‹ Les Équilibres Hémo-Rachidiens: Considérations Physiologiques, Physico-Chimiques et PhysiopathologiquesChapitre 46 sur 87 · Glucose · texte numérisé non relu

Glucose

Le taux normal de la glycémie peut être modifié soit par des causes physiologiques, soit par des causes pathologiques.

Les premières peuvent être schématisées comme suit :

A. — Variations physiologiques :

Hypoglycémies Jeune.

Digestives (Alimentaires) Hyperglycémies + Emotives.

| À frigore.

Le taux de la glycémie étant sous la dépendance d'un mécanisme régulateur, ses variations physiologiques sont essentiellement transitoires (hypoglycémie du jeune excepté).

Elles entraînent, par cela même, des perturbations

glucose C. r.

temporaires du rapport

glucose S

Certaines, telles que les modifications de ia glycémie au cours de la digestion pourront être évitées en pratiquant les ponctions veineuse et rachidienne chez des sujets à jeun. Il sera, par contre, difficile de se mettre à l’abri des hyperglycémies émotives qui peuvent se produire à l’occasion de ces ponctions, ainsi que l’ont montré E. DERRIEN et H. PIiÉRON [20].

Ces auteurs ont procédé de la manière suivante :

« Un malade devant subir une ponction lombaire, avant qu’il en soit averti, une prise de sang lui était faite à la veine du pli du coude. Aussitôt après on le prévenait, et on lui faisait la ponction. Enfin, la ponction terminée, une deuxième prise de sang était faite (opération effectuée le matin à jeun, entre 9 et 19 heures, durée de trente minutes environ en tout).

L'annonce de la ponction imminente et la ponction elle-même engendrèrent chez la plupart des individus une émotion plus ou moins vive, se traduisant chez quelques-uns par des réactions diverses, parfois violentes, protestations, cris, agitation, pleurs, etc. et chez d’autres par des signes discrets et légers, accélération respiratoire, tremblement peu marqué.

Voici, ci-dessous, pour 16 sujets, les valeurs de la glycémie (en gr. par litre) avant et après ponction, la différence de ces deux valeurs (négative chez les deux P. G.), le taux du sucre du L. C. R. (en gr. par litre), enfin le rapport hémo-méningé obtenu en rapportant la glycorachie à la glycémie initiale, puis à la glycémie terminale :

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