ANT MER
Le L. C. R. s'écoule par l’aqueduc de Sylvius et les trous de Lushka-Magendie dans les espaces sousarachnoïdiens où il est résorbé.
Nous voici donc loin de l’hypothèse de Van Mona- Kow suivant laquelle le liquide ventriculaire gagne les espaces sous-arachnoïdiens craniens à travers toute l’épaisseur du parenchyme cérébral.
Les travaux de RIsER et de RISER et PLANQUES nous éloignent aussi des conceptions de STERN et GAUTIER : « La présence d’une substance donnée dans le L. C. R. paraît être une condition essentielle de son action sur le tissu nerveux ; les substances introduites dans le liquide ventriculaire se retrouvent dans la profondeur de la masse nerveuse ; par rapport aux éléments nerveux le liquide ventriculaire représente un liquide afférent, le liquide sous-arachnoïdien un liquide efférent. »
Riser montra en effet qu'avec une médication intraventriculaire on agit sur certains noyaux bulbaires très superficiels, sur une faible épaisseur de parenchyme.
Il ne faut donc pas compter obtenir des actions thérapeutiques sur la cellule nerveuse par injections de substances médicamenteuses intraventriculaires, intrarachidiennes ou sous-occipitales ; tout au plus les radiculites et les myélites sont-elles justifiables de pareils traitements car l’imprégnation des racines et de la zone de Lissauer des cordons blancs ne fait aucun doute. De même certains noyaux bulbaïres superficiels peuvent être atteints (CESTAN, RisEr, La- BORDE, 1924 ; CESTAN, RISER et PÉRÈS, 1927).