‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 128 sur 449 · Chapitre VI · texte numérisé non relu

Chapitre VI

L HEVRE DES PARLEMENS DANGEREVSE.

P. 30, 1. I . Mussidan). Petit village du Périgord, dans le voisinage du château de Montaigne. Le siège auquel Montaigne fait allusion date du mois d'avril 1569. A son sujet on peut voir de Thou, V. Cf. aussi A. de Roumejoux, Essai sur les guerres de religion au Périgord, dans le Bulletin de la Société du Périgord, année 1902.

P. 30, 1. 13. ^mylius Regillus). Cf. Tite-Live, Annales, XXXVII, xxxii.

P. 31, 1. 5. Cleomenes). Cf. Plutarque, Les Dicts notables des Lacedœnwniens. « Il avoit fait trefves pour sept jours avec les Argiens : la troisiesme nuict après, aiant observé que les Argiens s'estoient très bien endormis sous la fiance de ces trefves, il les alla charger, & en tua les uns, & en prit les autres prisonniers : & comme on luy reprochast, qu'il avoit faulsé la foy jurée, il respondit, qu'il n'avoit pas juré de garder les trefves la nuict : au demeurant, que quelque mal que Ton peust faire à ses ennemis, en quelque sorte que ce fust, cela estoit par dessus la justice, & non subject à icelle, tant envers les Dieux qu'envers les hommes. » (F° 217 V.)

P. 31, 1. 13. Casilinum). Cf. Tite-Live, Annales. « Casilinum inter colloquia, cunctationémque petentium fidcm, per occasionem captum est. » (XXIV, XIX, p. 424.)

P. 31, 1. 18. Neminem). «Que personne ne doit chercher à faire son profit de la sottise d'autrui. » (Cic, De off., III, XVII.)

P. 31, I. 19. Xenophon). Dans la Cyropédie.

P. 31, 1. 24. Monsieur d'Aulngny). Cf. Guichardin. «... Avendo... cominciato a parlare da un bastione

sopra le conditioni dell'arrendersi Fabritio Colonna col Conte di Gaiazzo, la mala guardia di quelli di dentro . . . dette occasione a nemici d'entrarvi; i quali... la saccheggiarono tutta. » (V, 11, 226.)

P. 32, 1. 2. A Yvoy). Petite ville des Ardennes, aujourd'hui Carignan. Cette aventure ne se rapporte certainement à aucun des sièges d'Yvoy (1543 et 1552). Montaigne fait manifestement une confusion avec le siège de Dinan au sujet duquel les historiens contemporains nous font un récit tout semblable. Le voici dans la Continuation de l'histoire de notre temps de Guillaume Paradin, ouvrage auquel Montaigne fera certainement un emprunt après 1588; le fait se passe en 1554. Paradin nous présente Rommero en train de parlementer avec le « Connestable » qui assiège la place. « Et, dit-il, ce temps pendant, que l'autre estoit longuement a estriver & opiniastrer, plaidant tousjours pour ses armes : mon dict seigneur, voulant sans eff'usion de sang, ny perte des siens, avoir la place, usa de bonne invention. Car il fit secrettement advertir les autres Espaignols estant dans le chasteau, que Romero, lequel ils avoient envoyé pour parler pour eux, ne plaidoit plus, que pour emporter ses armes, & de douze des siens, laissans les autres en crouppe, a la merci de l'espee. Ce qu'entendans les Espaignols sortirent tous du chasteau, soubs mesme capitulation que les Allemans : qui fut bonne & profitable ruse. » (Éd. de 1568, f"* 228 v°, 234 r°.)

Montaigne a pu encore connaître ce récit dans les Mémoires de Rabutin où Paradin l'a très exactement pris. (Cf. éd. de 1574, p. 146.)

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