LIVRE I, CHAPITRE VI
P. 32, \. '). Le marquis de Pesqttaire). Cf. les Mémoires des frères du Bellay. « Estant ledit Vital en la tente du Marquis, les citadins s'asseurans sur le parlement, & à la promesse dudit Marquis qui estoit de rien innover durant ledit parlement, faisoient mauvais guet : les Espagnols ayant la cognoissance d'une ruine qui estoit à un pan de mur sans aucune deffence, entrèrent dedans la ville, & mirent au fil de l'espee tout ce qu'ils trouvèrent devant eux. » (n, 43.) Cf. aussi Guichardin, Histoire d'Italie. «Il Marchese di Pescara si ritorno con maggiore efficacia a ragionamenti del convenire & gia rimasi in concordia, non appariva piu alcuna difficulta, quando i fanti spagnuoli,... sendo negligenti quelli di dentro alla guardia... l'occuparono... » (XW, v, 712 h.)
P. 32, 1. 10. Ligny en Barrais). Cf. les Mémoires des frères du Bellay. « La brèche faicte, les assiégez furent conseillez de parlamenter, & durant leur parlement les ennemis entrèrent dedans par la porte du secours, & prindrent par derrière ceux qui estoient sur la brèche pour attendre l'assault, & les firent prisonniers sans faire grand meurtre. Je ne sçay qui en fut le moyen, sinon que Bertheville lieutenant du Comte de Brienne sortit le premier pour parlamenter. » (IX, 328.)
P. 32, 1. 14. Fu il vincer). « La victoire est toujours louable, qu'elle soit due au hasard ou à l'habileté. » (Arioste, Orlando fiirioso, XV, i.) Cette citation se retrouve dans un dialogue du Tasse intitulé : // Romeo.
P. 32, 1. 16. Chrisippiis). Cf. Cic, De off. « Scite Chrysippus, ut multa : qui stadium, inquit, currit, eniti, & contendere débet, quammaxime possit, ut vincat : supplantare eum quicum certet, aut manu depellere, nullo modo débet. » (III, x, t. IV, p. 382.)
P. 32, 1. 21. Ce grand Alexandre). Cf. Quinte- Curce, rV', xiii.
P. 32, 1. 24. Malo me). « J'aime mieux avoir à me plaindre de la fortune qu'à rougir de ma victoire. » (W., ibid.^
P. 32, 1. 26. Atquc idem). « Il (Mézence) dédaigne de frapper Orode dans sa fuite, de lui décocher un trait qu'il ne verrait pas et qui le blesserait par derrière; il court à lui, et c'est de front, d'homme à homme, qu'il l'attaque : il veut vaincre non par surprise, mais par la seule force des armes. » (A'irg., En., X, 752.)
Chronologie : Les emprunts à Guichardin (p. 31, 1. 24) et aux frères du Bellay (p. 32, 1. 5 et 10), permettent de dater cet essai des environs de 1572.