CHAPITRE I
ESQUISSE D'iNE THÉORIE (;ÉNÉRALE DES CAR-VCTÉKISTIQL ES.
La théorie est toute récente. Citons les noms de :
Bàcklund {Mothematische Annalen, t. XIII). J. Beudon [Soc. math, de France, iSgS). J. Hadamard {Leçons sur les ondes, igoS). J. Goiilon {Thèse, Paris, 1902).
Nous suivrons l'exposition de MM. Hadamard et Beudon.
1. Équations linéaires. — Prenons, pour simplifier l'exposition, trois variables indépendantes, Jc^, x^, x^. Soit l'équation
ik ()Z rP Z
dx, OXiil.Ti,
Pikii
dxi ox/; ôxii Les données sont portées par la surface frontière S
X^ = o{Xi, Xt)i
et l'on écrit
-^ = 1', i^ = i'.,. ^i2=Pj,,
àXi ' dr-> '' Oxi (ix-i
On donne, sur S, les valeurs de :; :
sur S, z{Xi, X2, X3) devient z{Xi, x^), Jonction connue des
deux variables a:,, x^.
Chaque fois qu'il sera nécessaire de spécifier nettement qu'une fonction de trois variables se réduit, sur une surface, à une nouvelle fonction de deux variables, nous l'indiquerons par ce trait : z.
Dans (i) /ne contient que des dérivées de z d'ordre i, au plus.
Pi dépend de trois variables. Cherchons sa valeur y>, sur S.
Nous n'avons qu'à écrire
(I) — ^ = fonclion connue =pi-i- Pip-i (f = i, 2).
Donc si, sur S, outre z, on donne p^, on connaîtra />, et /?,, valeurs sur S de/>i et p^.
Donnant donc s, ps, on connaît, sur S, toutes les dérivées premières, en général.
Montrons que l'on connaîtra toutes les dérivées de tout ordre
l — — = tonclion connue = />/.,+ "iPk3
^-p^i^PiPsz
d'où
^ = lî-P'lî-^'''*^-
II suffira de connaître /J33. Or l'équation (i) donne alors ayant posé
2\ indiquant que i et k prennent seulement les valeurs i, 2.
En général, on a H^o, p^z est connu; donc toutes les dérivées secondes sont connues.
Pareillement, on a
<ipi(U e ■ i>
— — = lonclion connue = p/,/n-^' iP/chi,
nii) { ^
(fp:i^ , o