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SE - Lt - = .
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re ‘ OBSERVATIONS 157
jour de sa maladie, Penfant succombe.
La dernière température prise danS la soirée était Fr: 3706.
Aulopsie faite le 25 décembre 1905. L'intestin apparaît congestionné, / aucun liquide, aucun exsudat dans la cavité péritonéale, Le mésentère “es est riche en ganglions hypertrophiés, de coloration grisâtre ou jau-
à nâtre à la coupe.
* Le foie pèse 575 grammes. La coloration est légèrement jaunâtre. Sa ne surface est parsemée de zones tantôt blanchâtres, tantôt. violacées. A la coupe, le parenchyme est jaunâtre, mou, graisseux : il s'écoule très peu La rate pèse 46 grammes ; consistance plutôt molle. Elle est gorgée > de sang noir. \ Ro Les deux reins pèsent ensemble 135 grammes. + eLes deux reins pèsent ensemble 135 grammes. Faciles à décortiquer. .& Les colonnes de Bertin ont un aspect jaunâtre qui franche avec la coloration rouge-vif des pyramides. : = Les capsules surrénales ont une apparence normale, } L’intestin étant incisé dans rence sa longueur, apparaît avec les caraces. tères suivants :
Au niveau de la partie terminale de l’iléon, on trouve une plaque de
Peyer, de coloration blanc-grisâtre, d'aspect abrasé avec des ulcérations multiples. J x
Environ 10 centimètres plus haut, il en existe une nouvelle avec. trois ulcérations grisâtres. Entre ces deux plaques, on peut noter la présence de folliculite. +
En remontant, la follicule diminue d'intensité et on rencontre deux É plaques de Peyer plus petites et ulcérées qui siègent à 30 centimètres : La environ au-dessus de la valvule : iléo-cæœcale. Le cœcum, lappendice,
Etes sic
% le colon, sont d'apparence normale.
É OBSERVATION XXXII (PATER et HALBRON, Archiv. gén. de Méd., EN ë 1906). — R... Augustine, 13 ans, entrée le 4 septembre 1905 (service du Fe, 4 Dr Netter) Début assez brusque il y a sept jours. Signes de typhoide à 3 sévère, avec agitatiôn et un peu de dyspnée sans signes pulmonaires. |
Be, 7 Température à 40°, qui, le 12° jour, tombe à 38°. La diarrhée devient à
2 « ce moment verte, des vomissements aqueux, incessants, apparaissent.
% ” Le lendemain, on note des bulles de pemphigus couvrant les pieds de è ‘e Ja malade. Etat toujours très grave malgré une température peu élevée,
1@ Fr 9 Hoeadiat même jusqu'à 375; au 20e jour, la mort survient dans
l'adynamie.
L'autopsie ne révèle rien d'intéressant, pas de péritonite, pas de lésions
des centres nerveux, pas de lésions cardiaques, seulement un foie très
, so sd:
dégénéré et gras.
| OBSERVATION XXXIIT (PATER “ HALBRON, Archiv. gén. de Méd., Re EEE 1906) — 1 Marcelle, 12 ans, entrée le 6 eyrlzgtrl20% septembre HN (service du D' Netter) Malade depuis quinze jours. Signes de typhoïde sévère sans complications. Dès le surlendemain de l'entrée, la température baisse et atteint 380 ; mais la diarrhée verte apparait, des vomissements aqueux se produisent, la ma- lade se met à délirer, et, en deux jours, la température remonte. De larges plaques de pemphiyus apparaissent, le pouls faiblit, la malade meurt en pleine adynamie, avec 40° de température, cinq jours après Son Ce UrDO no7i6 entrée. s | on. xxx? (Pater et Halbron) L’autopsie na pu être faite.
Var A Dresde | CETTITI I]
ù OBSERVATION XXXIV. (PATER et CARS PASS gén. de Méd., 1906). — H..: Joseph, 10 ans, entre le 8 juillet (service du Dr Guinon), pour chorée. Le traitement antichoréique est couronné de succès, et le malade est sur le point de quitter le service, lorsque, le 6 septembre, il se plaint de la tête et se met au lit. Il accuse un certain malaise datant de’deux jours. La température atteint 398, le ventre est un peu douloureux, à droite surtout ; il y a de la constipation. | Pouls dicrote. Pendant deux jours, la ENS AISEE monte encore et dépasse 40, puis le
Re PHeSeneE ROROLOU DATE | Ma A He ENFEMREE
Courbe n° 17.— Obs, XXXIV: Pater et Halbron)
7° jour de la maladie, des taches apparaissent, la langue se déssèche, la rate grossit. Le 8° jour se déclare de la stomatile ulcéreuse et aphteuse, et les mouvements choréiques apparaissent très accentués ; lé malade
délire, le pouls faiblit, devient presque imperceptible, sans que l’aus-
cultation décèle rien de spécial. À partir du 10° jour, la température baisse, et pourtant l’état général s’altère manifestement. L'enfant est abattu et tombe rapidement dans un état d’adynamie extrême.
