CHAPITRE IV. — ÉTUDE CLINIQUE se
Lovy, Hutinel, Gillet, Remlinger ont insisté sur un aspect assez particulier, qui n’est probablement qu'une. association d’érythème et de purpura ; les taches érythémateuses présentent deux parties : l’une centrale, grande comme une tache rosée, foncée, hémorragique, ne disparaissant pas par pression du doigt ; l’autre, périphérique, de coloration rose pâle, se éoufondant sain pMen avec. la peau saine. É lai
Nous-même avons observé l'érythème iris avec ses cocardes caractéristiques (Obs. V) ; c'était un cas particulièrement grave ; la mort survint le jour même de l'apparition de léruption. Notre collègue Vielliard nous a communiqué un cas analogue, observé dans le service de M. Boulloche (Obs. XIP) ; la mort survint dans les quarante-huit
heures. M. Hutinel a vu deux fois ce même aspect en co-
carde,
Toutes ces variétés peuvent se trouver chez le même malade. L’éruption polymorphe se fait par poussées successives ; elle a un aspect variable d’un jour à l’autre.
Les trois types érythémateux dont nous venons d’esquisser la description représentent la presque totalité des cas. Beaucoup plus rares sont les autres aspects que peut revêvêtir l’éruption cutanée. ù
Type ortié. —' Des faits un peu disparates, incomplets ou sujets à caution que nous avons réunis, il résulte que l’'érythème ortié est tout à fait exceptionnel au cours de la fièvre typhoide. Les trois cas de Revilliod, de Langenhagen, de Woodbury n’ont été accompagnés d'aucun phénomène grave ; Moore én a signalé un cas ; Trastour, dans l'une de ses observations, décrit l'aspect urticarien de certains placards érythémateux. Nous n'insisterons pas sur cet aspect qui est celui de l’urticaire vraie.
Type noueux, — Aussi rare paraît être l'érythème noueux dans le cours de la fièvre typhoide. Nous en trouvons une observation dans la thèse de Cabiran, où d’ailleurs la réalité de la fièvre typhoide est insuffisamment établie ;
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de Langenhagen en a rapporté un cas, où l’érythème noueux s’est accompagné d’érythème ortié et de papules. Dans le service de M. Netter, un cas d’érythème noueux a été observé dans le décours de la dothiénentérie, après appariton du syndrome (Obs. XXVIII). On pourrait rapprocher ces cas de celui observé par Schutze à la fin d'une diphtérie toxique.
Type pemphigoïde. — Des bulles de pemphigus ont été notées par M. Galliard dans un de ses cas et par M. Le Gendre dans une de ses observations où elles accompagnaient l’érythème scarlatiniforme. Deux fois, dans des, cas mortels, Pater et Halbron les ont rencontrées comme seule manifestation cutanée du syndrome grave. De Santi, en 1880, avait déjà signalé cette éruption pemphigoide ac-
compagnant des accidents graves, assez analogues au syn-
drome, survenus au cours d’une fièvre typhoïde à l’autopsie de laquelle il trouva un foie volumineux, mou, décoloré et des reins énormes, pâles, lisses et friables.
Ce pemphigus semble être un équivalent cutané des érythèmes scarlatiniforme ou morbilliforme.
Types pustuleux et vésiculo-pustüleux, — Dans quelques observations sont signalées des éruptions acnéiformes, Obs. IV de Gillet, par exemple, où elle occupe la face d’extension des bras et des avant-bras et coexiste avec un érÿthème morbilliforme ; deux observations d'Hutinel ; une observations sont signalées des éruptions acnéiformes, obs. purulent, se sont développées sur l'abdomen et la région sacrée, précédant de vingt-quatre heures l’érythème scarlatiniforme. ù
Quelquefois l’éruption est constituée par des efflorescences érythémateuses, au centre desquelles apparaissent de véritables pustules, Déjà signalées par Amat, dans sa thèse, en 1878, dans un cas de fièvre typhoïde à forme rénale, où elles accompagnaient des placards scarlatiniformes et des taches purpuriques, nous les retrouvons dans une observation de De Santi, où elles occupent la face postérieure