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Chapitre XL

CONSIDKRATIOX SVU CICKROX.

P. 323, 1. I. Ces couples). Cicéron tt Pline d'une part, et d'autre part Epicure et Sénèque, personnages dont il a été longuement question dans l'essai précédent.

P. 323, 1. 5. Les historiens de leur temps). Cf. la lettre de Cicéron à Luxeius, \ , xii, et celle de Pline le Jeune à Tacite, VII, xxxiii. Notons que Pline le Jeune demande à Tacite de respecter la vérité, que Cicéron prie Luxeius de la fausser à son avantage.

P. 323, 1. 18. Si les gestes de Xeiiophon et lie Crsar). Montaigne fera un emploi analogue de l'autorité de ces deux personnages dans l'essai II, xviii.

P. 324, 1. 6. Que cet ouvrage). Dans son édition de Térence (Bâle 1438), Montaigne trouve une « Terentii vita... ex .-Elio Donato» où il est parlé assez longuement de cette question. « Non obscura tama est adjutum Terentium in scriptis a LkHo & Scipione, quibuscum familiariter vixit. Eamdem ipse auxit : nunquam enim nisi leviter se ^utari conatur, ut in prologo Adelphorum. » Suit la citation des Adeip])es à laquelle Montaigne fait allusion dans la phrase suivante : « Q. Memmius in oratione pro se ait : P. Africanus, qui aTerentio personam niutuatus, quiv; domi luserat ipse, nomine illius in scenam detulit. Nepos autore certo comperisse se ait, C. L;vlium quondam in Puteolano Cal. Martiis admonituni ab uxore, temporius ut discumberet, petiisse ab ea ne interpcUaretur : serius tandem ingressum triclinium dixisse, non sa.'pe in scribendo magis successisse sibi : deinde rogatum ut scripta illa proferret, pronunliasse versus qui sunt in Heautontimorumeno. » \'oir essai III, xiii.

P. 324, 1. 8. Terence l'advùue). Dans la préfiice des Adelpiies il ne l'avoue pas à proprement parler, mais il ne s'en défend que faiblement.

P. 324, 1. 13. Comme qui loueroil un Rov). Cette idée est souvent chez Plutarque, en particulier dans la rie de Pcriclès. Je la retrouve chez Gentillet, dans les Discours sur les moyens de bien gonveruer. Il l'exprime à l'occasion des éloges que les poètes contemporains décernaient à Charles IX pour avoir été habile menuisier. Avec quelques exemples sur ce sujet. Gentillet cite les vers de Virgile que nous trouvons ici chez Montaigne. I, n (éd. latine de 1577, p. 77). Je crois que c'est simple coïncidence. D'ailleurs Montaigne n'insérera la citation de Virgile qu'après 1580, et il adoptera une leçon légèrement différente de celle que nous trouvons chez Gentillet.

P. 324, 1. 18. A Cvrus). Cf. l'essai précédent, p. 318, 1. 6.

P. ^24, 1. 25. Les compûignons de Demoslljeues). Cf. Plutarque, Vie de Démostijène : « Philippus monstra bien plus de privaultez à .î-schines & à Philocrates qu'à luy : à l'occasion de quoy, comme eulx le haultlouassent, disans que c'estoit un prince qui parloit très bien, qui estoit fort beau de visage, & qui vravement beuvoit fort bien, 6c estoit plaisant en compagnie, il ne se peust tenir de s'en mocquer, & de le destourner en la pire part, disant que toutes ces qualitez là n'estoient point louanges dignes ni propres a un roy, pource que la première estoit plus tost qualité d'advocat, la seconde d'une femme, & la troisième d'une éponge. » (iv, f" 587 v".)

P. 325, 1. 3. Lnperet Ivllanle). " Qu'il connnande.

ESSAIS DK MONTAIGNE.

vainqueur au combat, clément à l'adversaire terrassé. » (Horace, Carmen sœcularc, 51.)