Le 12* jour, il n’a plus que 3708, mais l’état est presque comateux. Les jours suivants, la température se relève, le pouls atteint 132, la
résolution musculaire est complète, les mouvements ont EEE dis. ï
paru, le malade est dans le coma.
Au ii° jour, est apparue la diarrhée verte, assez bbndaute (cinq selles involontaires dans la journée. Les traits sont altérés, les yeux
excavés ; le ventre, plutôt rétracté,-est parfaitement souple, ü nest pas
douloureux ; il existe des vomissements et des nausées, Le 16° jour, la
température s'élève encore, atteint 41°, et le malade meurt en plein
coma avec insensibilité totale, résolution musculaire, abolition des réflexes- L'’aulopsie révèle des lésions typhiques accentuées, sans perforation
instestinale ; le péritoine est sain.
OBSERVATION XXXV (Thèse PicHarD, 1904). — X..., étudiant en méde- 4 cine, 26 ans. Entré à la maison Dubois, le 11 février 1903, au 5e jour
d’une fièvre typhoide à ällure normale. A eu la rougeole pendant l’en- fance, la scarlatine à 21 ans. Céphalée intense dans la Fo ée du 4 février.
Jusqu'à l'entrée du malade dans le service, cette céphalée persiste avec température de plus en plus élevée. Pas de diarrhée, pas d’épistaxis.
Malade déprimé, très inquiet de son état. La langue est blanche, humide.
Le ventre peu volumineux, sans taches rosées. Un peu de gargouillement- dans la fosse iliaque droite. La rate n’est pas augmentée de volume. Les urines sont claires, abondantes, ne renfermant pas CR EIRE
Rien au cœur, rien aux poumons. ;
SM ETC pouls est bon, dicrote. La température oscille entre 39° et 400.
Le malade est mis au régime lacté absolu. On institue la médication balnéaire. En outre, on administre matin et soir un lavement froid. ‘Frictions au collargol tous les deux jours. |
Le 14 février, apparition des premières taches rosées. Séro-réaction positive, k, À
A partir du 25 février, la défervescence commence, normale, progressive, et dans les premiers jours de mars, le malade paraît entrer en convalescence, [A \
Le 12 Mars, le malade commence une rechute : brusquement la température remonte à'39, puis 400. Le pouls qui était à 84 pulsations, dépasse 120. Les urines diminuent de fréquence, La céphalée reparaît et avec elle. l’insomnie et l'agitation. En outre, le malade présente un étal nauséeux qui lui rend impossible l'absorption des boissons.
160 LES ÉRYTHÈMES! GRAVES ï
Le 15 mars, réapparition de quelques taches rosées. La rate augmente de volume. Le ventre est douloureux, un peu ballonné. Les vomissements sont fréquents, très pénibles et empêchent toute alimentation. Le malade i maigrit très rapidement. ù 2!
. Le 17 mars, le malade qui jusque-là n'avait jamais eu de diarrhée, "A 4 présente pour la première fois une, diarrhée fréquente, très LL mséses, verie, :. "LENS Ë - excessivement félide, 1 4
Le même jour apparaissent sur la face des éléments éruptifs consti- : à tués par une petite zone rouge légèrement saillante, avec au centre une vésicule, Il existe des ART semblables dans le. dress des ailes du’ nez, autour des yeux, sur le front. : : |
Le lendemain, quelques éléments éruptifs apparaissent sur le üos des mains. Ils sont un peu différents ; rouge foncé, saillants, sans vésicule
centrale, ils rappellent les éléments de Férythème polymorphe. Quelque “04 éléments semblables existent dans le dos. 4 CESR Cette. éruption paraît s’accompagner de démangeaisons assez vives. SN RO Le 21 mars, la température est descendue à 38°. P : 86. 70h Les vomissements ont cessé. Le malade peut s’alimenter un peu. La oc diarrhée est moins abondante, moins fétide. Mais l’amaigrissement pro-
gresse, le malade est très Faible. k ; A +
Jusqu'au 26, l'amélioration, au moins apparente, persiste. A noter seulement l'apparition de quelques nouvelles taches rouge foncé, sur le ventre et sur les membres. :
Le 26 mars, l'agitation augmente. Le malade est continuellément en. état de subdélire. La température remante, le pouls devient plus fréquent plus faible.
Dans la nuit, apparition d’une éruption prurigineuse sur lès bourses.
Le 27 mars, le malade est abattu et ne paraît plus guère s'inquiéter de son état. La maigreur est devenue extrême. La face où l’éryfhème a desquamé entraînant la chute des cils à un aspect particulier avec ses paupières rouges et comme bridées, La langue est sèche. Le ventre est douloureux} surtout dans la région du foie un peu augmenté de volume. :
La lempéralure reste peu élevée. Mais le pouls devient de plus en plus fréquent, 124 pulsations le 27 mars ; 136 dans la soirée du 28.
Le 29 mars, le malade tombe dans une torpeur profonde. et présente à plusieurs reprises des syncopes. Les membres sont froids, cyanosés. Le pouls s'affaiblit de plus en plus. Apparition du hoquet. Mort. dans. la soirée.
