LIVRE I, CHAPITRE XXV
mépris ici; il a laissé entendre qu'il était fort peu versé dans la connaissance des patois de son pa^-s.
P. 17e, 1. 28. Mais nous). Cf. Sénèque, Epîtres : « Hoc Zenon dixit : tu quid ? hoc Cleanthes : tu quid? quousque sub alio moveris? » (Ep. 33.) L'épitre tout entière est à rapprocher de cet essai de Montaigne. Elle critique l'ahus des citations et l'exercice continuel de la mémoire au détriment du jugement personnel.
P. 177, 1. 2. Riche romain). Calvisius Sabinus. Cf. Sénèque, ép. 27. Sénèque fait de cet exemple le même usage que Montaigne. Il veut qu'on n'imite pas Calvisius, qu'on se pénètre intimement des leçons de la philosophie. Le même personnage est encore tourné en dérision par Erasme dans V Éloge de la folie.
P. 177, 1. 8. Pensait ce sçavoir). Sénèque (ép. 27) dit : « In ea opinione erat ut putaret se scire, quod quisquam in domo sua sciret. »
P. 177, 1. 15. Nous seinbloiis proprement). Cf. Plutarque, Comment il faut ouïr : « Tout ainsi doncques comme si quelqu'un aiant aifaire de feu en alloit chercher chez ses voisins, & là y en trouvant un beau & grand, il s'y arrestoit pour tousjours à se chauffer, sans plus se soucier d'en porter chez soy. » (xix, f'^ 30 v°.)
P. 177, 1. 18. La panse pleine). Même image dans Sénèque, Épîtres. « Alimenta, quœ accepimus, quamdiu in sua qualitate perdurant et solida innatant stomacho, onera sunt ; at quum ex eo quod erant, mutata sunt, tune demum in vires et in sanguinem transeunt. Idem in his, quibus aluntur ingénia, prœstemus, ut, qucecumque hausimus non patiamur intégra esse nec aliéna. » (Ep. 84.)
P. 177, 1. 21. LucuUus). Cf. Cicéron, Acad., II, i. Mais le fait revient souvent dans les dissertations du temps sur l'utilité des lettres et de l'étude. Cf. par exemple Guillaume du Bellay dans le prologue à son histoire, publié dans V Antiquité des Gaules (1556); Il gentiluomo, de Muzio (1575), p. 238. Montaigne l'a rencontré en particulier dans la préface qu'Amyot a mise en tète de sa traduction des Vies. « Combien que Cicéron escrive de Lucius Lucullus que quand il partit de Rome capitaine gênerai & lieutenant du peuple Romain, pour aller faire la guerre au roy Mithridates, il n'avoit expérience quelconque de la
guerre, mais que depuis il feit si grande diligence de lire les histoires, & d'interroguer sur chaque poinct les vieux capitaines & gens de longue expérience, qu'il menoit avec luy, que quand il fut arrivé en Asie, ou il fallut mettre à bon escient la main à la besogne, il se trouva un tressuffisant capitaine, ainsi que le tesmoignerent ses effects. »
P. 178, 1. 3. Montaigne avait traduit en 1580 : «Je hai le sage qui n'est pas sage pour soy-mesme. » Vers d'Euripide que Montaigne a pris chez Stobée (sermo m, p. 37).
P. 178, 1. 4. Ex quo Ennins). «Aussi Ennius dit-il : Vaine est la sagesse du sage si elle ne lui profite pas à lui-même. » (Cic, De offic, III, xv.)
P. 178, 1. 6. Si cupidus). «S'il est avare, s'il est vantard, efféminé, plus vil qu'un agneau. » (Juvénal, VIII, XIV.) Les textes du xvi"" siècle que j'ai consultés portent tous « mollior », non «vilior».