P. 325, 1. 6. Orabunt causas alij). « D'autres s'occuperont de plaider, d'autres à l'aide du compas décriront les mouvements du ciel et prédiront le cours des astres brillants; pour lui, qu'il sache commander les peuples. » (Virgile, Enéide, VI, 849.) Montaigne modifie le texte de ^'irgile que voici tel qu'on le lit dans son édition (F" 97 r") :

« Orabunt caussas melius, cœlique meatus

» Describent radio et surgentia svdera dict'iu :

rt Tu regere imperio populos. Romane, mémento. »

P. 325, 1. 9. Phiiarqiie dict). Cf. Plutarque, dans b Vie de Pcriclès : « Philippus Roy de Macédoine dit une fois à son filz Alexandre le Grand, qui avoit chanté en un festin fort plaisamment, & en homme qui entendoit bien l'art de Musique, N'as tu point de honte de chanter si bien? Pource qu'il suffit bien qu'un Roy emploie quelquefois son loisir à ouir chanter les chantres, & fait beaucoup d'honneur aux Muses. de vouloir estre quelquefois auditeur des ouvriers de tel art quand ilz font à l'envy les uns des autres à qui chantera le mieux. Mais qui actuellement exerce quelque art basse & ville, il produit en tesmoignage contre soymcsme le labeur qu'il a emploie en choses inutiles, pour prouver qu'il a esté paresseux à apprendre les honnestes & utiles. » (i, f° 104 r".)

P. 325, 1. 15. .^ ce mesmc Philippus). Cf. Plutarque, Propos de table, II, i\'. Comment on pourra discerner le flatteur d'avec l'amy, xxv, et surtout Les dicls notables des grands Capitaines, où on lit la version que voici : « Un musicien joueur d'instruments avoit sonné devant luy durant son soupper, Philippus le voulut reprendre de quelque passage et commencea à entrer en dispute coiure luy de la Musique des instruments, «Ja Dieu ne plaise, Sire, luy dit adonc le .Musicien, qu'il t'adviene jamais tant de mal, que tu entendes ces choses là mieulx que moy. » (F" 192 v".)

P. 325, 1. 19. Comme Ipbicrates). Cf. Pkitarque, Ixs dicts notables des anciens Roys, Princes et grands Capitaines : « Un orateur harenguant devant le peuple en pleine assemblée de \ille demanda a Iphicratcs, qu'es tu, à fin que Ion sçache dequoy tu te glorifies tant : Fs

tu homme d'armes, ou archer, ou homme de pied 6»; picquier? Je ne suis, respondit-il, rien de tout cela, mais je suis celuy qui sçait commander à tous ceulx-là. » (F" 197 r°.) Cf. aussi le traité De la fortune, f" 107 v'\

P. 325, 1. 24. Et Anlistheim). Cf. Plutarque, Vie de Pcriclès : « Pourtant respondit tresbien Antisthenes à un qui lui disoit que Ismenias estoit excellent joueur de flustes, C'est-mon, dit-il, mais au demeurant homme qui ne vault rien : car autrement il ne seroit point si excellent joueur de flustes. >> (Préambule, f^' 104 r".)

P. 326, 1. 13. Non est ornanientnni). «Ce n'est pas une parure d'homme que l'arrangement svmétrique. » (Sénèque, ép. 95.)

P. 326, 1. 20. Ils promettent aussi). Cf, Sénèque, Epîlres : « Cum Idomeneo scriberet (Epicurus), et ullum a vita speciosa ad fîdelem stabilemque gloriam revocaret, rigidas tune potentia; ministrum, et magna tractantem, si gloria, inquit, tangeris, notiorem te epistola; mex facient, quam omnia ista qux' colis et propter quœ coleris... Quod Epicurus amico suo potuit promittere, hoc tibi promitto, Lucili. Habeo apud posteros gratiam, possum mecum duratura nomina educere. » (Ep. 21, pp. 105 et 106.)

P. 327, 1. 6. A une juste cadence). Il ne faut pas oublier que dans l'essai II, x, Montaigne a parlé tout autrement et avec beaucoup plus de justice des Épîlrcs familières de Cicéron.

P. 327, 1. 9.Fv de l'éloquence). Cf. Sénèque, Epitres : t( Nocet illis eloquentia, si non rerum cupiditatem facit sed sui. « (Ép. 52.)

P. 327, 1. 13. // avoit à orer). Cf. Plutarque, Les dicls notables des anciens Roys, Princes & grands Capitaines : « Il estimoit tant l'honneur de bien dire, & y prenoit si grand'peine, avec si grande ardeur d'afîection, que aiant .\ plaider une cause devant les cent juges seulement, estant escheut le jour de l'assignation, l'un de ses serfs, Eros, luy vint apporter la nouvelle que la cause estoit remise au lendemain : il en fut si aise, qu'il lu\' en donna Hberté pour ceste bomie nouvelle. « (F" 208 r".)

P. 3 28, 1. 4. De ces longues offres). Rapprocher de ces plaintes celles d'un contemporain, Estienne

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