Pas d’autopsie,
OBSERVATION XXXVI (TAèse © TRASTOUR, 1903). (Recueillie dans le service de M, Gourtois-Suffit). — D. J.., chimiste, 34 ans, entre à la -
Lo
De 4 F
maison, Dubois, le 21 janvier 1903, au neuvième jour d’une fièvre typhoïde, dont le début a été brusque, avec céphalée, nausées et vomissements bilieux. Température très élevée. Le diagnostic s'affirme les jours suivants par l'apparition de taches rosées, l’insomnie absolue, la séro réaction positive à 1/40.
A son entrée à la maison Dubois, on est frappé par son teint subictérique, qui, étant donné des antécédents de cholémie et de cholécystite, ne laisse pas que de donner une certaine inquiétude sur l’évolution de l'infection. Le foie est gros, mais non douloureux ; la rate est très volumineuse. Il y a-un peu d’albumine dans l'urine, des traces d’urobiline ; pas de pigments biliaires: ;
L'évolution de la fièvre typhoïde est normale, jusqu’au 4 février. A
ce moment, la défervescence paraît Commencer. L'état du cœur et des . reins est satisfaisant, le subictère a disparu. Mais jusqu'au 26 février.
la température oscille autour de 38°, l’état général restant d’ailleurs assez satisfaisant.
Le 1 mars, 48e jour de la maladie, alors que la température atteignait 37°, le malade se plaint d’un état nauséeux, qui se traduit par des vomissements. Les jours suivants, les vomissements se reproduisent, empêchant, toute alimentation. Le malade ne peut absorber que quelques gorgées de, liquide. Brusquement, le 3 mars, dans la soirée, la température s'élève à 3905.
Le 7 mars, le malade présente une éruplion qui a débuté sur les membres-supérieurs et sur: le tronc, respectant la face et les membres inférieurs. Sur les avant-bras, il existe de grands placards rouges à contours irréguliers, légèrement surélevés. Cette rougeur s’atténue sans disparaître sous la pression du doigt. Entre ces placards, il existe des intervalles de peau saine où l’on trouve par places des éléments maculeux, d’autres papuleux. Cette éruption s’étendra les jours suivants sur les mains, où elle rappelle exactement l’érythème polymorphe.
Sur le tronc, il existe une coloration rose généralisée, et, sur ce fond érythémateux, se voient des macules et des papules peu volumineuses.
En peu de jours, l’état général s'aggrave singulièrement ; la prostration devient extrême. Le pouls n’est pas très rapide, mais irrégulier, la température est retombée aux environs de 38°. L’amaigrissement s’accentue rapidement, les forcés diminuent. C’est à grand peine qu'on parvient à sortir le malade de sa torpeur pour obtenir quelques réponses.
Le 10 niars, l'éruption se montre autour des yeux ; il existe en même
temps un peu de conjonctivite et de larmoiement. La température
s'élève de nouveau et dépasse 3905. Le pouls est à 118. L’affaiblissement est extrême. La langue reste cependant humide, les selles sont régulières, il n’y a plus de vomissements. La rate est redevenue
M4" RP ANELET RE NL: d PLEMET or NAN à Là Â Ladies” à : PREND AR ARE à OR PNR CARRE ANRT
normale, le foie est à peine hypertrophié. Les urines ne renferment 4 que peu d’albumine et des traces d’urobiline, * % , Le 19 mars, apparition d'une diarrhée profuse ; selles verdâtres, ET L glaireuses, d’une fétidité extrême. Ecoulement de pus par lofeille . US droite. M Cet état reste le même jusqu’à la mort, qui ne se produit que le È ne - 30 mars, dans un demi-coma, au 76° jour de la maladie. 50 A partir du 15 mars l’éruption était terminée et remplacée par une R: abondante desquamation à la fois furfuracée et par grands lambeaux ; + ‘elle laissa à sa suite un état de sécheresse de la peau et s’accom- 5 pagna de la chute des sourcils et des cils. pe Jax Bactériologie. — Le sang du malade a été cultivé, pendant l'éruption, : L? dans deux ballons de bouillon de 100 gr, chacun. L’un des ballons resta É + stérile, l'autre donna une culture pure d'entérocoque. Les inoculations k ont été tardives. Néanmoins, sur trois souris inoculées, l’une mourut au ü bout d’un mois ; l’ensemencement du sang du cœur de l'animal repro- À duisit des cultures d’entérocoque. + " LCA c N c® ‘OBSERVATION XXXVII (Thèse de Trasrour, 1903). (Recueillie dans h le service de M. Courtois-Suffit. — D... J., infirmière, contracte en r: à faisant son service, une fièvre typhoïde qui l’oblige à s’aliter le 14 # décembre 1902. À Va Les symptômes ne laissent aucun at sur la nature de l'affection ; le ES ND diagnostic est confirmé quelques jours après par une séro-réaction he:
positive. Û Pendant la maladie, la température se maintient aux environs de 4 k 400 et on note une hémorrhagie intestinale. Les urines ne renferment | : pas d’albumine, A partir du 3 janvier, la température est au-dessous de 389 et la
malade peut être considérée comme entrée en convalescence. 11 jan- 4 0 vier, elle paraît en bonne voie, $ +4 Mais le 12 janvier, brusquement, la température remonte à 40° et la ma- «4
