CHAPITRE II. — HISTORIQUE MORT ME Hs
d’un varioleux, eut un rash assez marqué pendant deux jours, sans aggravation de l’état général ; vacciné avec succès, ce malade présenta, une douzaine de jours plus tard, une nouvelle éruption: qui, cette fois, ressemblait
à une varioloïide. Il est impossible de tirer une conclusion
nette de cette observation.
Dans la Thèse de CHÉDEVERGNE (1864), nous trouvons
deux cas d’érythème scarlatiniforme survenant au début.
de la fièvre typhoïde, et durant, l’un quatre jours, l’autre neuf jours. Chédevergne les considère comme une « fluxion salutaire » et leur attribue un bon pronostic.
En 1873, dans un rapport, BESNIER rappelait à la Socrée médicale des hôpitaux de Paris, le cas d’un malade de SIREDEY, qui avait eu un érythème scarlatiniforme au quinzième jour d’une fièvre typhoïde adynamique. L’érythème s'était généralisé en vingt-quatre heures et avait été suivi d’une desquamation en larges plaques, d’une.abondance extrême. On discuta, sans l’admettre, la possibilité d’une scarlatine, Le cas ne fut jugé que trois ans plus tard:
FÉRÉOL présenta de nouveau le malade qui avait eu, de-
puis sa fièvre typhoide, huit atteintes semblables d’érythème avec desquamation abondante ; il s'agissait d’érythème scarlatiniforme desquämatif récidivant, dont la pre-
mière atteinte s'était produite à l’occasion. d'une fièvre
typhoiïde.
En 1876, WynpHaAM CoOTTLE relate un cas d’érythème rubéolique au début d’une dothiénentérie, avant l’apparition des taches rosées.
Quelques classiques de cette époque signalent ces rashs et quelques-uns leur attribuent une fréquence qu’ils n’ont certes pas. Dans son remarquable ouvrage sur la fièvre typhoïde, GUÉNEAU DE Mussy écrit : « Les manifestations exanthématiques ne sont pas rares à la fin du premier septénaire et au commencement du second, sur la face, le tronc, les membres supérieurs..: Ce sont, tantôt des plaques érythémateuses, tantôt des exanthèmes rubéoliques. Chez certains malades, elles onf un nice üurticoide et peuvent apparaître chaque jour jusqu'à la défervescence ».
GRIESINGER, dans son Traité des maladies infectieuses. signale, en même temps que les taches rosées lenticulaires, un exanthème urticarien et, chez les individus à peau fine, une injection diffuse ou par plaques étendues, de coloration rosée.
FLINT, dans son grand ouvrage, parle d’un rash scarlatiniforme au début de la fièvre typhoïde. Wicsox (En-
cyclopædia of the Diseases of Children) le signale aussi
et lui assigne une durée de trois ou quatre jours.
En somme, jusqu'alors aucune précision dans l'histoire même clinique, des érythèmes de la fièvre typhoïde. Ni la date d'apparition des éruptions, ni leurs symptômes, ni leur marche, ni leur pronostic n'ont été nettement décrits.
Nous n'avons que des faits isolés, disparates, sans aucun
lien.
Le premier travail un peu précis sur ce sujet est celui de RayMonD et NÉLATON, qui, dans le Progrès médical de 1878, rapportent trois observations dont deux assez typiques ; il s’agit de malades qui, au cours d’une dothiénentérie classique, ont présenté une éruption morbilliforme. Les objections de rougeole ou syphilis concomitantes et d’éruption médicamenteuse sont discutées avec soin.
Puis MAURICE RAYNAUD, dans une leçon clinique parue dans Le Praticien de 1880, esquisse, à propos d’une malade, l’histoire de ces éruptions qu'il divise en précoces et tardives et les assimile aux manifestations cutanées qui accompagnent les autres maladies infectieuses.
BARBE en rapporte un cas à la Société clinique de Paris.
Les T'hèses de CABIRAN (1879), élève de Cuffer, de KÉROM- NÈS (1881), élève de Maurice Raynaud, de REYNAUD (1881), élève de Labôulbène, de LEMAIGRE (1883), de RouDÉT (1883) renferment chacune quelques faits nouveaux d’exanthèmes précoces ou tardifs compliquant la fièvre typhoïde, dont quelques-uns d’allure grave et terminés par la mort,
En 1883, WnipnaMm apporte à la Société clinique de Lon-
dres, deux observations de ra$hs scarlatiniformes au début’