‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 140 sur 449 · I, XXXVII · texte numérisé non relu

I, XXXVII

p. 64, 1. 18. Pyrrho le Philosophe). CLDïogènelj\eTce, Vie de Pyrrhon, IX, lxviii. D'ailleurs cet exemple est courant dans les recueils d'apophtegmes du temps. (Cf. les Apophtegmes de Lycosthenes, éd. de 1574, P- 979)

P. 64, 1. 22. Oserons nous donc dire). Même pensée chez Sénèque. « Est turpissimum si eani securitatem nobis ratio non prœstat, ad quam stultitia perducit. » (Ep. ^d, vers la fin.) Sénèque vient de déclarer que les enfants et les fous ne redoutent pas la mort.

P. 65, 1. 4. Aristippus, Hicronimus). Cf. Cicéron,

Tusc., II, M.

p. 65, I. G. Possidonius). Id., ibid. « Solebat narrare Pompeius se, quum Rhodum venisset decedens ex Syria, audire voluisse Possidonium; sed quum audiisset, eum graviter esse .-egrum, quum vehementer ejus artus laborarent, voluis.se tamen nobilissimum philosophum visere; quem ut vidisset, & salutavisset, honorificisque verbis prosecutus esset, molesteque se dixisset ferre, quod eum non posset audire; at ille : «Tu vero, inquit, potes : nec committam, ut » dolor corporis efficiat, ut frustra tantus \ir ad me » venerit. » Itaque narra bat, eum graviter & copiose de hoc ipso, nihil esse bonum nisi quod honestum e.sset, cubantem disputavisse, quumque quasi faces ei doloris admoverentur, s;vpe dixisse, Nihil agis dolor, quamvis sis molestus : nunquam te es.se confitebor nialum. » (II, xxv; t. IV, p. 137.) Cette anecdote figure souvent dans les recueils d'apophtegmes du temps : cf. ceux de Brusonius et de Lvcosthenes. Dans Guy de Bruès, Dialogues contre les nouveaux académiciens (p. 15), on trouve une critique de l'attitude de Possidonius qui a quelque rapport avec celle de Montaigne, mais rien n'indique que Montaigne ait puisé ceci chez Guy de Bruès.

P. 65, I. 22. Qui nisi). «Et si les sens ne sont

pas véridiques, la raison nous trompe également. » (Lucrèce, W, 485.)

P. (>(>, 1. 3. Aut fuit). «Ou elle est passée, ou elle va venir : il n'y a rien de présent en elle. » (La Boétie, satire adressée à Montaigne, p. 233.)

P. G6, 1. 4. Môrsque). « Et la mort cause moins de mal que l'attente de la mort.» (Ovide, Ép. d'Ariane à Thésée, vers 82.)

P. 66, 1. 8. Malain mortem). « La mort n'est un mal que par ce qui vient après elle. » (Saint Augustin, Cité de Diai, I, 11.) Le texte de l'édition de 1 570 est : « Neque enim facit malam mortem, nisi quod sequitur mortem. »

P. 67, I. II. Avida est). « La vertu est a\ide de danger. » (Sénèque, De providentia, iv.)

P. 67, 1. 18. Non enim). «Ce n'est pas, en effet, dans la joie et les plaisirs, dans les rires et les jeux, compagnons de la légèreté, qu'on est heureux; on l'est bien plutôt dans la tristesse par la fermeté et la con.stance. » (Cicéron, De fin., II, xx.)

P. 67, 1. 23. Lœtius est). « La vertu est d'autant plus douce qu'elle nous coûte davantage. » (Lucain, IX, 404.)

P. 67, 1. 26. Si gravis). «Si elle est violente, elle est courte; si elle est longue, elle est légère. » (Cicéron, De fin., II, xxix.) Cette idée revient souvent dans les Epitres de Sénèque; d. en particulier épîtres 34 et 78.

P. 67, 1. 26. Tu ne la sentiras). Cf. Sénèque, Epi- Ires : « Brevis morbus ac pnv?ceps alterutrum fiiciet, aut exstinguetur aut exstinguet. Quid autem interest non sit an non sim? In utroque finis dolendi est. » (Ép. 78.) Remarquer l'effort fait par Montaigne pour faire passer le jeu de mots en français.

P. 68, 1. 2. Memineris). « Souvien.s-toi que la mort met fin aux grandes douleurs, que les petites ont beaucoup dintermittences, et que nous sommes maîtres des douleurs moyennes. Ainsi légères, nous pouvons les supporter patiemment; intolérables, nous pouvons nous y dérober en sortant de la vie comme d'un théâtre qui nous déplaît.» (Cicéron, De fin.,

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