lade fait une rechute qui se prolonge jusqu'au 23 janvier. Lé 30 janvier, la malade, apyrétique, ayant depuis plusieurs jours des nausées, présente une éruplion qui débute au niveau des fesses par de petits placards rouges, avec macules plus foncées, quelques-unes purpuriques, Nous pensons tout d’abord à une éruption due aux frottements 4 s'élend'iaux cuisses, puis aux jambes, aux épaules et au cou. Elle affecte par places l’aspect de placards urticariens, surélevés, à contours irréguliers, de dimensions variant de celles d'une pièce de un franc à celles d'une pièce de cinq francs. Cette éruption est très prurigineuse ; elle n:
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OBSERVATIONS | nee 163 | : 4
s'étend bientôt à tout le corps, et comme la malade, très amaigrie et très faible, divague sans cesse, on est obligé, pour, l'empêcher de
s’écorcher, de l’attacher à son lit. :
La température reste peu élevée, mais le pouls est rapide, arythmique. A.partir du 18 février seulement, une amélioralion se produit : l'éruption décroît, l’état général devient meilleur, l'agitation disparaît. La
desquamation commence le 25 février : elle est furfuracée. La conva-
lescence se poursuit dès lors normale et rapide. ‘ Bactériologie. — Deux cultures du sang, faites le 18 et le 25 décembre ont donné des cultures pures d’un diplocoque que ses caractères permirent d'identifier à à l'entérocoque. Un troisième ensemencement fut fait Je 17 janvier, lors de la rechute ; il fut négatif, de même que tous ceux qui suivirent. Il est ENRREURE cependant que l’entérocoque, que nous avions décelé à deux reprises dans le sang de la malade, a été la cause des phénomènes infectieux graves qui se montrèrent au moment de la convalescence. On peut même se demander si la rechute, qui se. fit si brusquement du 12 au 22 décembre, était due au bacille d'Eberth ou à l’entérocoque. Pendant cette rechute, la température montée brus- * quement dès le premier jour de 3608 à 404, affecta le type rémittent, rappelant ce qu'on observe chez les malades atteints d’entérococcie.
OBSERVATION XXXVIIT (Leroux et LoRRAIN, Archiv, de méd, expér.,
1903). (Résumée). — Adrienne A., 16 ans, entre le 28 avril 1903 à
l'hôp. Saint-Joseph. -Elle a une bonne santé habituelle,
Souffrante depuis quatre ou cinq jours, elle s’alite le 23 avril. Elle se plaint de vertiges, de maux de Fa persistants, elle a une épistaxis, souffre de conques mais ne présente pas de diarrhée.
: On l'envoie à l'hôpital le 28 avril, dix jours après le début des malaises. On porte le diagnostic de fièvre typhoide et on commence les lotions. La température .atteint 4006.
Le lendemain, 29 avril, ôn fait un séro-diagnoslic qui est nettement positif. | En même temps que les bains, on prescrit des lavages intestinaux à l’eau boriquée, une potion au, cognac. L'état général est plutôt
© satisfaisant ; la température est meilleure, oscillant au-dessous de 40°
avant les bains, au- -dessous de 39° après. Pouls : 140, . Dans la nuit du 5 au 6 mai, premier vomissement verdâfre, Le 6 mai au matin, on consfale un petit furoncle à la jambe,
Le soir, nous trouvons une plaque érythémateuse au coude droit, du
côté de l'extension. En même temps l’état général devient mauvais. I y
a de l’'hyperesthésie cutanée.
Le 7 au matin, les vomissements s’accentuent, toujours verdâtres.
ul | { 1 La langue est Biche noire, nigise 1h ya à des excoriations aux Me lèvres, ; AVEC: des dépôts noirâtres, Haleine fétide, état typhique très | accentué. L'hyperesthésie se généralise, La poiirine est “couverte de. | larges placards rosés qui ne tardent pas à devenir confluents. P. : 128. . Le 9 mai, on fait une friction au collargol. Le ES ns reste à 128. # La température à à 39, # Le corps «est rouge des pieds à la tête, les paupières livides, les conjonctives injectées, les lèvres bleuâtres, gonflées, couvertes de Tue ginosités, Ja langue ADR sèche.
La température est à 38°.et la mort survient à 10 hénrer sans autre phénomènes. \ . Etes NES à
Le L'autopsie est pratiquée 24 heures après la mort. |
S Poumons ; un peu de congestion aux bases, pas de liquide dans la Ne 24 plèvre : pas d’adhérences. ‘ : Cœur feuille morte; la pointe du cœur étant incisée, on trouve + la pointe du ventriculé droit un petit caillot En EN Ne, à première vue, donne l’aspect d'un petit} ab CES PAU PES x .[ ny a point de lésions des valvules, mais sur l'aorte, au-dessus des valvules sigmoïdes, on constate ume série de points jaunâtres. Les reins sont gros ; le. foie, décoloré par endroits, esf en dégénéresence graisseuse,
La dernière portion de l'intestin grêle est d’une teinte bleuâtre ; à ouverture, on constate, près de la, valvule de Bauhin, des ulcérations assez nombreuses surs des plaques de Peyer peu HtnreS $ Plus haut, on trouve trois ou quatre petites ulcérations de la gros- seur d’uñe lentille, il m'y a pas de perforation. : \
Examen baclériologique, — Nous avons fait les prises suivantes - posl morlem : ;
19 Prise aseplique du sang de la raté: Ce sang ensemencé sur différenis milieux a donné. des cultures pures de bacille d'Eberth.