P. 178, 1. 8. Non cniin). « Car il ne suffit pas d'acquérir la sagesse, il faut en profiter. » (Cicéron, De finibus, I, i.) Juste Lipse a cité cette sentence dans ses Politiques (I, x) en modifiant légèrement le texte de Cicéron sans en changer le sens; c'est là certainement que Montaigne l'a prise. Il a seulement ajouté « enim » pour la relier au contexte.
P. 178, 1. 9. Dionisius). Cf. Diogène Laerce, Vie de Diogène : « Grammaticos admirabatur, quod cum Ulyssis mala requirerent, sua ignorarent. Musicos itidem in jus vocabat, quod cum lyra; chordas congrue aptarent, animi mores inconcinnos haberent... Oratores item, quôd studerent, quôd studerent justa dicere, non autem & facere. » (VI, 27 et 28, p. 361.)
P. 178, 1. 22. Coiiie Platon dict). Dans le Ménon : « Num ii soli ex omni hominum génère cum prodesse hominibus profiteantur, adeô cœteris détériores sunt, ut non modo non juvent, quemadmodum alii, quod ipsis traditum sit, verum contra corrumpant, atque hujus gratia vulgô mercedem exigant?» (XXVIII, p. 91, éd. de 1546, p. 23.) Plus loin, Platon oppose ces sophistes à des cordonniers et des tailleurs.
P. 179, 1. 4. Protagoras proposait). Cf. Platon : « Exactionis mcx hœc est conditio : postquam aliquis à me didicit, si vult ille quidem retrihuit quantum
ESSAIS DE MOXTAIGXE.
exigo argentum. Sin minus, ingressus teniplum, jurejurando prœstito xstimat quanta mercede digna sibi mea documenta videantur, tantdmque exponit. » (Protagoras, XVI, p. 328; éd. de 1546, p. 235.)
P. 180, 1. 3. Vos, 0 patrititis sanguis). « O vous, nobles patriciens, qui n'avez pas le don de voir ce qui se passe derrière vous, prenez garde que ceux à qui vous tournez le dos ne rient à vos dépens. » (Perse, I, lxi.) A remarquer que toutes les éditions du temps que j'ai consultées donnent « fas est », et non « par est ».
P. 180, 1. 15. Regardent à sa rrcerence). On trouve une idée semblable dans Guazzo que Montaigne avait lu après 1580 : «Cette sottise est seulement considérée par le vulgaire, lequel voyant qu'ils ne savent pas faire la révérence à la moderne, ni s'agencer le bonnet de travers, ni baller de mesure pour venir à la cadence, ni piquer subtilement autrui, s'en rit et en fait peu de compte. » Guazzo présente pour tous les lettrés la défense que Montaigne applique au seul Turnèbe.
P. 180, 1. 22. Oueis arte henigna). « Que, par grâce particulière, Prométhée a formé d'un meilleur limon. » (Juvénal, XIV, xxxiv.)
P. 181, 1. 7. Vers traduit par Montaigne. Ct. Stobée, sermo m : « Quam nihil est disciplina sine mente. » (P. 37.)
P. 181, 1. II. Non vitiv'). «On nous instruit non pour la vie, mais pour l'école. » (Sénèque, ép. 106.) Montaigne a trouvé cette sentence dans les Politiques de Juste Lipse. (I, x.)
P. 181, 1. 12. Attacher le sçavoir). Cf. Sénèque, Epî- Ires : « Animum non colorare .sed inficerc.» (Ep. 71, vers la tin), et encore : « Si illa se non perfuderit, sed infecerit. » (Ép. 110.)
P. 181,1. 12. // ne l'enfant pas arrottscr). M., ibid. : « Perbibere liberalia studia, non illa, quibus perfundi satis est, sed ha;c, quibus tingendus est animus. » (Ep. 36, au début.) Rapprocher essai II, xvii, p. 412, 1. 9, où se trouve une expression analogue.
