‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 174 sur 449 · LIVRE I, CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE XXVIII

■de Tiberiiis; cf. aussi Valère Maxime, IV, vu, i. Mais la source principale de Montaigne est le De amicitia, de Cicéron, chap. xi, où Lélius s'exprime ainsi : «AtC. BlossiusCumanus... quum ad me, qui aderam Lœnati et Rupilio consulibus in consilio, deprecatum venisset, banc, ut sihi ignoscerem, causam afferebat, quod tanti Tib. Graccbum fecisset ut, quidquid ille vellet, sibi faciendum putaret. Tum ego : Etiamne, inquam, si te in Capitolium faces ferre vellet? — Nunquam, inquit, voluisset id quidem. — Sed, si voluisset? — Paruissem. » Il faut noter d'ailleurs •que le commentaire de Montaigne est très diiférent de celui de Cicéron.

P. 247, 1. 4. Est il du tout impossible). C'est l'opinion que Cicéron exprime très nettement dans le De cimicitia, xi et passim.

P. 247, 1. 27. Disait Chilon). C'est en général à Bias que ce mot est attribué : cf. Diogène Laerce, I, Lxxxvii; Aristote, Rhétorique, II, xiii; Cicéron, De amicitia, xvi. Aulu-Gelle cependant le donne à Cbilon (I, m). En cet endroit Aulu-Gelle traite la question de savoir si l'on doit faire le mal pour plaire à un ami, et il critique comme superficiel le morceau de Cicéron où est rapporté l'exemple de Blossius, et dont Montaigne s'était inspiré.

P. 248, 1. 4. O mes amis). Cf. Diogène Laerce, Vie d' Aristote : « O amici, amicus nemo. » (V, xxi,

P. 248, 1. 8. L' amitié que je me porte). Rapprocher Cicéron, De amicitia : « Ipse se quisque diligit, non ut aliquam a se ipse mercedem exigat caritatis suœ, sed quod per se sibi quisque carus est. Quod nisi idem in amicitiam transferatur, verus amicus nunquam reperietur : est enim is quidem tanquam aller idem. » (xxi.)

P. 248, 1. 17. Selon la trespropre définition d' Aristote). Cf. Diogène Laerce, Vie d' Aristote : « Rogatus quid sit amicus, Una, inquit, anima in duobus corporibus habitans. » (V, xx, 303.)

P. 248, 1. 28. Quand le philosofe Diogenes). Cf. Diogène Laerce, Vie de Diogène : Cùm pecuniis egeret, eas se ab amicis repetere, non petere, dicebat. » (VI,

Page 1