20 Prise aseplique du sang du cœur : Ce sang a été eénsemencé sur bouillon et gélose Au bout de 24 heures, le bouillon est trouble ; l'examen microscopique fait voir des diplocoques, Sur gélose, on voit de très pelites colonies transparentes, en goutté de rosée, qui sont constituées par des diplocoques identiques aux précédents (isolés et en courles chaînettes), En piqûre sur panne celle-ci n'est pas liqué-
fiée, après quelques jours. g ,
Ce diplocoque s’est Hate virulent pour le lapin,
3° Après incision du cœur, on voit à la pointe du ventricule droit - un petit caillof ramolli el jaunâtre, dont le liquide puriforme est re-
cueilli dans des pipeltes stérilisées. Par l'examen direct, on constate l'existence de cellules allérées, ainsi que la présence de diplecoques
gardant le Gram et comparables aux diplocoques du sang. Des ensemencements sur bouillon et gélose ont donné des cultures pures d’un diplocoque, dont les caractères morphologiques et les” cultures rappel-
lent assez bien l’entérocoque (Leroux et Lorrain donnent ici le détail
de’ ces caractères).
Inoculé aux anihaux de laboratoire, ce diplocoque s’est montré extrêmement virulent pour le lapin, dont la mort survénait en moins de 24 heures. A l’autopsie des animaux, on retrouvait dans le foie des nodules inflammatoires semblables à ceux observés dans le foie d’Adrienne A... 7 - :
Examen histologique. — Sur les coupes du /foié on peut voir, soit en plein tissu hépatique, soit près d’un espace porte, de petits foyers inflammatoires formés de leucocytes et de cellules conjonctives allongées ; ces lésions' montrent une’ tendance marquée vers la sclérose, bien plus que vers la suppuration.
Dans les capillaires sanguins, entre les cellules hépatiques, on voit un certain nombre de leucocytes. Il existe de la dégénérescence graisseuse des cellules hépatiques.
Par la méthode de Gram, nous avons coloré dans le sang des vais-
seaux, des diplocoques identiques à ceux rencontrés expérimentalement
, . ré a x chez les lapins. Nous en avons vu quelques-uns dans les capillaires,
jamais au niveau des nodules inflammatoires.
Les reins ne présentent pas d’altérations très marquées. glomérulo-néphrite d'intensité moyenne, Nulle part nous n'avons trouvé trace de réaction inflammatoire, ni vu de diplocoques.
La rate présente une, réaction leucocytaire marquée et de nom-
il y a -une
breux amas de bacille d'Eberth.
Le myocarde est peu altéré ; cependant la striation se voit mal et un certain nombre de fibres sont fragmentées ; par le Gram, nous
savons pu voir de diplocoques.
OBSERVATION XXXIX (Prof. RoGEer, Presse médicale, 1900): — Homme de 28 ans, envoyé dans mon service, le 8 septembre 1899, avec le diagnostic de rougeole. Quand je le vois, le lendemain matin, je le trouve plongé dans un état de stupeur marqué,
* En l'interrogeant, je finis par apprendre qu'il est malade depuis cinq
jours environ,‘ qu’il a ressenti tout d’abord de la céphalée, de la cour-
bature, Au bout de deux jours, les manifestations morbides s'étant ac-
centuées, il. été obligé de quitter ses occupations et de s’aliter ; il
avait de la fièvre, des nausées ef. quelques vomissements bilieux. Actuel-
lement, bien que dans une prostration profonde, le malade se plaint ? .
encore de souffrir de la tête,
langue est blanche au centre et dépouillée sur les bords ; la gorge est rouge ; la paroi postérieure du pharynx est tapissée d'un exsudat muco-purulent. Le ventre est normal: il n’est douloureux, ni spon-
sible à la palpation, mais on n'y perçoit pas de gargouillements. Le foie ne dépasse pas les fausses côtes. La rate est augmentée de volume ; la percussion donne, sur là ligne axillaire, une zone mate ayant environ 7 centimètres de hauteur, Bien qu ‘il existe une dyspnée assez marquée, l’auscultation des poumons ne fait entendre que quelques râles disséminés. Les mouvements du cœur sont réguliers et bien frappés ; le pouls est fort et ne dépasse pas 90 à la minute, il est nettement dicrote, Les urines sont rares, foncées, albumineuses. Sur le tégument cutané: on constate un érythème rubéoliforme occupant les avant-bras à et la partie supérieure du thorax ; c’est probablement cette éruption qui avait fait admettre une rougeole.
la rate, des caractères du pouls et de la température, ainsi que de Tévolution morbide, je porte le diagnostic de fièvre typhoïde, Ce diag- nostic semble justifié par la marche ultérieure de la maladie.
