Chapitre XLT
DE NK CO.MMVXiaVEIv SA GLOIRE.
P. 330, 1. 6. La fauta). «La renommée qui enchante par sa douce voix les superbes mortels et qui paraît si belle, n'est qu'un écho, un songe, que dis-je! l'ombre d'un songe qui, au moindre souffle, se dissipe et s'évanouit. » (Torquato Tasse, Jcriisalcin dclivrà, chant xiv, stance 63.)
P. 330, 1. 10. Que les philosophes). Rapprocher ce mot de Tacite auquel Montaigne n'a probablement pas songé : « Etiam .sapientibus cupido glori;v; novissima exuitur. » {Hist., l\, vi.) Cette idée est en effet fréquemment reprise par les moralistes, notamment par Cicéron.
P. 330, 1. 13. Quia etiam). « Parce qu'elle ne cesse de tenter ceux mêmes qui ont fait des progrès dans le chemin de la vertu. » (Saint Augustin, Cite de Dieu, V, XIV.)
P. 331, 1. I. Connue dit Cicero). « Ipsi illi philosophi, etiam illis libellis quo de contemnenda gloria scribunt, nomen suum inscribunt : in eo ipso in quo prasdicationem nobilitatemque despiciunt, pn-edicari de se ac nominari volunt. » {Pro Archia, xi.) Cicéron a repris cette idée dans les Tiisculanes, I, xv. Cf. aussi j. Tahureau, Oraison au roi de la i^raiideur de sou règne (éd. de 1555, f" 7 r").
P. 331, 1. 7. Catulus Luetatiiis). Cf. Plutarque, Vie de Marins : « Il commanda luy mesme à celuy qui portoit l'enseigne qu'il marchast, & s'en courut devers les premiers qui s'en alloient, se mettant a marcher devant, à ffn que la honte de ceste retraite tumbast toute sur luy, non pas sur son pais, ii: qu'il semblast que les Romains .suivissent leur capitaine, & qu'ilz ne fouissent pas. » (viii, f'' 273 v".)
P. 331,1. 12. Quand l'Empereur CJjarles cinquiesnie).
Cf. les Mémoires des frères du Bellay : « Antoine de Levé... le supplioit de se laisser persuader... Aucuns toutesfois estoient d'opinion, que secrètement ledit de Levé estoit d'advis que l'Empereur passast deçà, mais du vouloir et sceu dudit seigneur il monstroit devant le monde et publiquement le contraire, afin que venant l'Empereur au-dessus de son entreprise (ainsi qu'il en avoit bonne espérance, voire s'en tenoit pour asseuré) toute la gloire et honneur en fust attribué audit seigneur Empereur, et dit par le monde que son cueur avoit esté si grand, sa prévoyance et conduitte si bonne, que contre l'opinion de tous il eust osé entrer, et eust eu la prudence de conduire à heureuse fin une entreprise désespérée. » (VI, 194.) Brantôme assure positivement tout le contraire. « Antoine de Levé, dit-il, se persuada si bien et beau ce voyage de Provence, et à l'Empereur, &: s'y opiniastra si fort, que l'Empereur le creut contre l'advis d'aucuns de ses grandz Capitaines, — disant tousjours qu'il esperoit le mener à Paris, ne demandant que d'estre enterré à Sainct Denys pour toute recompanse. » {Fies des Hommes illustres étrangers, à l'article Antoine de Lève, I, p. 17e; voir aussi 110-228, et ^'II, lxi.) De Thou dit de même : «... Antoine de Lève qui avait été le principal auteur de cette entrepri.se, et qui avait garanti à son maitre une victoire certaine s'il attaquait les Français dans leur pays. » (I, 379.)
P. 331, 1. 19. Les Ambassadeurs Thraciens). Cf. Plutarque, Dicts notables des LaceJa-moniens : « Et après qu'il (Brasida.s) fut mort en délivrant de servitude les Grecs habitans au pais de Thrace, les ambassadeurs qui furent envoyez de la part du pais, pour rendre grâces aux Laccdxnuonicns, allèrent visiter sa