Obs. XXIX vants autour de
et la fièvre -ty-
phoïde suit régulièrement son cours. La séro réaction est positive à 1/300.
Le 7? novembre, 16° jour probable de la maladie, la De rature qui a esquissé depuis la veille un mouvement de descente, est à 380, On note l'apparition d’un érythème scarlatiniforme péri-articulaire, autour des coudes et des genoux. Les bords palpébraux sont rouges. |
Courbe n° 1
& Novembre, — La température tombe à 3606. L'érythème persiste, sans s'étendre, L'état général s'aggrave. La prostration et labattement sont très accusés, Les yeux sont enfoncés. Le pouls est petit, filiforme, La langue est séche, rôtie. Inégalité pupillaire. Vomissements fréquents. Diarrhée verte.
L'observation s'arrête là et signale seulement le décès de l’enfant à la date du 15 novembre. La feuille de température indique, le 10 novembre, une première réascension à 40°, puis une chute graduelle à 3804, et enfin une brusque réascension terminale à 4106. L
La culture du sang, pratiquée le 7 novembre, est restée sté-
“rile, en anaérobie comme en aérobie.
Autopsie. — Les plaques de Peyer saillantes et congestion-
nées, ne sont pas ulcérées.
Foie augmenté de volume, gras et congestionné, Rate : 55gr. Reins gros et blancs, se décortiquent bien. Pou-
[4 mons sains ;. pas de ganglions caséeux. Pas d'adénopathie PE chéo-bronchique ni mésentérique.
Les méninges sont saines, :
I n'y a pas d'examen histologique des organes.
\ L Aux 29 observations précédentes, dont 25 représentent notre - contribution à l'étude des érythèmes de la fièvre typhoïde, nous avons cru devoir joindre les suivantes, choisies parmi toutes celles que nous avons compulsées dans les auteurs ; leur ensem- “ble permet d'affirmer la RAaTe du FINS ue nous avons décrit. | Hu
> OBSERVATION XXX (Thèse DELOZIÈRE, 1906) (Résumée). — HSE Marcel, 6 ans et demi, entre de 7 avril 1906 dans le service de M. res à à Trousseau. Tr
. A eu la rougeole à trois ans. Est malade depuis sept jours. Le début
! de l'affection aurait été marqué par des vomissements, de la céphalée, NE et des douleurs ‘abdominales. Les selles sont restées normales. Un peu de toux, d’oppression et de délire la nuit.
A l'examen, le 8 avril au matin, ce qui frappe, c’est la METRE CU et l'attitude de l'enfant, Il est couché en chien de fusil, présente le signe de Kernig, a de la raideur de la nuque. Pourtant, il n'y a ni raie vasomotrice, ni inégalité du pouls, ni inégalité pupillaire, ni troubles des réflexes.
Un examen méthodique donne les renseignements suivants :
Pas de taches rosées. La langue est rouge, sèche ; les lèvres et les gencives sont un peu fuligineuses ; la gorge est nette. Le ventre est d’as-
pect normal ; pas de gargouillement dans la fosse iliaque droite. Le foie (ne déborde pas les fausses côtes. La rate est grosse et accessible par la — palpation. Submatité dés deux bases ; à la base droite, léger souffle avec quelques râles humides ; à la base gauche, souffle tubaire avec râles sous-crépitants et broncho-égophonie. Pouls régulier à 124 Les urines ne contiennent pas d’albumine., Température : 3903, 1
Le lendemain, neuvième jour de la maladie, l'enfant se présente avec le même aspect que la veille, mais sur le dos, l'abdomen et les membres
inférieurs ont apparu .des éléments éruptifs ayant les caractères de taches rosées.
On prescrit des bains à 25e,
Au douzième jour au matin, la température est tombée à 38 ; le pouls est toujours à 120 pulsations à la minute.
L'enfant ést très abattu ; il a du délire. . :
L'éruption de taches rosées a beaucoup augmenté : les éléments légèrement papuleux dans le dos, sont nettement accusés sur les cuisses et les
genoux. Sur les bras et les coudes, l’érythème est d’apparénce scarlatiniforme. | & l
Les conjonctives sont injectées. |
La langue est très sèche ; les lèvres sont fendiilées, les gencives ulcérées.
Dans la journée apparaît la diarrhée verdâtre (5 selles).
Le lendemain, treizième jour, l’adynamie est marquée. La stomatite est très intense, Le ventre est mou, empâté. La peau reste plissée comme un linge mouillé.