On constate d’abord une diarrhée caractérisée par des selles assez fréquentes, mais remarquables par leur coloration verte. Puis, le 11
. qui était toujours très grave et la température qui se maintenait au- . dessous des chiffres habituels, Or, le 12 septembre, au neuvième jour de la maladie se produisit un abaïssement thermique fort marqué.
Cet abaissement précoce me paru d'autant plus inquiétant ‘que l'état du malade semblait constamment s’aggraver, Je @herchai, sans résultat, une complication viscérale : il n'existait aucun symptôme pouvant faire penser à une hémorragie intestinale ou .à une perforation,
Le lendemain soir, le malade est pris de hoquel, de vomissements verdâlres ; la diarrhée persiste, gardant toujours son caractère bilieux. Malgré ces nouvelles manifestations, je me refuse à admettre l'idée d’une perforalion intestinale, car le ventre est resté souple et surtout le
fortes et bien frappées, L'auscultation des poumons et du cœur, l'examen
des urines /ne révélant rien de nouveau, il mé semble impossible d'’expliquer l’évolution bizarre des accidents, Cependant, le malade, tourmenté par son hoquet, ses vomissements
166 | LES ÉRYTHÈMES GRAVES TMS
En pratiquant l'examen systématique des organes, on constate que la
tanément, ni à la pression ; la fosse iliaque droite est légèrement sen-
En tenant compte de l’état général du malade, de l'hypertrophie de
septembre, on trouve quelques taches rosées lenticulaires, d’ailleurs Se peu nombreuses, sur la peau de ventre. Cependant, je fus frappé, dès ce moment, de la discordance qui existait entre l'état général du malade
pouls est resté bon: il bat 100 fois à la minute et les pulsations sont
Lars
verdâtres et sa diarrhée bilieuse, s’affaiblit rapidement ; son état géné: ral s'aggrave, et, le 16 septembre, bien que le hoquet ait cessé, la situation paraît désespérée : la connaissance est tout à fait perdue ; il marmotte des paroles inintelligibles ; le soir, il est pris d’un délire extrêmement intense, il veut constamment sortir de son lit ; il succombe le lendemain matin, avec une température de 370.
L'autopsie confirma les données de l’examen clinique, À la fin de
l'iléon, les plaques de Peyer étaient ulcérées, mais aucune n’était perforée et il n'y avait pas (race de péritonite, Les principaux viscères présentaient les lésions qu'on rencontre généralement dans la fièvre
typhoïde, La rate, de consistance ferme, était augmentée de. volume ;
elle pesait 275 grammes, Le cœur, débarrassé des caïillots, pesait 320 grammes et paraissait normal. Les poumons étaient congestionnés aux bases. Les reins, qui pesaient, le droit 145 grammes. et le gauche 110,
étaient plus fortement atteints, leurs lésions s'étaient d’ailleurs révé-
lées, pendant la vie, par de l’albuminurie : la substance corticale était pâle et striée de jaune, la substance médullaire violacée, Quant au ‘foie, il était complètement dégénéré ; il pesait. 1.930 grammes et était transformé en une masse homogène, de couleur chamoïs,parsemée à s@ surface de taches décolorées ; l'aspect était le même sur les coupes : le,
parenchyme était exsangue et d’une coloration jaune uniforme.
OBSERVATION XL (Prof. RoGEr, Presse médicale, 1900), — Un homme de 21 ans entrait dans mon service le 10 novembre 1899, L'examen du
. malade conduisait immédiatement au diagnostic de fièvre typhoïde. Les
accidents avaient débuté onze jours auparavant et s’éfaient caractérisés par de la céphalalgie, de la courbature, des vomissements et une diarrhée verdâtres.
Actuellement, la bouche et la langue sont sèches ; les gencives et les dents fuligineuses. La dyspnée est assez marquée, et cependant, l’auscultation des poumons fait entendre seulement quelques râles de bronchite, Le ventre est tendu, sensible à la pression ; dans la fosse iliaque, la palpation révèle du gärgouillement, Sur la peau de l'abdomen se voit une éruption discrète de taches rosées lenticulaires,
Le foie déborde de deux travers de doigt les fausses côtes, La rate est
volumineuse. Les urines sont rares et contiennent une petite quantité d’albumine. L'état général est mauvais. Cependant, le pouls est fort et ne bat que 100 fois à la minute ; l’auscultation du cœur ne révèle rien de notable.
Aucune modification notable ne survient tout d’abord; mais, au quinzième jour de la maladie la fempérature s’abaisse et tombe bien-
uL
tôt au-dessous de la normale, En même temps, comme dans le cas
de vomissements bilieux. Le lendemain, la connaissance est complètement éteinte ; le malade est dans un état demi-comateux, interrompu par un délire doux et tranquille.
Le jour suivant, la température s’est encore abaissée ; la dyspnée est très intense, sans qu'aucune manifestation nouvelle se soit
CE [FT] produite du côté des poumons ; le pouls
mu A est toujours assez fort, bien frappé, mais il
EE NE est plus rapide que les jours précédents :
Bla EP E il atteint 120. Enfin, on constate sur le
Courbe n°18.— Obs. XL (Roger)ventre,. la poitrine et la racine des membres, un érythème morbilliforme qui a débuté dans la nuit.