P. 181, 1. 15. Glaive). Cette image se retrouve chez quelques écrivains du temps. Cf. Cousteau, le Pegme (trad. de 1560, p. no); Bodin, RcpuHiqne : «Aussi est-il cenain que le sçavoir d'un prince, s'il
n'est accompli d'une bien rare et singulière vertu, est comme un dangereux cousteau en la main d'un furieux : et n'y a rien plus à craindre qu'un sçavoir accompagné d'injustice et armé de puissance. » (III, i.) Id., ibid. (IV, vu.) Cf. encore une image analogue chez Pacard, Thàilogie naturelle, préface. Montaigne l'appliquera de nouveau à la liberté d'esprit dans l'Apologie (t. II, p. 306, 1. 16).
P. 181, 1. lé. Ut fiierit melius). « De sorte qu'il aurait mieux valu n'avoir rien appris. » (Cic, Titsc, II, iv.)
P. 181, 1. 18. François duc de Bretaigne). Exemple que Corrozet a vulgarisé dans ses Propos mémorables : « Jean, duc de Bretagne, cinquiesme du nom, voulant faire le mariage de Monsieur François, son fils, avec Isabeau, fille du Roy d'Escosse, le jeune prince François s'enquit, quelle estoit ceste dame Isabel. Auquel on respondit que c'estoit une belle dame et sage, bien disposée de son corps pour avoir lignée, mais inélégante à parler. Elle est telle que je demande (dist le petit Duc :) car je tien une femme assez sage, quand elle sçait mettre différence entre le pourpoint et la chemise de son marw » (Ed. de 1557, p. 85.) Molière a repris le mot de Montaigne dans les Femmes savantes, act. Il, se. vn.
P. 182, 1. 5. Postquam docti prodierunt). «Depuis que les doctes ont paru, on ne voit plus de gens de bien. » (Sén., ép. 95.)
P. 182, 1. 6. Toute autre sciance). Ceci est peutêtre imité d'une idée de Platon qu'on rencontre à la fois dans le Ménexène, et dans la République (IV), et que Cicéron a reprise dans le De officiis (I, xix). « PrcEclarum illud Platonis : non, inquit, solum scientia, quœ est remota ab justitia, calliditas potius quam sapientia appellanda est... »
P. 182, 1. 10. Retires). La Noue formule les mêmes plaintes dans ses Discours politiques ct militaires. Il constate que la noblesse s'est décidée à envoyer ses enfants au collège; mais, ajoute-t-il, elle les retire trop tôt, à l'époque où vient le jugement et où l'on pourrait commencer à profiter.
P. 182, 1. 22. La principale ordonnance de Platon). Cf. République, III, p. 415; IV, p. 423, etc.
P. 183, 1. 6. Aristo Chius). Cf. Cic, De nat. deor. : « Etsi verum est quod Aristo Chius dicere solebat.
LIVRK I, CHAPITRE XXV.
Nocere audientibus philosophos, iis qui bene dicta, maie interpretarentur . « (III, xxxi; t. IV, p. 237.) Cliius signifie natif de l'île de Cliios.
P. 183, 1. 9. Asolos). «Il sortait, disait-il, des débauchés de l'école d'Aristippe, des sauvages de celle de Zenon. » (/(/., ibid.) Dans son édition, Montaigne trouve la forme latine « asotos » qu'il a conservée au lieu de la forme grecque «asôtous», mais le texte dit seulement « posse etenim asotos ex Aristippi... »
