Voir Hoëser
concentrations de leurs solutions isotoniques au plasma sont i4 et iB, on devait avoir :
A Plasma V lg
B Len. VE
B Plasma égalité qui traduit l'hypothèse suivante : les rapports
des concentrations (ou les diffusibilités) sont
plasma inversement proportionnels aux racines carrées des concentrations isotoniques.
En 1914, E. DERRIEN dut interrompre ces recherches par suite de la guerre. Ce n’est qu’en 1917 qu’il put les reprendre et confirmer expérimentalement son hypothèse [30, 31]. De nombreux dosages lui montrèrent alors que :
Na Clic.
ER =" 20) Na CI Plasma
Glucose 1. cr.
— 0, 5(2) Glucose prasma
Ces chiffres moyens sont tout à fait en accord avec ceux de MESTREZAT.
or en
et, en chiffres ronds, 3 est la racine carrée de la con-
<entration isotonique de NaCl (V9 = 3) et 7 la racine
we)
carrée de la concentration isotonique du Glucose (V#H=T.
On voit donc que le produit du rapport de fa concentration d’une substance dialysabie (sans tropisme spécial) dans le L. C. R. à sa concentration dans le plasma sanguin, par la racine carrée de la concentration de sa solution isotonique au plasma sanguin, est un chiffre constant :
Pour le Glucose .... 0,5(2) X7 = 3,6(4) Pour le NaCI ... 1,2(2) X3 — 3,6(6)
C’est pour ce nombre constant 3,6 que E. DERRIEN a proposé le nom de constante hémo-méningée.
La loi de répartition des substances dialysables, sans tropisme spécial, peut encore s'exprimer de la façon suivante sous sa forme la plus générale :
Une telle substance dialysable aurait donc dans le L. C. R. une concentration (C. r.) proportionnelle à sa concentration dans le plasma sanguin (S) et inversement proportionnelle à la racine carrée de la concentration de sa solution isotonique (i).
Si l’on revient alors aux cas de l’acétone et de Purée, qui ont été les points de départ de ces recherches, l’application de la relation précédente montre que :
Cr 3,66
pour l'acétone ... — ——— — (0,94
DOUPÉ EURE ER —— —= — — (0,92 S 3,95 valeurs qui sont bien en accord avec les données expérimentales.
Sous l'impulsion de E. DERRIEN des travaux furent poursuivis dans le but de savoir si d’autres constituants du L. C. R. cbéissaient à cette loi de partage.
L'accord des rapports expérimentaux et théoriques fut, le plus souvent, très satisfaisant. Les chiffres seront donnés au paragraphe suivant.
Telle est la théorie de E. DERRIEN. On voit à quel point elle diffère de celle de DonxaN puisqu'elle utilise justement les facteurs que néglige cette dernière.
C’est une théorie dynamique faisant intervenir la membrane et le mécanisme de l’équilibre.
Au cours de l’étude statistique suivante la comparaison des rapports hémo-rachidiens moyens normaux des divers constituants aux rapports correspondants calculés d’après les lois de Donna et de E. DERRIEN, montrera si l’une de ces deux théories peut s'appliquer aux équilibres hémo-rachidiens.
J’envisagerai au chapitre « Physio-Pathologie » l'influence des modifications de la perméabilité méningée (facteur membrane).