‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 191 sur 449 · IIS · texte numérisé non relu

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p. 307, 1. 20. Ncron). Cf. Tacite, Annales : « Nero... prosequitur abeuntem, arctius oculis et pectori hiïrens, sive explenda simulatione, seu peritura matris supremus adspectus quamvis feruoi animum retinebat. » (XIV, IV.) On voit que Tacite doute de la sincérité des sentiments de Néron.

P. 307, i. 23. On dict que la lumière). Cf. Sebonde, Théologie naturelle, trad. Montaigne : «Dieu... bâtit et engendre continuellement ce monde, tout ainsi que le .soleil ses rayons il fait et refait si dru, qu'il en continue la lumière. »

P. 307, 1. 26. Largiis enini). « Car le soleil, source féconde de lumière, inonde le ciel d'une clarté sans cesse renaissante, et projette continuellement rayon sur rayon. » (Lucrèce, V, 282.)

P. 308, 1. 3. Artabanus). Cf. Hérodote : «Quant il (Xerxès) regarda que tout l'Hellesponte estoit couvert de vaisseaux, & que tous les rivages, ensemble les champs des Abydenois estoyent remplis d'honmies, adonq' il se reputa heureux, toutesfois il changea soudain & se print à larmover. Ce vovant Artabanus son oncle... luy dit ainsi : « Comment, Sire, en peu » de temps vous faictes deux choses qui sont tort » eslongnees l'une de l'autre : car après que vous » estes estimé heureux, maintenant vous pleurez. » Xerxes luy respondit : « Considérant que la vie des » hommes est si courte, j'ay pris pitié de ce grand » nombre d'hommes, dont nul sera vivant d'ici à

» cent ans. » (VII, xlv, xlvi, t. II, f" 69 V.) Cf. aussi Valère Maxime, IX, xiii, ext. i.

P. 308, 1. 20. Nil adeo). « Rien n'est si prompt que la pensée et que l'action de l'esprit. L'âme est donc plus mobile que tout ce qui tombe sous nos regards.» (Lucrèce, III, 183.)

P. 308, !. 25. Quand Timoleon). Cf. Plutarque, Vie de Timoleon : « Timoleon se retira un peu à l'escart, et se couvrant le visage se prit à plorer, et ce pendant les deux autres desguainnans leurs espees occirent Timophanes en la place. » (F" 179 r".)

Chronologie : Aucune allusion ne permet de dater d'une façon certaine. Il est assez vraisemblable cependant que cet essai est de la première période (environ 1572). En effet : 1° la place qu'il occupe invite à le croire; 2" il est inspiré manifestement par trois exemples empruntés aux Fies de Plutarque (Fies de Pyrrhus, de Pompée et de Timoleon). Ceci invite à penser qu'il fait partie d'un groupe d'essais (I, xli, I, XLiv, I, XLV, I, xLVii) qui sont tous inspirés directement des Fies de Plutarque et qui présentent de notables analogies dans la méthode de composition. Or ce groupe d'essais doit appartenir à la première période : 1° parce qu'il est encadré d'essais qui appartiennent à cette première période; 2° parce que les essais I, XLi, et I, xlvii, qui en font partie sont certainement de l'année 1572 ou lui sont de peu postérieurs.

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