ETUDE PHYSIO-PATHOLOGIQUE
L'étude précédente a montré que chez les sujets normaux à jeun et au repos, c’est-à-dire dans les meilleures conditions d’équilibration humorale, la répartition entre le plasma et le L. C. R. des constituants dialysables plasmatiques obéit très sensiblement à la loi de E. DERRIEN. Cette loi paraît donc bien traduire l’essentiel du mécanisme de ces échanges dialytiques.
Laissons maintenant de côté l’étude des rapports expérimentaux « moyens » normaux qui, On s’en souvient, a été poursuivie dans le but de déterminer avec la meilleure approximation possible, la répartition hémo-rachidienne des divers constituants à l’équilibre.
Ce sont justement les causes perturbatrices que nous avions tenté d’éliminer ainsi, que nous allons, au contraire, essayer de discerner maintenant, par l’étude physio-pathologique des cas particuliers.
Il ne faut pas perdre de vue, en effet, que le mécanisme simple proposé par E. DERRIEN pour l’interprétation des échanges dialytiques joue au sein d’un système vivant oscillant constamment autour d’un
état d'équilibre instable, à travers des parois vivantes dont les propriétés sont, de ce fait, multiples et variables.
Pour la clarté de l’exposition, je vais donc envisager successivement les causes et les effets des variations physio-pathologiques de $, C. r. et K, les trois variables de la relation de E. DERRIEN pour chaque substance considérée 1:
S Cr = KR ==—
VAT Mais avant toute autre considération, il est indispensable de préciser d’abord le point suivant :
1. L'absence de dosage des protéïdes sanguins dans la plupart des cas cités en exemple au cours de ce chapitre m’obligera, sauf mention spéciale, à exprimer les concentrations par litre d’humeur considérée.