‹ Les Érythèmes GravesChapitre 39 sur 87 · CHAPITRE V. — DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — DIAGNOSTIC

vasion, certains signes cliniques, comme l'augmentation

de volume de la rate, l’état de la langue, l’état du pouls :

pourront déjà orienter le diagnostic. Mais la séro-réaction et surtout la culture du sang restent les deux procédés qui permettent, dans l'immense majorité des cas et dès cette période, d'affirmer la dothiénentérie. )

Nous savons donc le malade atteint de fièvre typhoïde. Il reste à déterminer la valeur del’érythème qu'il présente ? Est-ce un ce ces érythèmes surajoutés à la fièvre typhoïde que nous avons étudiés ? Cette éruption n'est-elle pas simplement l'expression d’une roséole typhique d'intensité anormale ? Ou enfin ne se trouve-t-on pas en présence

d'une fièvre éruptive, rougeole ou $scarlatine, associée à :

la dothiénentérie ? :

L'apparition d’un érythème morbilliforme au premier septénaire peut en effet en imposer pour une éruption abondante de taches rosées de grandes dimensions. Murchison a, le premier, rapporté des exemples de taches rosées très abondantes et de dimensions considérables ; il dit en avoir compté plus de mille chez le même malade. Depuis lors, des cas du même genre ont été signalés par de nombreux observateurs et les éruptions de roséole typhique plus ou moins généralisée sont aujourd'hui bien connues. Weill et Lesieur ont même pu décrire chez lenfant, et Lesieur chez l'adulte, une forme exanthématique de la fièvre typhoide, qu’ils considèrent comme assez fréquente. Les taches rosées sont précoces, de dimensions exagérées, généralisées à toute la surface cutanée ; on les trouve non seulement sur l’abdomen, le thorax et le dos, mais encore sur les fesses, les membres et jusque sur la face et sur les mains. Cette forme exanthématique de la fièvre typhoïde s'accompagne

- habituellement d’un minimum de symptômes digestifs ;

elle est d’une remarquable bénignité. Lesieur insiste avec raison sur la différenciation qu'il faut faire entre cette forme exanthématique (taches rosées abondantes) et les érythèmes morbilliformes du début qui peuvent la simuler.

En réalité, ce diagnostic “est surtout théorique, et l’hésitation ne saurait être de longue durée: s’il s’agit d'un éry-

| thème morbilliforme, les taches auront acquis dès le len-

AE demain des dimensions que ne sauraient atteindre les ta-

ches rosées ; elles présenteront en certains points, surtout

autour des articulations, une confluence que les taches

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