Le malade succombe dans cet état, sans ‘avoir: présenté Lame 3
manifestations notables, à 7 heures du soir.
cp, … ulcérations caractéristiques ; mais, il n'y avait ni perforation ni péri-
Les lésions constatées à l'autopsie ont été identiques à celles qu'on avait trouvées dans le cas précédent, La partie terminale de l'intestin
grêle était fortement infiltrée et les plaques de Peyer présentaient les
tonite. La raté, volumineuse et diffluente, pesait 270 grammes. Les reins pesaient : lé droit 165, et le gauche 175 grammes ; la substance
corticale était parsemée de stries et. de points jaunes ; la substance …médullaire, fortement congestionnée, avait. une: coloration violette. Le cœur était légèrement dilaté Les poumons étaient congestionnés ; la
base droite, notamment, contenait une assez : grande. quantité, de sang
” et de sérosité spumeuse, mais le parenchyme surnageait et ne paraissait
pas assez altéré, pour qu’on püût trouver, dans cette lésion, Pexpli-
. cation de la dyspnée Les centres nerveux ne présentaient rien de
notable. Le foie, très volumineux, pesait 2.630 grammes ; il était d’une consistance pâteuse et d’une coloration jaune roux uniforme ; la vésicule renfermait une petite quantité d’une bile jaune : ere ‘À la
coupe, on voyait du sang liquide s'écouler des gros vaisseaux béants ; * mais le parenchyme était exsangue et, comme on le constatait déjà
en examinant la surface, il formait une masse homogène et semblait frappé d’une stéatose aiguë généralisée, L'examen microscopique et fanalyse chimique confirmèrent cette conclusion : nous avons trouvé, dans ce cas, 9 gr. 15 de graisse pour 100, quatre fois plus qu'à l’état normal. « é
précédent, le malade est pris de hoquèt et .
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* cuivrée qui succède à l'érythème morbihforme.
OBSERVATION XLI (REMLINGER, Revue de médecine, 1900) (1), — F... 2 soldat à la 7° compagnie du 11e escadron du train, Entré à l’hôpital du Belvédère le 4 septembre 1898 avec tous les symptômes d’une fièvre. typhoide de moyenne intensité, La maladie se -serait établie brusquement À y a six jours. De fait, les taches rosées font leur apparition le 8, le dixième jour d’après le malade.
Le surlendemain, au douzième jour par conséquent, F..., attire à la visite l’attention sur une éruplion dont il a constaté l'existence à son
réveil. La face antérieure du thorax et de l’abdomen présente de petites élevures rouges, douces au toucher, inégales comme , dimen-
Sions et irrégulières comme contours, ne s’effaçant que partiellement sous la pression du doigt, Entre ces papules, les taches rosées se reconnaissent facilement à leur teinte plus claire, à leurs dimensions plus petites, à leur forme plus régulière, plus circulaire, à leur effacement sous le doigt plus rapide et plus complet. -L’éruption est un peu plus
- confluente aux creux inguinaux et axillaires, mais les taches y demeu-
rent séparées. Il n'ÿ a pas de placards, de sorte que l'aspect général
est beaucoup Plus celui d’une rougeole que celui d’une scarlatine. :
Sur les côtés du thorax et de l’abdomen ainsi qu'à la partie postérieure du tronc, l’éruption est moins marquée et seulement constituée par
quelques papules séparées par de vastes espaces de peau saine. Il en est de même aux cuisses et aux bras. Les autres segments des membres sont indemnes. Rien à la face, , É £
Îl n'existe ni coryza, ni larmoiement, ni angine, Le malade prend par jour 50 centigrammes de quinine et un gramme de benzo-naphtol. Aucun autre médicament. |
Aucun phénomène général. Pas d’élévation de température au moment de l'apparition de l’éruption. La fièvre typhoïde évolue de façon classique avec une gravité moyenne, L’urine ne renferme ni albumine, ni indican. ; |
Le 13, l’éruption a un peu pâl ; le 14, elle a disparu ; mais la peau a pris au niveau des macules un aspect cuivré très spécial. Une teinte cuivrée s'étend sur toute la macule primitive et paraît même se diffuser un peu en dehors de ses limites. Ces taches fauves donnent à la peau un aspect tigré qui rappelle beaucoup celui de certaines syphilides. Le malade cependant nie tout antécédent et un examen minutieux ne révèle aucune autre manifestation, Cet aspect persiste pendant quatre ou cinq jours, puis s’atténue progressivement et disparaît. Aucune desquamation. AU
(4) Nous avons choisi les 2 observations suivantes comime type d'érythèmes
{bénins. n'influérçant en aucune façon la marche de la fièvre typhoïde. Des
42 cas de Kemlinger. 41 sont calques sur ce type. À remarquer ici la coloration
La dothiénentérie évolue toujours de façon classique. Il n’existe aucune complication fixée sur un organe, La température oscille entre 38 et 39.
