‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 189 sur 449 · DV IE\-SE CATOX · texte numérisé non relu

DV IE\-SE CATOX

P. 300, I. |. Ma Joil'lessf). Pour Tidée comparer Sénèque, Epitres : « Xon putant fieri quidquid facere non possunt, ex iniîrmitate sua de virtute ferunt sententiam. »

P. 300, 1. 5. Sunt qui nihiJ). « Il y a des gens qui ne louent que ce qu'ils croient pouvoir imiter. » (Cf. Gcéron, Titscitlanes, II, i, où le temps des verbes diffère seul : « Reperiebantur nonnulli, qui nihil laudarent nisi quod se imitari posse confiderent. »)

P. 300, 1. 16. Virtntem verba putant). «Ils croient que la vertu n'est qu'un mot, et que le bois sacré n'est que du bois. » (Horace, Epitres, I, vi, 31.)

P. 300, 1. 18. Oitam vereri deherent). « Qu'ils devraient honorer quand même ils seraient incapables de la comprendre. » (Cicéron, Titsc, V, 11; t. W, p. 167.) Le te.xte de Cicéron est : « Qiiam vere deberet, etiamsi minus percipere potuisset. » Cicéron applique cette phrase à la philosophie, Montaigne à la vertu.

P. 301, 1. 10. En ccte i^iamic bataille de Polidee). Il s'agit de Platée, non de Potidée comme Montaigne a écrit par erreur. Cf. Hérodote : « Se tenant propos qui d'entre eux estoit le plus vaillant, les Spartiates dirent qu'Aristodeme avoit laissé son reng & exécuté grandes prouesses : mais il vouloit ainsi mourir en la présence des gens de bien, à cause d'une note qu'il avoit encouriie. Et quant à Posidone, qu'il n'avoit nul désir de mort, neantmoins il s'estoit monstre preudhommc. » (JX, Lxx; t. Il, f" 217 r'.)

P. 302, 1. 17. Pliitarqttc dict). Dans le traité de la Malignité d'Hérodote : « Ceux qui disent que Caton d'Utique se tua soy-mesme craignant que César ne

le feist mourir honteusement, ceulx sont envieux et malings en toute extrémité. » (F° 650 r°.)

P. 302, 1. 20. Ceux qui Vont attribuée à l'ambition). Je ne sais si Montaigne pense ici à saint Augustin, mais saint Augustin a porté sur le suicide de Caton un jugement analogue dans la Cité de Dieu, I, xxiii, et XIX, IV.

P. 303, 1. 18. Come l'aimant). Cf. Platon : «Ut bene de Homero loquaris ars tibi non prsstat, ut modo dicebam, sed divina vis est qua; te movet, sicut in lapide quem Magnetem Euripides nominavit, nonnulli Heraclium vocant. Qui lapis non solum ferreos annules trahit, sed vim eiiam annulis ipsis infundit, qua hoc idem efiîcere possint, ac perinde ut lapis, alios annulos trahere. Unde longa plerumque concatenatio ferri, & annulorum invicem pendet, 6«: omnibus his ex illo lapide vis attrahitur. Ita ipsa .Musa poetas divino instinctu concitat, poetœ conciti alios furore corripiunt. Quare ex his omnibus séries ipsa contexitur. » (Jon, p. 533; éd. de 1546, p. 170.)

P. ^04, 1. 5. Sit Cato). «Que Caton soit de son vivant plus grand même que César. » (Maniai, VI, XXXII.) Il faut noter que cette citation de Martial n'est que le premier de deux vers qui sont tout à l'honneur d'Othon, vu que le second place Otlion au-dessus de Caton.

P. 304, 1. 7. El iinictnm). «Et Caton invaincu ayant vaincu la mort. » (Manilius, IV, Lxxxvii.)

P. 304, 1. 10. Victrix causa). «Les dieux choisirent la cause des vainqueurs, mais Caton celle des vaincus.» (Lucain, I, cxxviii.)

P. ^o|, 1. 12. Et euncta). «L'univers tout entier

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