n'aurons pas de terme en /■ seul.
Or, la caractéristique est, d'une part, donnée par (I). D'autre part, elle est représentée par
; F = o, dy = o, dz = p dx, dp — r dx^ dq = s dx
(II) -, ^ ds . . -, ^ dt
cl \i -1- h -^— = o ou l)ion 1 1 -H b -7- =0.
' dx dx
Donc l'on doit avoir, sur ox,
àt ox Oy
en vertu des équations (I), X, se réduit à — et Yj à j- •
Donc
*=2Aa.,.>..ra...A,
le sisne >^ excluant tous termes en x", Vd?", ix"^ et celui
en r seul.
Formons la série formelle relative à .v — 4> rr 0 en recherchant une intégrale z{x, y) qui soit nulle sur ox, égale à 'l>{y) sur oy, et analytique autour de x =: y r= o.
Au point O, toutes les dérivées p%Q et p^^. sont connues d'après ces données.
Puis, d'après (i),
L'on a
P---6jr
tPo\
Les termes soulignés sont nais en O.
Fig. -.
r>fl>
1 — /'ii-i--; — /'02-+- -, — p-21
Dans les autres l'on a des dérivées nulles en O. Donc en O
L'on a
P''= d^-^ IFJ'^'^ De même Montrons que l'on a
-, />20-|- -^1 Pm
Pi 1 = "•
<lp2n
Pîo-
7^3 1 — Pi \. — Pâi
àpo:
Pli-
C'est le point capital à éclairer.
Supposons que ces relations ont lieu jusqu'à />?j,, /->°2 *^*^ montrons qu'elles ont lieu pour Pn+i,i, Pn+i,^-
Or, tout lernie de p^^zn'P contient l'un des facteurs
Dérivons n fois en x. D'après la formule de Leibniz, nous avons encore, en facteur, l'un des termes \y, z, ..., l\,
|/'30l • • ••) /'/Z-H2,o|, 1/^11) /'m ■ ■ ■ ■ Pri,l, Pn,i\-
Donc
Ecrivons, d'ailleurs,
Pt2 ==^V ■+■ H/)21~V- T/A,3.
Dérivons « fois en x, d'où
/?„+,, 2= A 4- li -hC.
CHAP. II. — KQl AXIONS DU SECOXD ORDRK A UELX VARIABLES. 3l
Le terme A, provenant de W, pareil à *, est nul en O. Ecrivons
Comme R est /iid en O, B est encore nul en 0. Enfin T, comme W, a la même forme que *, donc, si Ton écrit
dx"^
T«/>u3-+- T„,/Ji3 — . . .-f- Tpns,
tous les termes T/,, T sont nuls en O. Donc enfin
Ainsi, dans la série tous les termes contenant y ou j'* sont nuls et l'on a
2= ^03jK^H- C,3.TJK^-i- GolJK^— C.2 3a72j/3-f-. . .,
:; est bien tel que, sur l'axe oa:, l'on ait
i=zp = q=:r^=s=:t = o,
ce qui était exigé.
Or, il y a une infinilé de séries pour z puisque <!'(/) est arbitraire.
11 suffit désormais de montrer qu'ayant pris, dans ^{y)^ {n — 2) coefficients arbitraires, l'on peut prendre les suivants tels qu'il y ait convergence. Cela résultera de ce théorème de M. Goursat :
Soit une équation
manquant de termes en r seul et t seul, holomorphe autour du point Xq, yu, . . . , /q»
Soient de même ^ et 'i* deux fonctions holomorphes avec
Il y aura une inté<:rnle holomorphe prenant des valeurs
données sur des parallèles aux axes, soit
= <p(.p) pour J'=ro, — 4'(J') pour x — x^.
L'on re tu place ; par :; + (^(a;) + '^(,>') — ^O) ■'' par ^o+ -^'i y par Vq + y' el alors les valeurs données devienneol zéro sur les axes ox\ oy' . Puis l'on remplace :;' par z" -\- axy, pour faire disparaître la constante, d'où la forme
i-iY + «3S -+- a^p -^ a^q ^ *2,
i', étant du degré deux.
Avec la majorante
^ m-mi:
et la variable unique X=:^'-t-y, l'on est ramené à une équation différentielle m
d^-z j/d'zy M
^X?~n^^V ~ V dz ^'
telle que toutes les dérivées soient positives en O..., ce qui prouve le théorème de M. Goursat.
3. Théorème de M. Hiquier. — Au point de vue qui nous intéresse spécialement, savoir : équations à coefficients réels et à caractérislûiues réelles, nous venons de démontrer un théorème important. Soit
(i) s = n.x -h '^y ->!- '(z -^ t^p -^ '^xq -\- a r -\- ht -\-
Si a = 6:=o, nous avons obtenu une solution holomorphc, prenant des valeurs données surO.r, Oj',qui sont les directions caractéristiques à Poriglne.
On peut aller plus loin. Prenons ces données nulles.
Soient a et h non nuls, tels (|ue l'on ait
I — ,\ab > o.
Les directions caractéristiques sont donc réelles, à l'origine. Si l'on a, en outre,