‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 165 sur 449 · I, XLI · texte numérisé non relu

I, XLI

P. 201, 1. I. Xeqiii, ut oiiinia). «Aucune nécessité ne le contraint à défendre des idées qu'on lui aurait impérieusement prescrites. » (Cic, Acad., II, m.)

P. 202, 1. 2. // sondera la portée). Cf. des préceptes analogues ci-dessus, dans l'essai I, xvii.

P. 202, 1. 4. La sottise inesiiie). Cf. le développement de cette pensée au début de l'essai III, viii.

P. 202, 1. 12. Oiix tclliis). «Quelle terre est engourdie par la glace, quelle autre est rendue poudreuse par la chaleur; quel- vent est favorable pour pousser 'es voiles en Italie.» (Properce, IV, m, 39.)

P. 202, 1. 21. Coiiic dict Platon). Dans VHippias major, début.

P. 203, 1. II. Comme ce sien mot). Cf. Plutarque, De la mauvaise honte : « Celuy qui dit anciennement que tous les hahitans de l'Asie scn-oient à un seul homme pour ne scavoir prononcer une seule syllabe qui est, Non. » (vu, f° 79 r".)

P. 203, 1. 21. Alexandridas). Cf. Plutarque, Les dicis notables des Laceda'moniens : « A un autre qui disoit aux Ephores de bons propos, mais plus qu'il n'en fiilloit : Estranger mon amy, dit il, tu dis ce qu'il fault autrement qu'il ne tault. » (F" 214 v".)

P. 204, 1. I. On demandait à Socrates). Cf. Plutarque, De l'exil : «Mais Socrates disoit encore mieulx qu'il ne pensoit estre ny d'Athènes, ny de la Grèce, mais du monde. » (iv, f" 125 r°.) Voir aussi Cic, Tiisc., V, XXXVII, etc. Le mot est répété par beaucoup de vulgarisateurs du xvi" siècle.

P. 204, 1. 14. Et disoit le Saiviart). Rapprocher

Henri Estienne, Apolof[ie pour Hérodote, discours préliminaire : « C'est demander (comme l'autre) si la mer est plus grande que le lac de Xeufchastel, c'est parler avec aussi bon jugement que celuy qui disoit (ainsi qu'on raconte) « se le reé de Franse se fusse bin gouverna, é fusse maistre d'hosta de nostrou seignou. » Pour la pensée aussi tout ce discours préliminaire est à rapprocher de ce passage de Montaigne.

P. 204, 1. 19. Nostre mère nature). Expression qui revient à diverses reprises chez Montaigne : cf. I, xxvii, p. 233, 1. 12; III, VI, etc.

P. 204, 1. 26. Livre de mon escholier). Cf. la même image dans La Primaudaye, Académie française, II, Avant-propos. Elle sera reprise par Rousseau dans Y Emile.

P. 205, 1. 12. Disoit Pythagoras). Cf. Cicéron, Tnscnlancs : « Pythagoram autem respondisse, similem sibi videri vitam hominum, & mercatum eum qui haberetur maximo ludorum apparatu totius Grœciïe celebritate. Nam ut illic alii corporibus exercitatis gloriam & nobilitatem coron:ï peterent, alii emendi aut vendendi quKstu & lucro ducerentur : esset autem quoddam genus eorum, idque vel maxime ingenuum, qui nec plausum nec lucrum quœrerent, sed visendi causa venirent, studioséque perspicerent quid ageretur, & quomodo : Item nos quasi in mercatus quadam celebritate ex urbe aliqua, sic in hanc vitam ex alia vita & natura profectos, alios gloria; servira, alios pecuni;e, raros esse quosdam qui ca;teris omnibus, pro nihilo habitis, rerum naturam studiose intuerentur : hos se appellare sapientia; studiosos, id est enim philo.sophos. » (V, m, t. IV, p. 168.)

P. 205, 1. 21. Ouid fas optare). «Ce qu'il est permis de désirer; à quoi sert l'argent si dur à gagner; dans quelle mesure on doit se dévouer à la patrie et à la fimille; ce que Dieu a voulu que tu fusses; le rôle qu'il t'a assigné dans la .société; ce que nous sommes et le de.ssein dans lequel nous avons reçu l'être. » (Perse, m, 69.) Je n'ai trouvé dans aucune édition du xvi= siècle la leçon « locaverit » que Montaigne avait d'abord adoptée, sans doute par une erreur de mémoire, et qu'il a corrigée en 1595. La même citation se trouve dans saint Augustin, Cité de Dieu, II, VI. Comme Montaigne après 1 588 ne semble

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