‹ Les Érythèmes GravesChapitre 13 sur 87 · CHAPITRE Îl, — HISTORIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE Îl, — HISTORIQUE

M. GALLIARD observe un cas analogue en 1894 ; il lui consacre un article dans la Semaine médicale, et en fait, à la Société médicale des hôpitaux, le point de départ d’une étude sur les érythèmes infectieux dans laquelle il réfute l'opinion de M. Siredey, à savoir que tous les érythèmes soi-disant infectieux ne seraient que des érythè-

mes médicamenteux. M. Galliard les considère, non pas.

comme l'expression d’une infection secondaire, mais

comme un symptôme rare de l'infection typhoïdique, sous

la dépendance des toxines du bacille d'Eberth au même

titre que les taches rosées. ZI se refuse par suile à admettre

la contagion. |

En 1896, M. Galliard communique un nouveau fait d’éry- ‘thème, morbilliforme cette fois et terminé par la mort.

Puis, ETIENNE rapporte à la Société de médecine de Nancy, 8 cas d’érythème typhique, dont quelquesuns très graves ont entraîné la mort. Ils sont relatés, avec un cas de Haushalter, dans la Thèse de GILLET (1896), qui se rallie à la théorie pathogénique de M. Galliard, tout en admettant l'intervention possible de germes érythrogènes, autres que le bacille d'Eberth.

En 1898, Rispat, dans les Archives médicales de Toulouse, publie deux observations d’érythème terminé par la mort et inspire sur ce sujet la Thèse de Poxs. Comme M. Galliard, il repousse l’idée de contagion et considère ces érythèmes comme un symptôme rare, mais possible de la toxi-infection éberthienne, sans invoquer l’existence d’une infection secondaire.

Entre temps, des observations analogues étaient publiées à l'étranger.

| RoxA de Budapesth, presqu'en même temps que M. Hutinel, observait des cas très comparables,

La même année (1890), LAUFER rapportait une très intéressante observation de néphrotyphus avec érythème ; GOLDSTEIN, un cas d’érythème avec purpura ; NEUMANN, un cas d’érythème bénin.

En Italie, AmITRANO publie dans la Riforma medica de

CAT es

20 "LES ÉRYTHÈ MES GRAVES sul nee 815 161# || 1896, une observation d' PTT grave avec purpura, qw’il sbtribhe à une infection secondaire due au coli- -bacille, introduit dans l’organisme à la faveur des ulcérations des plaques de Peyer.

En Angleterre, Cétaient les cas de BARR, de FISHER . 4893), puis ceux de Day et de RussELL (1896). Aux Etats-Unis, BECKETT, puis GRAVES, en rapportaient chacun une observation.

OHMANN-DUMESNIL, dans le Journal of culaneous diseases de New-York, relatant les cas de Whipham, de Moore et de Graves, concluait à l'existence de deux types d’érythèmes au cours de la fièvre typhoïde : érythèmes du début, “dûs à une inhibition réflexe du système nerveux vasomcteur, érythèmes tardifs sous la dépendance d’une infection secondaire.

. Dans le même journal, DiEHL relatait, en 1898, un cas de dermatite exfoliatrice consécutif à la fièvre typhoïde et Woopgury (Boston med. et surg. Journal, 1899), un cas d’érythème ortié.

En 1899, Da Cosra (Transactions of the Association of american plhysicians) publiait plusieurs observations d’érythèmes scarlatiniformes, morbilliformes et RE survenus au cours de la fièvre typhoïde.

Au Congrès de Lille ‘de 1899, ETIENNE revient sur la question et relate un cas d’érythème purpurique, avec bacille spécial dans le sang. LONDE publie un cas analogue au cours d'une entérite membraneuse dans le déclin d’une fièvre typhoide.

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En 1900, ANGELI et ARON, dans leur Thèse, apportent quelques observations nouvelles.

REMLINGER, dans la Revue de Médecine de 1900, résume plus de 50 des observations précédentes et y ajoute 12 observalions personnelles, recueillies à l'hôpital du Belvédère de Tunis. Comme Lovy, il a presque exclusivement observé des exanthèmes rubéoliformes et conclut à la bénignité de ces éruptions.

Aucun de ces lravaux ne venait éclairer la pathogénie.

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