Le pouls très faible, à 116, est néanmoins régulier. À l’auscultation, on ne trouve aucun souffle au cœur. Les deux poumons présentent de. la submatité dans leur moitié inférieure avec des râles sous-crépitants.
Les cinq selles de la journée sont toujours verdâtres.
Le quatorzième jour, l'enfant est dans un état de subdélire continu . bien que la température soit à 38° et le pouls à 120. |
Le quinzième jour, apparaissent les vomissements bilieux, verdâtres. Ils se continuent dans la nuit et cessent le lendemain.
L'enfant est alors dans l’adynamie la plus complète; il perd ses matières, a de l’opacité des globes oculaires, de l'injection des conjonctives et de la généralisation de son érythème. Il succombe dans la nuit. La température prise dans la soirée était de 3992.
L'autopsie est pratiquée le 18 avril.
Absence de toute lésion du péritoine. |
Le foie pèse 770 grammes. Il est décoloré, parsemé de nombreuses faches pâles. À la coupe, le parenchyme, résistant sous le couteau, est très pâle et décoloré. |
La rate pèse 110 grammes ; elle est de coloration violacée, presque, noirâtre, et offre à la coupe l'aspect d’une betterave cuite ; les corpuscules de Malpighi se détachent nettement.
Les reins se décortiquent facilement. Ils ne présentent pas de lésions macroscopiques. : /
L'intestin étant incisé sur toute sa longueur, on voit au niveau du
DA A no WATT A
cœcum de volumineuses plaques de Peyer. Elles sont épaisses, hémorrhagiques, de coloration rouge foncé.
Les ganglions mésentériques sont hypertrophiés. à
OBSERYATION XXXI (Paratyphoiïde) — (Thèse DELOZIÈRE, 1906). … (Résumée). — B..., Maurice, 10 ans, entre le 2 décembre 1905, au quinzième jour environ d’une fièvre continue.
Îl est très légèrenrent abattu. Deux ou trois éléments éruptifs siégeant sur l'abdomen ont les caractères de taches rosées ; cinq ou six analo- gues occupent le dos. La langue peu saburrale est sèche, vernissée, et il existe un certain degré de stomatite à caractère érythémato-pultacé. IL h n'y a ni vomissements, ni nausées, Le ventre est tendu, sonore, sans gar- ! gouillement dans la fosse iliaque. Le foie ne déborde pas les fausses a côtes, la rate n’est perceptible ni à là palpation, ni àrla percussion. Quelques râles pulmonaires. }
- Le pouls bat à 112, il n’est ni dicrote, ni irrégulier. Les urines assez rares, de teinte foncée, ne renferment pas d'albumine. La température, } 4 élevée, atteint 3905. L’ensemble des signes présente assez nettement le ax Jai — tableau d’une typhoide légère. "
La séro-réaction est cherchée avec du sang prélevé le 5 décembre. Elle #
est négative avec le bacille d'Eberth, négative avec des échantillons de ‘æ bacilles paratyphiques' du groupe B ou du groupe de Gartner, mais < à: “positive avec le paratyphique dugroupe A de Brion et Kayser, et cela jus- A ÿ ; ne un faux voisin de 1/200. N.-- L’affection continue son évolution bénigne et, le 9 décembre, arrive 3 % w -à l'apyrexie complète. S | La convaléseence évoluait normalement quand, le 18 décembre, appa- >» ie
+4 raît un érythème de type scarlaliniforme, siégeant au niveau des genoux, des coudes, de la région sacrée et remontant en arrière tout le long de la colonne vertébrale sur une largeur d'environ un travers de main. En
À Le Re
même temps l’élat général s'allère ; l'abattement augmente et trois fois SR l'enfant vomit le lait et le potage qui composaient son alimentation. w La stomatile s'est également accentuée et Les lèvres fendillées, pré- 53 3 # sentent quelques fuliginosités. # Le 20 décembre, l'érythème occupe tout le dos, l'intolérance gastrique LR augmente ; l'abattement persiste. La diarrhée devient verdâtre. 18 Le 21 décembre, la diarrhée persiste avec les mêmes caractères que la AXES ÿ veille, La physionomie se modifie : les yeux sont brillants, profondément * excavés et cerclés de rouge ; le nez est effilé ; le facies exprime l'angoisse. FE Fréquemment le petit malade vomit des liquides verdâtres. à k Ces phénomènes s’accentuent le jour suivant ; le 23 décembre, au 37° ms h A