‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 180 sur 449 · LIVRE I, CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE XXX

et casu formosus puer prsteriret, duxissetque Sophocles, « O puerum pulchrum, Pericle ! — At enim prsetorem, Sophocle, decet non solum manus sed etiam oculos abstinentes habere. » (I, xl.)

P. 261, 1. I. ^lins Férus). Cf. Spartien, Vents, v : Le fait est rapporté chez certains compilateurs du xvi= siècle, en particulier chez Volaterran (éd. de 1552, p. 689) ; dans Y Horlogedes Princes de Guevara, au début.

P. 261, 1. 5. Nos antiens aulheurs ecclésiastiques). Cf. Eusèbe, Histoire ecclésiastique , IV, et Nicéphore Calliste, Histoire ecclésiastique.

P. 261, 1. II. Entier & pur). Rapprocher l'essai II, XX, Nous ne goustons rien de pur.

P. 261, 1. 14. Fortunœ miseras). «Nous avons employé notre art à augmenter la misère de notre sort. » (Properce, III, vu, 32.)

P. 262, 1. 2. Comme a un Gallio). (Junius Gallio est un sénateur romain qui fut exilé pour avoir déplu à Tibère.) Cf. Tacite, Annales : « Quia incusabatur facile toleraturus exsilium, dilecta Lesbo, insula nobili et amœna, retrahitur in Urbem, custoditurque domibus magistratuum. » (VI, m.)

P. 262, 1. 18. Gratifier au Ciel). Voir le développement de cette idée, t. II, p. 254.

P. 262, 1. 20. Amurat). Cf. Chalcondyle : «Amurat achepta de ses deniers jusques au nombre de six cens, des plus beaux jeunes hommes qui se peurent recouvrer parmy tous les prisonniers Grecs, dont il fit un solennel sacrifice à lame de feu son père; comme si l'effusion du sang de tant de pauvres misérables, luy deust servir de propitiation pour ses péchez. » (VII, iv, 457.)

P. 263, 1. 2. Ces pauvres gens sacrifiahles). Cf Lopez de Gomara, Histoire générale des Indes : « Plusieurs d'iceux allans à la mort joyeusement, vont au lieu de leur sacrifice dansans, & demandant l'aumosne par les rues pour leur sacrifice : & ce qu'ils obtenoient estoit pour des prestres. » (II, vu, f° 180.)

P. 263, 1. 5. Les ambassadeurs du Roy de Mexico). Cf. Lopez de Gomara, Istoria di Don Fernando Cartes... «Olintlec rispose che Moteczuma era signore del mondo, che haveva trenta vassali ciascuno con cento milla huomini di guerra, che sacrificavano vinti milla persone ogn' anno, che era in la piu bella

e fortissima città di tutto il mondo, che la casa e corte sua era grandissima, nohile, e generosa, la sua richezza incredibile, ed il pasto suo eccesivo, e per certo che lui disse il vero in tutto eccetto che si allargo un poco in quel del sacrificio, ancor che in verità era grandissima beccaria di huomini la sua, sacrificandogli in ogni tempio, & alcuni spagnuoli dicono, che era tal anno che sacrificava cinquanta milla. » (F° 66 V.)

P. 263, 1. II. Devray, ils disent). Id., ihid. : «Le ragioni erano perche li gioveni Mexicani, et di Culhua essercitassero le loro persone ivi appresso nella guerra, senza andare lontano à Panuco, et Tecoantepec, che erano frontière molto lontano ed ancora per tenere sempre ivi gente che sacrificare alli lor dei, pigliata in guerra, e cosi per fare festa è sacrificio. » (F° 85 r°.)

P. 263, 1. 14. Ailleurs, en certain bourg). Id., ibid : « Olintlec ricevette Certes molto bene, &: allegio e provedette a tutta la gente copiosamente, perche cosi haveva commandamento di Moteczuma che lo honorasse, seconde che poi lo disse lui medesimo, & commandamento a favore, sacrificio cinquanta huomini per allegrezza, il quale sangue viddero fresco & netto. » (F° 66 r".)

P. 26^, 1. 16. Aucuns de ces peuples). Id., ibid. : « L'altro giorno mandorno subito quelli signori & capitani tre sorti di cose in présente a Cortes, e quelli che le portarono gli dicevano : signore vedete qui cinque schiavi, se sete Dio bravo che mangiate carne & sangue, mangiatevi questi & ve ne portaremo più, se sete Dio buono vedete qua incenso & penne, se sete huomo, pigliate delli uccelli, pane & cerase. » (P 73 v^)

Chroxologie : Nous n'avons aucune Indication un peu précise sur la date de composition de cet essai. L'emprunt fait par Montaigne aux Préceptes de mariage de Plutarque a pu être pris par lui aussi bien dans la traduction de La Boétie que dans celle d'Amyot. Donc nous ne pouvons même pas affirmer que le chapitre est postérieur à la fin de 1 572, date à laquelle Montaigne a pu recevoir les Œuvres morales traduites par Amyot.

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