‹ Les Équilibres Hémo-Rachidiens: Considérations Physiologiques, Physico-Chimiques et PhysiopathologiquesChapitre 12 sur 87 · ENT · texte numérisé non relu

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Les observations d’hypertension artérielle chronique avec tension liquidienne normale sont innombrables. SorEz (Thèse Toulouse, 1929, p. 69) n’observe un parallélisme que dans les crises d’hypertension paroxystique (colique saturnine, éclampsie puerpérale) ; telles sont également les conclusions de CLAUDE.

Il faut toutefois citer les travaux de Dugar et La- MACHE (1930) qui, après BarLzLIART (1930), confirment l'existence d'un parallélisme très net, mais non mathématique, entre la pression du L. €. R. et celle de l’artère centrale de la rétine.

ANTONI Nizzs (1932) montre enfin récemment que la pression liquidienne dépend directement de la pression sanguine dans les capillaires du S. N. C.; cette pression serait inversement proportionnelle à la pression artérielle périphérique. Il y aurait là encoré un exemple de la physiologie spéciale de la circulation dans les centres nerveux, signalée par SorEr. Ce fait serait aussi à rapprocher des observations de STOHR (1921) qui ne peut mettre en évidence ia moindre innervation de ces capillaires.

Beaucoup plus net apparaît le parallélisme entre la pression veineuse et la pression liquidienne.

BEcHT, mesurant simultanément les trois pressions, confirme le fait que la pression veineuse est légèrement inférieure (quelques millimètres) à la pression liquidienne. CraAuUDe et ses collaborateurs étudient minutieusement les intéractions de ces divers facteurs et trouvent souvent un certain parallélisme entre tension’ veineuse et tension liquidienne. WALTER, rap-

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portant les travaux récents de MyErson et LOMANN (1932), souligne encore ce parallélisme. Il faut cependant remarquer que ces différents travaux ne résolvent pas le problème si complexe et si important des relations qui existent entre les pressions sanguines et liquidiennes. Il y a certainement de nombreux facteurs intermédiaires encore inconnus.

Quant à l’INFLUENCE DES VARIATIONS DU COUPLE PRO- DUCTION-RÉSORPTION sur la pression du L. C. R, c’est un problème très difficile à étudier. Il a été attaqué, d’une part, du point de vue de la production par l’action de diverses substances médicamenteuses sur l'activité des plexus choroïdes et par l'influence des solutions hypotoniques injectées dans le sang, et, d'autre part, du point de vue de la résorption par l'injection de solutions hypertoniques intraveineuses.

I) Action des substances médicamenteuses. — Cette étude fut entreprise pour la première fois par Carp- PELLETTI et par CAVAZZANI. Après avoir mis en place une aiguille sous-occipitale, ils injectèrent sous la peau des animaux des substances liquorigènes (pilocarpine, muscarine, éther) et observèrent l’augmentation de l’écoulement du L. C. R. ; ils notèrent que l’atropine, au contraire, arrête l'écoulement.

Depuis, un très grand nombre de recherches furent entreprises dans cette voie et les résultats des plus contradictoires furent obtenus ; d’autres controverses naquirent à l’occasion de l'interprétation des phénomènes observés : l'augmentation de l'écoulement (ou l'hypertension) est-elle due à une hypersécrétion de L. C. R. ou à une augmentation du volume cérébral ?

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