QVE L INTENTION" IVGE NOS ACTIONS
P. 33, 1. 2. Henry sepliesuie). Cf. les Mémoires des frères du Bellay. « Quelque temps après le Roy Dom Philippe allant par mer de Flandres en Espagne, la tourmente le contraignit de descendre en Angleterre, OÙ il fut recueilly du Roy Henr}' septiesme honorablement : si est-ce que ledit Roy d'Angleterre ne voulut permettre audit Roy Dom Philippe de sortir hors de son royaume, que premièrement il n'eust remis entre ses mains le Duc de Suffolc cy dessus mentionné qui estoit en sa puissance dedans ses païs bas : vrav est qu'il promist audit Roy Dom Philippe de ne le faire mourir, ce qu'il ne feit : mais à son trespas & dernière volonté ordonna à .son lils le Roy Henrj' huictiesme qu'incontinent luy decedé, il luy fist trencher la teste, chose qui fut exécutée. » (I, 7.)
P. 33, 1. 6. En cette tragédie). Philippe II de Montmorency-Nivelles, comte de Horn, et Lamoral, comte d'Egmont, décapités le 4 juin 1568. Je n'ai retrouvé dans aucun ouvrage du temps les détails que Montaigne mentionne ici. Les ouvrages de Wesenbeke
(1569) et celui de Ulloa qui fut traduit en français par Belleforest en 1570 ne signalent rien de pareil. Juste, dans son livre intitulé Le comte d'Egmont et le comte de Horn d'après des documents authentiques et inédits (Bruxelles, 1862), n'apporte à l'appui de ces détails aucun autre témoignage que celui de Montaigne. (Cf. p. 348.)
P. 34, 1. 10. Le masson de Hérodote). Cf. Hérodote, II, 121, f° 55 r". On trouve une allusion à la même anecdote chez Henri Estienne, dans V Apologie pour Hérodote (XV, xvi), que Montaigne lisait à l'époque où il a composé cet essai.
Chronologie : Un emprunt aux Mi'/«o;Vc5 des frères du Bellay (p. 33, 1. 2) permet de fixer la composition de cet essai à l'année 1572 environ. D'ailleurs Montaigne parle de la mort des comtes d'Egmont et de Horn (1568) comme d'un événement qui s'est passé « dernièrement ».