TABLEAU VI
Glycémie Différence
Noms Diagnostic ———— — | ——
Ini- | Termi-
tiale nale | Absolue | p. 100 Ga. PAG: 1,0 0,95 | — 0,05 | — 5,0 Ba . PAG: 1,24 1,20 | — 0,04 | — 3,2 Ou Imbécile 1,31 1,31 (à) 0 Da... Imbécile 1,01 1,02 + 0,01 | + 1,0 Mat... Commotion légère 1,0 1,0 0 0 Por. Epilepsie coléreuse 1,16 7 + 0,01 | + 0,08 Vice Epilepsie coléreuse 0,96 1,0 + 0,04 | + 4,1 Miq Ancien commotionné 1,0 1,03 + 0,03 | + 3,0 Dev... Dégénéré coléreux 1,0 1,06 + 0,06 | + 6,0 Danc...| Commotionné émotionné | 0,98 1,08 + 0,10 | + 10,2 Ver Délire anxieux 1,06 1,26 + 0,20 | + 18,8 Jau ....| Commotionné émotionné 1,25 1,46 + 0,21 | + 16,8 Lefs ...|Débile épilept. émotionné| 1,0 1,25 | + 0,25 | +25,0 Leg. Délire anxieux 0,85 1227 + 0,42 | + 49,4 Lan Tabétique spasmodique 1,0 1,20 | + 0,20 | + 20,0 Pur Tabétique 1232 1,60 + 0,28 | + 21,2
Glyco-
rachie
Rapport
hémo-méningé
Initial
« Certains sujets n’ont présenté aucune émotion ;
ce sont les deux paralytiques généraux, les deux im-
béciles, et le commotionné léger, chez qui l’ensevelis-
sement par un obus n'avait déjà entraîné aucune réaction émotionnelle. Il n’y a de réaction hyperglycémique chez aucun d’eux et il y aurait même tendance à une hypoglycémie consécutive chez les deux
PC
Terminal
Chez les trois individus à réaction coléreuse (deux épileptiques et un dégénéré amoral), qui ont présenté de l'agitation, les réactions sont très faibles sinon même douteuses (0,01, 0,03 et 0,06). Enfin chez un vieux soldat, ancien commotionné, émotif (agité et pleurant) avec réactions niaises d’allure démentielle, la réaction reste également minime (0,04).
Toutes ces réactions peuvent être considérées comme négligeables, étant donné que la méthode de dosage utilisée ne permet pas de donner avec exactitude la seconde décimale.
Chez les deux tabétiques, la réaction hyperglycémique, en revanche, est forte (0 gr. 20 et 0 gr. 28).
Dans le groupe des émotionnés et anxieux, il y en a deux qui ont présenté des manifestations réactionnelles, qui ont crié, se sont agités, Danc… et Ver...; leur réaction a été de 0,10 et 0,20 ; « enfin trois, visiblement émus, fortement impressionnés, luttaient pour vaincre leur résistance, inhiber leur réaction, ils ont donné des réactions hyperglycémiques fortes ou très fortes, de 0,21 (Jan...), 0,25 (Lep...) et 0,42 (Leg...).
Dans ce dernier cas, la glycémie a augmenté de 50- % »>.
« Entre les deux prises de sang, il s’écoulait un quart d'heure environ, et dix minutes entre le début de la ponction et la deuxième prise. Or, si l’on compare la glycorachie à la glycémie, on constate que toutes les fois qu’il y a réaction hyperglycémique, c’est avec le second taux du sucre du sang que le sucre du L. C. R. se montre dans un rapport plus proche de la normale.
« Ceci indique une hyperglycorachie d’origine émotionnelle et qui, étant donné les caractéristiques du chimisme hémo-méningé, ne peut être que la conséquence de l’hyperglycémie émotive.
« Est-ce l'émotion immédiate (première prise de sang et ponction lombaire) qui s’est traduite déjà dans l’augmentation du sucre rachidien par un rétablissement rapide de l’équilibre hémo-méningé, ou bien y a-t-il là un témoin d’une première émotion (au moment de l’appel du malade) ayant entraîné une hyperglycémie passagère, c’est ce qu’il n’est pas possible de décider avec certitude ».
Du fait du retard signalé précédemment, dans la réalisation de l’équilibre glucosique, il y a tout lieu de penser que la seconde interprétation est la plus vraisemblable.
« Quoi qu’il en soit, on a réellement à faire à une réaction glycorachique secondaire, d’origine émotionnelle, et que l’on pouvait d’ailleurs prévoir ».
Il y a donc lieu de noter l’existence d’une hyperglycorachie fonctionnelle consécutive à une réaction hyperglycémique d’autant plus marquée que l'émotion ressentie par le sujet a été plus forte, et qu’il a mieux refoulé ses sensations. Ces notions devront être présentes à la mémoire lors de l'interprétation de certaines hyperglycorachies.
Variations physiologiques du taux de la glycémie, inertie des échanges hémo-méningés, constituent des facteurs perturbateurs responsables, pour une certaine part, des oscillations du rapport hémo-rachidien du glucose autour de sa valeur d'équilibre chez
SATÈRSe
des sujets aux méninges normales et à système hémoglyco-régulateur normal.
En voici quelques exemples :