La maladie se prolonge un peu. C’est seulement le 21e jour que la courbe commence à s’infléchir et descend en lysis jusqu'à la normale sets le 27 septembre, soit au 29e jour.
La convalescence se poursuit sans incident, L'état général peu Ron se remet vite. Complètement guéri, F... part en France le 12 octobre.
OBSERVATION XLII (REMLINGER, Revue de Médecine, 1900), — D...
1er soldat au 4° zouaves, aucun antécédent à signaler, entre au Belvédère le 21 septembre 1898 pour une fièvre typhoïide dont le début remonte à quatre jours seulement. Dans la salle affectée spécialement au traitement des dothiénentériques, D... se trouve être le voisin de droite du malade précédent F... .
. La dothiénentérie revêt une forme franchement abortive. Les taches rosées n’ont pas été constatées et le diagnostic pourrait être mis en doutteé si le pouvoir agglutinant, cherché au huitième jour, ne s'était montré. suffisamment élevé (1/50).
Les symptômes typhiques s’atténuent progressivement. La température fait une chute très régulière en lysis et atteint la normale le 29, au douzième jour. Ce jour-là en découvrant le malade, on découvre une superbe éruption rubéoliforme, certainement apparue depuis la veille. Le thorax et l'abdomen présentent, séparées par de la peau saine, de nombreuses élevures rosées, très peu saillantes, s’effaçant presque complètement sous le doigt. Leur forme est irrégulière, Leurs dimensions varient de celles d’une tache rosée ordinaire à celles d’un petit pain à cacheter, Beaucoup de ces papules sont d’un rouge uniforme, Mais d’autres présentent au centre une zone un peu plus foncée, L’érup-
tion est plus discrète sur les parties latérale et postérieure du thorax .
que sur la partie antérieure, Elle est très marquée aux membres inférieurs, particulièrement aux cuisses. Aux membres supérieurs, elle fait presque complètement défaut, Rien à la face,
Aucune manifestation du côté des muqueuses, Aucun phénomène général, Aucune influence médicamenteuse possible, le malade ne prenant plus de quinime depuis plusieurs jours. .
Le lendemain, léruption persiste sans modification. Le 1e octobre,
elle commence à pâlir, Mais la peau prend alors une feinte cuivre tout à fait comparable à celle qui a été décrite chez le malade précédent, Ici encore, il est impossible d’incriminer la syphilis, Cet aspect si particulier des tégurmients a persisté quelques jours : le 10 octobre, le ma-
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un © 2 male, à
mr lade commençait à s’alimenter, qu'il subsistait encore en partie. Pas
de desquamation, À aucun moment, l'urine n'a contenu d’albumine.
à OBSERVATION XLIIT (Rispaz, in Thèse Pons, Toulouse 1898).
. GC... Marie. âgée de 17 ans, entrée le 25 août 1897, salle Sainte-Germaine, n° 2, Cette malade avait séjourné une première fois dans le service à la fin du mois de juillet. | Fa *
% Au bout de dix jours, la malade avait quitté l'hôpital complètement
irétablie. É | | |
Peu de jours après sa sortie, elle éprouva de nouveau de la cépha-
-lalgie, de la fatigue avec anorexie, un peu de nb eut Huelques épistaxis et rentra à l’Hôtel-Dieu. | Le lendemain, 26 août, on constatait tous les signes d'une navre typhoïde : hypertrophie de la rate, présence de quelques taches rosées, bronchite généralisée, urine légèrement albumineuse, Température : des
3908 ; soir, 40° 4,
26, 28, 29 août, — La température oscille assez régulièrement entre L 390 le matin et 40° le soir. Le pouls bat entre 100 et 110 pulsations. Séro- 6 diagnostic : positif à un taux élevé, Rae
30 août, — Brusque aggravation. La malade est couchée dans le décu- bitus latéral, en chien de fusil Le visage est rouge, congestionné, les . conjonctives sont injectées, les yeux larmoyants, Les lèvres, les dents
‘et la langue tapissés d'un épais enduit fuligineux. Vomissements bilieurx
très fréquents, presque incoercibles, La température est le matin à 3905, et le soir à 396, Le. pouls rapide et faible bat 120.
- 81 août, — La température est tombée soudain à 3707, le ph restant "Ail15 lies vomissements bilieux persistent ; l’état général est toujours aussi mauvais
der 10 septembre, on remarque pour ta première fois en découvrant la "a malade l'existence d’une éruption s'étendant sur presque tout 18%COPpS EME
ÎCe sont des macules d’un rouge vif, isolées ou confluentes, sous forme de plaques irrégulières à bord déchiquetés et circonscrivant des îlots
En 7 de peau saine, de sorte que l’éruption réssemble à la fois à celles de la
‘ se rougeole et de Déc tata Cet érythème pâlit sous la, pression des doigts,
DE mais se recolore immédiatement, Les jambes et les cuisses présentent une
teinte rouge écarlate diffuse, tandis que, sur les flancs et sur l’abdomen Vi
pce sont des macules très petites, serréés les unes contre les autres. Sur le ai
dos et sur les épaules, on aperçoit également des macules très confluen-