DE L VSAGE DE SE VESTIR
P. 294, 1. 7. Toiil ce qui est souhs le ciel). «Omnium quœ sub sole sunt fortuna et lex par est. » (Eccksiaste, ix.) Cette sentence figurait sur les travées de la librairie de Montaigne et a été reproduite par lui dans l'essai II, xii; t. Il, p. 168, 1. 5.
P. 294, 1. 13. 0/(1' )wiis soyons seuls). Rapprocher ce que Montaigne dira dans le même sens dans l'essai H, xii, 163.
P. 294, 1. 18. Proptereaque). «Et que pour cette raison, presque tous les êtres sont couverts ou de cuir, ou de poil, ou de coquilles, ou de callosités, ou d'écorce. » (Lusrèce, IV, 93e.)
P. 295, 1. lé. Et en Turquie sur tout). Cf. Guillaume Postel, Hist. des Turcs : «Ils sont appelés dervis, ou saints : et les autres, fols. Les habits et modes de faire sont si diverses qu'il m'est quasi impossible les reciter : les plus fols sont que à jamais vont tous nuds, soit chaud ou froid... » (Ed. de 1575, p. 227; éd. de 1560, I" partie, p. 108.)
P. 295, 1. 17. je ne sçay). On trouve une histoire toute semblable dans Elien, Histoires variées, VII, vi. Mais .Montaigne ne pense pas à Elien. En effet, dans un exemplaire des Essais possédé par Florimont de Raimond, et auquel nous avons déjà ci-dessus emprunté une note manuscrite (p. 259, 1. lé), le docteur Payen a lu l'indication suivante : « Ce fut moi qui fis caste demande à un jeune garçon que je trouvai; la réponse qu'il me fist eust bien meilleure grâce en nostre gascon disant « nou soi tout care. »
P. 295, 1. 26. Le Roy Massinissa). Cf. Cicéron, De seneclute, x. Mais Montaigne a sans doute pris ceci chez Béroald, Cannicntaire de Suétone, qui écrit.
Vie de César, lvii : « Laudat Marc. Cicero Massinissam ab hac firmitudine, quod nonaginta annos natus nullo imbre, nullo frigore adduci poterat, ut capite operto esset. Consimiliter Silius in primo Punicorum, extoUit Annibalis tolerantiam, cum ait :
« Tum venice nudo » Excipere insanos inibres, ccelique ruinam. »
La note de Béroald s'accroche à l'allégation de Suétone que Montaigne va citer un peu plus bas, p. 29e, I. 7.
P. 29e, 1. I. Hérodote dict). «Vous trouverez les testes des Perses si molles & si tendres, que les touchant seulement d'un jecton, vous les fausez de part en autre. Au contraire le tais des Egyptiens est si dur & si ferme qu'à peine est il rompu en le frappant contre un caillou. Ils me dirent la cause de ceste différence,^ laquelle ils me persuadèrent aisément, c'est que dés l'enfance on fait raire la teste aux Eg\'ptiens, qui est une cause que l'os s'endurcit, et qu'ils deviennent moins chauves que tous autres peuples. Mais la raison pourquoy les Perses ont la teste si tendre est parce que depuis leur naissance on les tient en l'ombre la teste couverte de béguins & bonnetz, & tantost après avec tiares & turbans. » (III, XII ; t. I, f" 179 v°.)
P. 29e, 1. 6. Et le roy Agesilaus). Cf. Plutarque, Apophtegmes des Laceda'inoniens : « Il estoit tellement disposé contre le chaud et contre le froid, que par toute saison de l'année il n'avoit jamais qu'une sorte d'habillement. » (F" 210 v".)
P. 29e, 1. 7. Cxsar). Cf. Suétone, Vie de César : « In