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Chapitre IX

DES MEXTEVRS.

P. 37, 1. 8. Platon). Dans le Critias : « Prœter deos, quos tu memorabas, alios insuper invocare decet, prascipuéque Mnemosyncn, id est memoriam : in qua dea priEcipua orationis nostrae motnenta sunt sita. » (P. io8; éd. de 1546, p. 737.)

P. 39, 1. II. Cet ancien). Peut-être est-ce une allusion au Pro Ligurio de Cicéron : « Oblivisci nihil soles, nisi injurias. » (xii.)

P. 39, 1. II. Darius). Cf. Hérodote : «Apres il commanda à un page, que toutes les fois qu'il (Darius) se mettroit à table, il luy dist par trois fois, Sire, souvenez-vous des Athéniens. » (V, cv, f° 134 v°.)

P. 39, 1. 18. Les grammairiens). Il s'agit de Nigidius dont il est parlé chez Aulu-Gelle, XI, 11, et chez Nonius, ^', Lxxx. Montaigne a pu encore prendre ceci chez Pierre de Messie qui répète le passage d'Aulu-Gelle et le commente dans une de ses Diverses Leçons, V, xviii, intitulée : «Comme on peut dire mensonge sans mentir. »■

P. 41, 1. 14. Mille routes). Peut-être souvenir de Plutarque, De la vertu morale : « Comme Ion ne peult assener au but que par une sorte, mais bien le peult on faillir en plusieurs, en donnans ou plus hault ou plus bas qu'il ne fault. » (iv, f° 33 r°.) Mais l'application chez Plutarque est un peu différente : « Noz actions ne peuvent estre bonnes qu'en une sorte seulement, & mauvaises en plusieurs. »

P. 41,1. 17. Un antien père). C'e.st saint Augustin qui dit, dans la Cité de Dieu : « ... Ita ut libentius homo sit cum cane suo, quàm cum homine alieno. » (XIX, VII.)

P. 41, 1. 18. Ut e.xternus). « De .sorte que deux

hommes de différentes nations ne sont point hommes l'un à l'égard de l'autre. » (Pline, Hist. nat., VII, i.) Montaigne n'a pas pris cette citation directement chez Pline; il l'a trouvée dans le commentaire de la Cité de Dieu, par Vives (XIX, vu), au chapitre qui lui a fourni l'allusion précédente. Le texte de Pline est un peu différent. Il dit « pêne non sit ». Avant Montaigne, \'ivès avait supprimé «pêne».

P. 41, 1. 21. Le Roy François premier). Cf. les Mémoires des frères du Bellay. Montaigne résume un long récit dont voici le passage essentiel : « Le Roy se plaint que Merveilles ait esté exécuté de nuict sans forme n}' figure de justice, & le tout en trois jours... L'excuse & remonstrance qu'il proposa fut que le Duc son maistre ne pensa jamais que ledit Seigneur Roy deust prendre ceste mort en la sorte qu'il la prenoit, par les lettres pleines d'expostulation que sa majesté luy en avoit escrites, d'autant que ledit Merveilles n'estoit ambassadeur, & n'en avoit ordre ne lieu, ny estoit estimé ne tenu tel en la cour du Duc sondit maistre, mais qu'il y estoit comme son subject & vassal, & pour ses propres affaires & négoces, ainsi que les autres vassaux & suhjects de sondit maistre...

» Si n'estoit-il excusable ny soustenahle en droict & justice, veue la précipitation de la procédure faicte contre luy, lequel fut seulement par souspeçon & comme presumptieusement consentant de l'homicide faict par ses gens, emprisonné le vcndredy, & le Dimenche jugé & exécuté clandestinement & de nuict...

» Mais à ceste objection le sens luy faillit au

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