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LIVRE I, CHAPITRr, \XXIX

pinguique secessu studiis adseris? Effingc aliquid et excude quod sit perpétue tuum. » (I, i, ép. 3.) Elle est adressée non à Cornélius Rufus, mais à Caninius Rufus.

P. 318, 1. 17. Cicero qui dict). Dans VOrator, 43, et ailleurs.

P. 318, 1. 20. Usqiie adeone). «Quoi donc! ton savoir n'est-il rien si l'on ne sait pas que tu as du savoir?» (Perse, I, xxiu.)

P. 319, 1. 14. De fièvre en chaud mal). Expression très fréquente au xvi= siècle. Cf. entre autres : Tahureau, Dialogues : « Ce seroit encore faire pis que devant, et comme l'on dit au vieil proverbe, voulant éviter Carybde, s'engouffrer en Scylla, ou bien autrement tomber de fièvre en chaut mal» (Éd. de 1562, p. 79); Gentillet, Discours sur les moyens de bien gouverner : « Ils croyoient que ... ils estoient tombés de fièvre en mal chaud» (Ed. de 1579, p. 116); La Primaudaye, Académie françoise, I, m ; Goulard, Histoire du Portugal, XVIII, viii; Denis Sauvage, trad. de la Circé de Gelli (Ed. de 1550, p. 79); Lanoue, Discours politiques, VIII (Éd. de 1587, p. 172); etc.

P. 319, 1. 14. Cette occupai ion). Voir cette même idée qui est chère à Montaigne dans l'essai I, xxvi, 24 2.

P. 319, 1. 21. Car la pi uspart des plaisirs, disent ils). Cf. Sénèque, Epitres : «Latronum more quos Philistas iEgyptii vocant. In hoc nos amplectuntur (voluptates), ut strangulent. » (Ép. 51, p. 135.) Comme on le voit, Montaigne trouve dans son édition le texte Philistas, fautif, pour Philetas.

P. 320, 1. II. Unusquisque). «Que chacun choisisse la route qui lui convient. » (Properce, II, xxv, 38.) Montaigne a traduit ce vers avant de le citer.

P. 320, 1. 23. Tacitum sylvas). «Me promenant silencieusement dans les bois, et m'occupant des questions qui sont dignes d'intéresser un sage et un honnête homme. » (Horace, Epitres, I, iv, 4.)

P. 321, 1. 7. Carpaiiius). «Cueillons les plaisirs de l'existence, nous n'avons à nous que le temps de nostre vie : tu ne seras que cendre, ombre, un jour. » (Perse, V, 151.)

P. 321, 1. 15. Tun', veiule). «Vieux radoteur, ne travailles-tu donc que pour amuser l'oisiveté du peuple? » (Perse, I, xix.)

P. 321, 1. 22. Vous avei (disent-ils). Cette lettre est composée en bonne partie de phrases empruntées à diverses épîtres de Sénèque, spécialement aux epitres 7, 19, 21, 22, 25, 68. Le début est inspiré d'un mot de 1 epitre 19 : « In freto viximus, moriamur in portu. »

P. 321, 1. 24. // est impossible). Id., ép. 22 : «Facile est... occupationes evadere, si occupationum pretia contempseris. Illa sunt qua; nos morantur et detinent. »

P. 321, 1. 26. Ilest dangier). Id., ép. 19 : «Sequetur quocumque fugeris multum pristinœ lucis. »

P. 322, 1. I. Quant à vostre science). Id., ép. 7 : « Cui ergo, inquis, ista didici? Non est quod tinieas ne operam perdideris, tibi didicisti. » (P. 88.)

P. 322, 1. 3. Souvienne vous). Id., ibid. : « Bene et ille quisquis fuit, (ambigitur enim de autore) cum qua;reretur ab illo, quô tanta diligentia artis spectaret ad paucissimos pen-entura;, satis sunt, inquit, mihi pauci, satis est unus, satis est nullus. » (P. 88.)

P. 322, 1. 6. Vous et un compagnon). Id., ibid. : « Satis magnum alter alteri theatrum sumus. »

P. 322, 1. 8. Que le peuple). Id., ibid. : «Unus mihi pro populo est, 6c populus pro uno. « (Sénèque prête ce mot à Démocrite.)

P. 322, 1. 9. C'est nue lascbe ambition). Id., ép. 68 : « Gloriari ocio, iners ambitio est. Animalia quœdam, ne inveniri possint, vestigia sua circa cubile ipsum confundunt. Idem tibi faciendum est. »

P. 322, 1. II. Ce n'est plus). Id., ibid. : «Cum secesseris, non est agendum hoc, ut de te homines loquantur, sed ut ipse tecum loquaris. » (P. 158.)

P. 322, 1. 14. Ce seroit folie). Id., ép. 25 : « Prodest sine dubio, custodem sibi imposuisse, & habere quem respicias, quem interesse cogitationibus tuis judices. Omnia nobis mala solitudo persuadet. Cum jam profeceris tantum, ut sit tibi etiam tui reverentia, licebit dimittas pœdagogum. Intérim te aliquorum autoritate custodi. Aut Cato ille sit, aut Scipio, aut Lœlius, aut cujus interventu perditi quoque homines vitia supprimèrent dum te efficis eum cum quo peccare non audeas. » (P. m.)

P. 322, 1. 18. Observentur species). «Remplissezvous l'esprit d'images vertueuses. » (Cicéron, Tusc,

ESSAIS DE .MONTAIGNE

II, XXII.) L'édition de Paris 1538 écrit « obverscntur» au lieu de « obser^-entur».

Chronologie : Aucune date certaine. Notons cependant, 1° qu'une partie de l'essai est composée de sentences ajustées à la manière d'une mosaïque et spécialement de sentences empruntées à Sénèque; c'est là une méthode de composition qui caractérise

les essais I, xiv, et I, xx, tous deux datés de 1572, et qu'on ne retrouve plus dans les essais datés de 1578; 2° que la place occupée par cet essai invite à le croire des environs de 1572. En conséquence, il v a grandes probabilités pour qu'en partie au moins il ait été écrit dans la première période. Rien ne prouve d'ailleurs qu'il n'ait pas subi dans la suite de notables additions.

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