CHAPITRE IV. — ÉTUDE CLINIQUE
cile de définir le rôle joué par le syndrome dans ces modifications.
Dans notre observation V, les urines qui ne renfermaient pas d’albumine pendant l'évolution de la,fièvre typhoiïde, ont été trouvées albumineuses au moment de l'apparition du syndrome grave. À ce moment, elles renfermaient une grande quantité d’indican et nous notions la présence de l’urobiline. L’urée émise en vingt-quatre heures était très diminuée : 6 grammes, au lieu de 18 à 20 grammes, chiffre normal pour un malade de cet âge, différence qui mérite. d'être retenue, d'autant plus que l'enfant, apyrétique depuis plusieurs jours, avait repris un régime alimentaire presque normal. Nous y reviendrons à propos de la pathogénie.
De nos trois autres cas, deux n’eurent que peu ou pas de symptômes surajoutés à l’érythème ; les urines ne présentèrent rien de particulier. Le cinquième (Obs. VD), grave, mais terminé par la guérison, présenta, au début de la fièvre typhoïde, un peu d’albumine avec des traces d’indican ; mais l’albumine disparut bientôt et ne réapparut | pas au cours du syndrome.
Durée du syndrome ; sa terminaison. — Nous avons dit que la durée de l’érythème était variable ; elle est en moyenne de deux à sept jours. C’est à peu de chose près celle du syndrome, Nous rappellerons seulement que les vomissements et l’état général grave peuvent précéder de deux ou trois jours l'apparition de l’éruption et que, par suite, le symdrome peut avoir une durée plus longue que celle de l’érythème.
\ La terminaison habituelle du syndrome grave est la mort.
Elle survient d'ordinaire du 4e au 9 jour, quelquefois plus tard, quelquefois à l’occasion d’une rechute. Mais nom- “breux sont les cas où le syndrome aboutit rapidement à la mort, dès le premier ou le second jour.
Quoiqu’on fasse pour stimuler lorganisme, la prostra-. tion s’accentue, la respiration s’accélère, le pouls devient petit, filiforme, incomptable, la bouche est de plus en plus
” sèche, et le malade succombe, sans souffrances de me dans la plus profonde adynamie. | = Le pronostic n’est cependant pas fatal, et, en dehors. même des CCHENPERES bénins, qui n ’inspirent aucune inquié- tude et ne sont qu'un incident sans gravité dans le cours d’une fièvre typhoïde, on peut voir des érythèmes avec as syndrome grave aboutir à la guérison (Obs. VI, XIV); se Pater et Halbron ont vu une malade qui-a présenté diarrhée verte. vomissements, chute thermique, pemphigus,; cet qui a guéri ; Leroux et Lorrain en rapportent un Cas ; le petit malade d'Amitrano a guéri, etc. Me : # Mais, Rs la guérison survient, Cest avec, Re
faire les tra de sa rene La Se et l’'amaigrissement sont extrêmes. Les enfants restent au lit, faibles, inca- pables de se lever et de marcher. Leur péau est sèche et écailleuse. Ils sont tristes, indifférents. L’appétit ne revient que très lentement. Les malades paraissent avoir été atteints bien plus profondément que d'autres: qui ont eu 1 des AE us graves, mais sans syndrome érythé-