P. 183, 1. 10. Que Xemphon). Cf. Cyropcdie, lib. I et passim.
P. 183, 1. 12. Platon dict). Dans \e Preiiiicr Alcihiade : « Deinceps nutritur puer, non a muliere nutrice parum honorihca, verum ab eunuchis, qui reliquorum circa regem optimi videantur, quibus & alla, qu;\.' spectant ad curam pueri, demandantur, ac pr;\;cipue, ut natum quam pulcherrimum reddant, componentes membra ejus atque dirigentes. Atque hïec faciente's magno in honore habentur. Cum autem pueri septimum œtatis annum impleverunt, ad equestrisartis magistros proficiscuntur, deinde in venationem tendunt. Anno vero quartodecimo puerum suscipiunt hi, quos regios pœdagogos appellant. Sunt ii profecto ex omnibus Persis ea a;tate electi prascipuique quatuor, sapientissimus, justissimus, temperatissimus, atque fortissimus aliquis vir. Quorum primus magicam Zoroastri Oromansii filii docet : est autem illa deorum cultus : atque idem tradit instituta regia. Secundus admonet, ut in omni vita sit verax. Tertius ne uUa cupiditate superetur, ut liber vivere consuescat, ac reveraret, imperans iis ante omnia, quae in ipso sunt, nec ulli servkns. Quartus denique impavidum illum, & intrepidum reddit, ne quando quippiam metuens servus fiât. » (P. 121; éd. de 1546, p. 36.)
P. 184, 1. 2. Police de Lycnrgiis). Parmi les nombreux textes où Montaigne a appris à la connaître, cf. Plutarque, les Dicts notables des Lacedœtnoniens, f° 226 r", et aussi Vie de Lyciirgue, xi, f° 33 r".
P. 184, 1. 9. Leur discipline). La discipline des Perses. Le passage s'inspire manifestement de la Cyropédie. J'imagine que la phrase sur les Lacédémoniens a été insérée après coup, de là le mot «leur». Après avoir fait une addition, Montaigne aura négligé
de remplacer le pronom personnel par le nom qu'il avait cessé de rappeler.
P. 184, 1. 13. Asiiages en Xenophon). Dans la Cyropédie : « Atqui olim in quadam lite verberibus cksus sum, utpote qui minus rectè judicarim. Erat autem causa hujusmodi. Puer magnus corpore cui parva esset tunica, alterum parvum puerum qui tunicam haberet magnam exuerat, suaque illum tunica induerat, illius tunica se induto. Ego igitur horum causa audita, judicavi esse melius ambobus, ut aptam uterque haberet tunicam. Itaque hac in re magister me percussit inquiens : si de convenientia essem judex, ita judicare oportere : cum verô judicandum fuerit, utrius sit tunica, hoc ita considerandum esse : quK possessio est justa? utrum habere is débet, qui vi tunicam abstulit, an hic possidere, qui vel fecit, vel émit? quoniam id est, ait, justum, quod legitimum sit : quod verô sit contra legem, id est violentum. » (I, m, 15.) C'est à Mandane que Cyrus fait ce récit, non à Astvage.
P. 185, 1. 6. Agcsilans). Cf. Plutarque, Dicts notables des Lacedainoniens : « Quelque autre demandoit que doivent apprendre les enfans en leur jeunesse? il respondit, ce qu'ils doivent faire quand ils sont devenus grands. » (F" 2 1 2 v".)
P. 185, 1. 20. Si, Aniipater). Id., Dicts notables des Lacedainoniens : « Apres la deflaicte du Roy Agis, Antipater leur demandoit pour ostages cinquante enfans. Eteocles qui lors estoit l'un des Ephores luy respondit, qu'il ne luy bailleroit point denfans, de peur qu'ils ,ne devinssent mal conditionnez, pour n'avoir pas esté nourris en la discipline de leur païs, sans laquelle ils ne seroient pas mesme citoïens, mais qu'il luy bailleroit des femmes ou des vieillards s'il vouloir deux fois autant. » (F° 225 r°.)
