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Ce sont les « lacs » ou « confluents » sylvien, supérieur, calleux, central, cérébelleux supérieur et inférieur communiquant largement entre eux.
Le lac cérébelleux inférieur ou lac cérébello-bulbaire, « Cisterna » des auteurs américains, est le lieu d'élection des ponctions cervicales hautes (ponction atlo-occipitale).
C’est là, en effet, un carrefour en relation immédiate avec les lacs de la base cérébrale d’une part, avec le lac spinal d'autre part.
Le L. C. R. extranévraxique contenu dans les espaces sous-arachnoïdiens baigne donc dans toute son étendue la membrane richement vascularisée qu’est la pie-mère. Il pénètre aussi de toute part la substance nerveuse à l’intérieur des gaines sous-arachnoiïdiennes enveloppant les vaisseaux nourriciers (WEEp, HuGxsoN, etc..). Au niveau de l’arachnoïde rachidienne le L. C. R. est en rapport avec les « espaces épiduraux » où cheminent les veines intra-rachidiennes ; dans le crâne, par l’intermédiaire de l’arachnoïde, avec les sinus veineux dure-mériens. Ce rapport est bien plus intime encore au niveau des granulations de Paccxiont. Ces villosités peuvent être considérées comme des expansions arachnoïdiennes pénétrant la dure-mère qui, considérablement amincie, ne constitue plus qu’une mince lamelle.
Ces formations se rencontrent surtout le long du sinus longitudinal supérieur, à l'embouchure des grandes veines cérébrales.
Le tissu arachnoïdien s’insinue enfin avec la piemère dans la fente cérébrale postérieure de BicHar
et à la partie postéro-inférieure de l’isthme de l’encéphale, entre le cerveilet et le bulbe, pour atteindre les formations choroïdiennes avec lesquelles est en rapport le L. C. R. intranévraxique.
Le L. C. R. occupe aussi les cavités intérieures du névraxe : ventricules latéraux, troisième ventricule, aqueduc de SyLvius, quatrième ventricule et le canal de l’épendyme.
Ces différentes cavités communiquent entre elles : les ventricules latéraux avec le troisième ventricule par les trous de MoxRo, le troisième ventricule avec le quatrième par l’aqueduc de Syivius. L’angle inférieur du quatrième ventricule se continue enfin par un canal capillaire qui parcourt toute la moelle jusqu’à son extrémité inférieure, le canal de l’épendyme ou canal central de la moelle.
Isolant le L. C. R. de la substance nerveuse, un vernis épithélial, l’épendyme, recouvre les parois de ces réservoirs et conduits. Les cellules épendymaires sont recouvertes sur leur face libre d’une mince cuticule et sont ciliées (région de l’aqueduc de SyLvius surtout). Leur pôle basal possède un prolongement qui s'enfonce dans la couche de névroglie sous-épendymaire.
Ce système de cavités communique directement avec les espaces sous-arachnoïdiens, au niveau du quatrième ventricule, par les trous de LuscHKaA et surtout le trou de MAGENDEHE.
Les résultats de l’encéphalographie, après injection de lipiodol ou d’air dans les espaces sous-arachnoiïdiens lombaires, sont une preuve formelle de lexistence et de la perméabilité de ces orifices.
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Les rapports du liquide ventriculaire avec le système vasculaire se font surtout au niveau des formations choroïdiennes. Celles-ci comprennent, d’une part, les foiles choroïdiennes qui ne sont autre que des lames « pia-arachnoïdiennes » hautement vascularisées recouvertes par l’épendyme sur leur face libre, d’autre part, les plexus choroïdes formés essenticllement par des artérioles, des veinules et des lacis de capillaires de différents calibres irrégulièrement pelotonnés sur eux-mêmes et dont les surfaces libres, formées d’innombrables villosités, représentent une surface globale considérable, de l’ordre d’un mètre carré pour FAIvRE, de deux mètres carrés pour Msek. Ces villosités essentiellement constituées par une artériole afférente et une veinule efférente et quelques fibres pia-arachnoïdiennes sont recouvertes par un épithélium différent morphologiquement de l'épendyme. Les cellules « plexuelles » (N. Zano) sont plus volumineuses que les cellules épendymaires, leur pôle basal ne présente pas de prolongement, leur face libre est recouverte par une « bordure en brosse ». D’autre part, alors que l’épendyme repose sur une couche névroglique pauvre en vaisseaux, les celluies épithéliales des plexus reposent à la base des villosités sur du tissu conjonctif hautement vascularisé qui est formé par une association de la pie-mère et de larachnoïde (RoBERTSON et MippLEMaASs, Fin- DLAY, KITABAYASHI, etc...).
Voici schématiquement ia disposition de ces formations : par la fente cérébrale de Bicar, s’insinue dans une invagination de la pie-mère une lame de
tissu arachnoïdien qui, s’amincissant, forme la paroi supérieure du troisième ventricule dont elle n’est séparée que par le vernis épendymaire : c’est la toile choroïdienne supérieure. Ses bords latéraux se confondent avec les plexus choroïdes des ventricules latéraux qui leur forment une bordure épaissie et saillante.
Sur la face inférieure de la toile choroïdienne il y a lieu encore de noter deux traînées longitudinales de granulations de part et d'autre de la ligne médiane : les plexus choroïdes du troisième ventricule.
La partie inférieure du quatrième ventricule esi, elle aussi, recouverte par la foile choroïdienne inférieure née de la pénétration des tissus sous-arachnoïdiens dans une invagination de la pie-mère entre le cervelet et le bulbe.
Seule une mince couche de cellules épithéliales, la membrana tectoria, sépare la cavité du quatrième ventricule de la toile choroïdienne qui fait elle-même partie des parois du vaste confluent cérébello-bulbaire.
Sur la face interne de la toile choroïdienne une double traînée longitudinale constitue les plexus choroïdes longiludinaux ; leurs extrémités inféricures prennent naissance au niveau du trou de MAGENDtE ; à leurs parties supérieures ils se continuent par les plexus transverses dont les extrémités externes apparaissent hors des deux orifices symétriques de Luscaka. Ce sont là les plexus choroïides du quatrième ventricule.
Si l’on ajoute à ces diverses formations choroi-
MO
diennes la vascularisation sous-épendymaire, il ressort nettement de ce court rappel anatomique que tant dans les espaces sous-arachnoïdiens, qu'à l’intérieur des ventricules, le L. C. R. est constamment en rapport étroit avec le sang.
Il est intéressant de noter, pour terminer, que l’innervation des vaisseaux du S. N. C. présente les particularités suivantes : les vaisseaux plexuels et piemériens renferment des cellules unipolaires dans la couche profonde de l’adventice et un réseau très dense de fibres nerveuses entre cette enveloppe et la couche médiane. Cette innervation semble dépendre des deux systèmes : vague et sympathique. Les terminaisons sensitives paraissent très rares dans les plexus. Les vaisseaux cérébraux, par contre, ne seraient pas innervés (MoTT, HWOROSTUCHIN, STErzZI, STHÔR (1921), etc...).