‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 126 sur 449 · SI LE CHEF D VNE PLACE ASSIEGEE DOIT SORTIR POVR PARLEMENTER · texte numérisé non relu

SI LE CHEF D VNE PLACE ASSIEGEE DOIT SORTIR POVR PARLEMENTER

P. 26, 1. I. Luciiis Marcius). Le fait est assez fréquemment mentionné par les vulgarisateurs du xvi'' siècle. Cf. par exemple Gentillet, Discours sur les moyens de bien gouverner, III, xii; éd. de 1579, p. 385; Droit de Gaillard, Méthode de l'histoire, xv; éd. de 1579, p. 254, qui l'allèguent précisément dans le même but que Montaigne, pour disserter sur l'opposition entre la ruse et la force. L'allusion de 1580 ne suppose donc pas nécessairement un souvenir direct de Tite- Live qui nous a rapporté cette histoire; en tout cas le texte de Tite-Live n'y est pas traduit. Dans l'addition de 1595, au contraire, on retrouve les mots mêmes de cet auteur : « Haec, ut summa ratione acta, magna pars senatus adprobabat : veteres & moris antiqui memores, negabant se in ea legatione Romanas agnoscere artes. Non per insidias & nocturna pra^lia, nec simulatam fugam improvisosque ad incautum hostem reditus, nec ut astu magis quàm vera virtute, gloriarentur, bella majores gessisse. indicere prius, quàm gerere solitos bella, denuntiare etiam, interdum locum finire, in quo dimicaturi essent. Eadem fide indicatum Pyrrho régi medicum, vitae ejus insidiantem : eadem Faliscis vinctum traditum proditorem liberorum régis. Hase Romana esse, non versutiarum Punicarum, neque calliditatis Grscas, apud quos fallere hostem quàm vi superare, gloriosius fuerit. Interdum in prajsens tempus plus profici dolo, quàm virtute : sed ejus demum animum in perpetuum vinci, cui confessio expressa sit, se neque arte, neque casu, sed conlatis comminus viribus justo ac pio bello esse superatum. » (XLII, xlvii, p. 904.)

P. 27, 1. 5. Dolus). «Ruse ou valeur, qu'importe entre ennemis?» (Virg., ^«.,11, 390.) Cette sentence de Virgile est citée par Henri Estienne dans son Apologie pour Hérodote, XVIII, m, ouvrage que Montaigne a lu certainement vers 1572, à l'époque où il a composé cet essai par conséquent. On la retrouve dans d'autres écrits du temps. Cf. Grimaudet, Opuscules politiques, iv; Juste Lipse, Politiques, V, XVII, etc. ; ouvrages postérieurs à la publication des Essais.

P. 27, 1. 6. Les Achœiens , dict Polybe). Montaigne n'a pas pris ce fait chez Polybe, mais dans les Politiques de Juste Lipse : « Tmv y.x-x -;/vî;xsv ïp'^-wi iXàTTui zx TZps^r^Moç Y.T. \xt-:x ^'.xç ir.'.-i'Kiyxz^oi, twv [/.--'x îîaij y.ai 3Ùv ■/.x(p<o xpaTTîv.Évwv. Facinorum militarium ea esse minoris laudis ac momenti, qxxx propalàm & per vim patrantur, bis qu£e ex occasione & per dolum. » (V, xvii.)

P. 27, 1. 7. Eam vir). « Un homme sage et vertueux doit savoir que la seule vraie victoire est celle qu'on gagne sans blesser l'honneur et la dignité. » (Florus, I, xii.) Montaigne a pris cette citation chez Juste Lipse, Politiques, V, xvii.

P. 27, 1. 10. Vosne velit). « Eprouvons par le courage si c'est à vous ou à moi que In fortune maîtresse des événements destine l'empire. » (Ennius, chez Cicéron, De off., i, xii.)

P. 27, 1. 12. Au royaume de Ternate.) Cf. Goulard, Hist. du Portugal, traduite d'Osorio, de Castaneda et de quelques autres historiens : « La coustume du pays porte, que quand les Insulaires veulent faire la guerre à quelques autres, afin que les assaillis ne se

Page 1