P. 185, 1. 23. Quand AgesilausJ.Id., Vie d'Agesilas : « Aiant autour de luy le philosophe Xenophon qu'il aimoit, & duquel il fixi.soit grand compte, il luy suada d'envoyer quérir ses enfons pour les taire nourrir en Lacedemone, là où ib. apprendroient la plus belle science que les hommes scauroient apprendre, c'est à sçavoir, obéir & commander. » (vu, f° 425 v"); ou encore Dicts notables des Lacedamoniens : « Il avoit autour de luy Xenophon le philosophe qu'il aimoit
ESSAIS DE MONTAIGNE
et estimoit beaucoup, il le pria d'envoyer quérir ses enfiins pour les faire nourrir en LaceAvmone, et y apprendre la plus belle discipline du monde, de sçavoir obéir et commander. » (F'' 212 r\)
P. 1S5, 1. 27. Sacrâtes). Cf. Platon, Hippias major, p. 285; éd. de 1546, p. iio.
P. 186, 1. 4. La suite des Roys). M., ibid. : «Stirpem heroum atque omnium, & habitationes, ut urbes quondam exstructa; sint, ac summatim omnem antiquitatis historiam attente audiunt. » (P. iio.)
P. 186, 1. 10. Le plus fort estât). Tous les paradoxes du temps contre la science ne manquent pas de tirer argument de la puissance des Turcs et d'en parler comme fait Montaigne lui-même. Cf. par exemple Gyraldi, Progymnasina adversiis Hteras {Opéra, Bàle 1580, t. II, p. 439). Cette théorie du danger que l'étude des lettres foit courir à la puissance militaire d'un pays est celle que présente le courtisan dans le Pourparkr du Prince d'Estienne Pasquier.
P. 186, 1. 15. Quand les Gots). Exemple qu'on alléguait alors volontiers sans doute dans les paradoxes contre les sciences puisque Coignet, Instruction aux princes pour garder la foy promise, chap. xii, le cite comme tel dans un chapitre où il veut montrer l'utilité des études.
P. i8é, 1. 18. Quand nosire Roy). Je trouve un jugement analogue dans le Corlei^iano : « Non vorrei già que qualche avversario mi adducesse gli effetti contrarii, per rifiutar la mia opinione, allegandomi, gli Italiani col lor saper lettere aver mostrato poco valor neir arme da un tempo in qua il che pur troppo è piu che vero; ma certo ben si poria dir, la colpa d'alcuni pochi aver dato, oltre al grave danno perpetuo biasmo a tutti gli altri.» (I, éd. Cian, paragr. 43.)
Chronologie. - Aucune indication ne permet de fixer avec précision la date de cet essai. Disons
seulement que la présence de six emprunts aux Œuvres morales traduites par Amyot rend tout à fait vraisemblable qu'il n'est pas antérieur à la fin de 1572, au moins en bonne partie. Trois de ces emprunts sans doute sont rejetés à la fin et pourraient avoir été introduits là sous forme d'additions; mais trois autres sont intimement mêlés au développement des idées. J'ajoute que la place importante qu'occupent les souvenirs de Sénèque rend peu probable que Fessai soit des environs de 1578, car nous verrons qu'en 1578 les emprunts à Sénèque sont peu nombreux. On trouve en outre deux citations grecques prises à Stobée, et, d'une façon générale, les emprunts à Stobée semblent être antérieurs à la période de 1578. J'incline à croire, pour ces diverses raisons, que cet essai a été écrit entre 1572 et 1576; mais nous n'avons guère que des présomptions.
Résumé. — Quoi qu'il en soit, il importe de noter que, en 1595, l'opinion de Montaigne semble un peu différente de ce qu'elle était dans le texte de 1580. En 1580 Montaigne, qui s'inspire surtout de Sénèque et de Plutarque, comme Sénèque et Plutarque critique seulement la fausse science; son but est de combattre le pédantisme de son époque comme le titre l'indique, et il exprime hautement son admiration pour les vrais .savants, pour les grands philosophes de l'antiquité. En 1595 il atténue ces éloges, sans doute avec discrétion, parce que son dessein était de ne pas se corriger, d'une manière significative cependant; il emprunte à Platon de nombreux sarcasmes contre les philosophes, qui lui semblent manquer complètement de sens pratique; surtout par les additions qui terminent le chapitre il affirme fortement cette idée que la science n'est profitable qu'à une minorité d'esprits bien nés, que répandue dans les masses elle est funeste pour la morale et pour le courage militaire.