LIVRE I, CHAPITRK XXXVI
agmine nonnunquam equo, sœpius pedibus anteibat, capite Jetecto, seu sol, seu Imber esset. » (lviii.) Messie dans les Diverses leçons, I, \\i, rapporte cet exemple pris à la Vie de César et y joint l'exemple d'Annibal et l'allégation de Varron que nous allons retrouver également chez Montaigne.
P. 296, 1. II. Timi vertice nudo). « Sur sa tète nue il recevait les pluies les plus fortes et les torrents du ciel. » (Silius Italiens, I, 250.) Citation prise par Montaigne dans son édition de Suétone, commentaire de Béroald à la Vie de César, LVii. Cf. ci-dessus, p. 295, 1. 26.
P. 296, 1. 13. Un vénitien). Cf. Balbi, Viaggio : « Gli huomini del Pegù vanno discalzi, e le donne nel caminar mostrano le gambe. « (F° 107 r".)
P. 296, 1. lé. Et Platon conseille). Cf. Platon, Lois, xii : « In primis capitis pedumque virtutem alienis tegmentis non corrumpere. » (XII, p. 942; éd. de 1546, p. 896.)
P. 296, 1. 19. Pour leur Roy). Etienne Bathory.
P. 296, 1. 24. Varro tient). Cf. Pline, Histoire naturelle : « Capita aperiri aspectu Magistratuum, non venerationis causa jussere, sed (ut Varro auctor est) valetudinis, quoniam firmiora consuetudine ea fièrent. » (xxvm, 6.)
P. 297, \. 6. Le Capitaine Martin du Bellay). Cf. Mémoires des frères du Bellay : « Les gelées furent si fortes tout le voiage, qu'on departoit le vin de munition à coups de congnée, & se debitoit au poix, puis les soldats le portoient dedans de penniers. » (X, p. 317, v°.)
P. 297, 1. II. Nndaque). «Le vin est solide, il conserve la forme du vase qui le contenait: on ne le boit pas liquide, la distribution en est faite par morceaux. » (Ovide, Trist., III, x, 23.)
P. 297, 1. 13. L'embouchure des Palus Mœotides). Cf. Strabon, VIL
P. 297, 1. 17. Les Romains). Cf. Tite-Live, XXI, liv.
P. 297, 1. 24. La retraite des Grecs). Cf. Xénophon, Anahasc : « Nix vero nihilo duobus passibus minus alta erat : quare & jumentorum & captivorum magnus numerus periit... Quibus certe in locis ignés fecissent, in iis soluta nive scrobes aperiebantur deorsum usque ad imum solum, ex quibus facile erat nivis altitudinem metiri. Postero die per nives perpétuas iter fecerunt... Reliqui in ipsa via pernoctarunt, et hi quidem sine cibo et igné : multi itaque frigore ac famé confecti sunt... Relicti de nostris multi sunt, qui oculos ex perpetuo nivium aspectu amiserunt. Multi item quibus gelu pedum digiti obstupuerant. » (IV, v; éd. de 1545, p. 225.)
P. 29S, 1. 6. Alexandre). Cf. Diodore de Sicile : « L'hyver ilz couvrent de terre leurs vignes & autres arbres portant fruict, puis quand vient la saison du printemps, ik les descouvrent. » (XVII, xmii, f° 289 v°.) On trouve le même fait chez Quinte- Curce, VII, m, mais certainement Montaigne l'a pris chez Diodore de Sicile.
P. 298, 1. 8. Le Roy de la Mexique). Cf. Lopez de Gomara, Histoire générale des Indes : « Aussi ordinairement changeoit-il quatre fois le jour de vestemens & ne revestoit jamais celui qu'il avait laissé. Tels habillemens toutefois se mettoient en réserve pour donner en récompense... Les plats, les escuelles, les tasses, coupes, boccals et pots, & tout ce qui despendoit du service... chaque pièce ne servoit qu'une fois à un disner. » (II, xxxiii, f" 91 v° et 92 v°.)
Chronologie : Un emprunt à Martin du Bellay, qui est nommé par Montaigne, indique que l'essai doit être de la première période (environ 1572). Il a dû être écrit en hiver, « en cette saison frileuse », dit Montaigne, mais rien ne permet de décider, semble-t-il, s'il s'agit de l'hiver 1571-1572 ou de l'hiver 1 572-1 573.